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CHIEN 51 : avez-vous remarqué un des Daft Punk dans le film ?

Après des décennies de célébrité casquée, Thomas Bangalter, l’ancien membre du duo Daft Punk apparaît enfin à visage découvert au cinéma. Dans CHIEN 51 du réalisateur Cédric Jimenez, il endosse un rôle central — et ça en dit long sur son désir de troquer l’anonymat électronique contre les projecteurs du 7ᵉ art.

CHIEN 51 : quel rôle joue Thomas Bangalter des Daft Punk ?

C’est une sorte d'« événement pop-culture » que de voir Thomas Bangalter sans casque à l’écran : depuis près de trente ans, l’artiste — moitié du duo Daft Punk — a fait de cette icône du masque un marqueur visuel et culturel. 

Dans CHIEN 51, l’histoire se déroule dans un Paris futuriste sur-surveillé, où une intelligence artificielle a pris le contrôle et deux policiers (interprétés par Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos) doivent enquêter sur un meurtre ayant des ramifications technologiques.

Thomas Bangalter y joue Kessel, le créateur de cette IA, dont la disparition déclenche le récit : autrement dit, il donne visage et corps à la figure-clef du film. Le voir ainsi « dé-casqué » n’est donc pas anodin : c’est la première fois qu’il tient un rôle à part entière devant la caméra. "Je connais Thomas depuis longtemps" explique le réalisateur Cédric Jimenez à AlloCiné, "et quand j'ai appelé Thomas et que je lui ai dit "J'ai quelque chose à te proposer sur mon film, mais ce n'est pas la musique. Je voudrais que tu joues dedans ", il a été un peu étonné". Nous aussi !

Pourquoi Cédric Jimenez a-t-il fait appel à Thomas Bangalter ?

Le réalisateur explique qu’il voulait quelqu’un qui symbolise quelque chose.  Et qui mieux que cet ancien rouage de la French Touch, passé maître dans l’art du mystère électronique, pour incarner un inventeur d’IA ? Le choix est double : il joue sur l’icône, mais aussi sur l’aspiration de Bangalter à se réinventer via le cinéma.

Car si l’on croit qu’il débute ici son chemin d’acteur, rappelons qu’il avait déjà une toute petite apparition dans RÉALITÉ de Quentin Dupieux (2014) aux côtés d’Alain Chabat. Cette fois, cependant, il ne s’agit plus d’un simple caméo mais d’un vrai rôle – et sans casque qui clignote. Le message : Bangalter sort de l’ombre, sans renier son passé, mais prêt pour un nouveau chapitre… et nous on est curieux de voir ce qu'il a d'humain, après tout. Un double clin d'oeil quand on sait que tout a débuté voilà presque 30 ans avec le clip de Da Funk où le principal héros était un homme à tête de... chien.