EN FANFARE sur CANAL+ : où a été tourné le film d’Emmanuel Courcol ?
Après avoir connu un beau succès public dans les salles en novembre 2024, le film EN FANFARE débarque sur CANAL+ ce 26 septembre. L'occasion de plonger en compagnie de Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin dans un film qui parle aussi bien de liens du sang que de transmission culturelle. Découvrez les coulisses d'un tournage authentique.
EN FANFARE : les lieux de tournage du film
Sorti en salles le 27 novembre 2024, EN FANFARE a rapidement conquis le public. Porté par Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, le film d’Emmanuel Courcol raconte la rencontre improbable entre Thibaut, chef d’orchestre parisien souffrant d’une leucémie, et Jimmy, tromboniste d’une harmonie municipale du Nord de la France. La recherche d’un donneur compatible amène Thibaut à découvrir qu’il a été adopté et qu’il a un frère biologique, modeste employé de cantine, passionné de fanfare.
À sa sortie au cinéma, EN FANFARE jouit d’un excellent bouche-à-oreille, qui parvient à le hisser très haut au box-office : il cumule 2 millions et demi d’entrées. Et ce succès s’explique en partie par l’authenticité de son tournage.
Emmanuel Courcol tenait à ancrer l’action dans le Bassin minier des Hauts‑de‑France. En quête d’une fanfare typique, il découvre un vieux reportage sur l’Harmonie des Mineurs de Lallaing. Séduit par leur énergie, il leur propose de participer au film.
La présidente de la fanfare, Micheline Pottier, se souvient : « Le réalisateur nous a contactés après avoir visionné ce reportage. Lorsqu’il est venu à notre rencontre, il nous a proposé de participer au film… après réflexion, nous nous sommes dit : “Pourquoi pas !” ». Ce choix s’est avéré déterminant : les musiciens ont enregistré la bande originale et joué devant la caméra, pour un résultat 100% sincère, qui a touché les spectateurs.

Des habitants au coeur du film
Le tournage de EN FANFARE s’est déroulé sur deux semaines au cœur de Lallaing et de ses environs. Pour les habitants, l’expérience fut inoubliable : « Beaucoup de personnes de la commune ont eu une petite place dans le film. L’ambiance était très amicale, même avec les acteurs »se souviennent des habitants des Hauts-de-France. Ce travail collectif a même permis à l’Harmonie de Lallaing de retrouver des musiciens qui s’étaient éloignés, et de transformer l’aventure cinématographique en projet fédérateur. La région Hauts‑de‑France a d’ailleurs soutenu financièrement le film.
Au‑delà de cette dimension humaine, Emmanuel Courcol a travaillé étroitement avec son directeur de la photographie Maxence Lemonnier pour rendre hommage au Nord. Le cinéaste explique qu’il a raisonné « en termes de couleurs » : il souhaitait des alternances de tonalités chaudes et froides et surtout capturer « cette lumière si singulière du Nord, ses ciels laiteux, ses murs de briques ».
L’authenticité est également renforcée par l’absence de musique additionnelle : la bande‑son se compose exclusivement de morceaux joués par les personnages et de pièces de fanfare, ce qui permet d’ancrer la musique au cœur de l’intrigue.
Pierre Lottin et Benjamin Lavernhe ont-il appris la musique pour le film ?
Pour incarner crédiblement Thibaut et Jimmy dans EN FANFARE, les comédiens ont dû se frotter aux réalités du monde de la musique. Issu de la Comédie-Française, Benjamin Lavernhe possède déjà quelques bases musicales : il joue de la batterie et de la guitare. Pour se glisser dans la peau d’un chef d’orchestre, il a été coaché par le chef Antoine Dutaillis.
Benjamin Lavernhe raconte qu’il a longuement observé des chefs d’orchestre, étudié les partitions et travaillé ses gestes, car il devait « avoir l’air crédible » devant des musiciens professionnels. Sous la direction d’Emmanuel Courcol, il a même dirigé lui‑même la fanfare pour certaines scènes : selon le réalisateur, les musiciens ont reconnu qu’il était « meilleur que certains » professionnels…
Quant à son partenaire Pierre Lottin, révélé par LES TUCHE, il a découvert le trombone. Pianiste amateur de longue date, il a appris l’instrument durant trois mois pour le rôle et se souvient avoir alterné entre prises en playback et séquences jouées en direct. Emmanuel Courcol explique qu’il tenait à ce que ses acteurs soient capables de jouer pour s’intégrer aux harmonies amateurs et créer une vraie synergie : la fanfare de Lallaing a ainsi pu enregistrer et jouer avec eux, ce qui a contribué à l’authenticité de l’ensemble.
