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Il y a 12 ans, Brad Pitt a vécu un calvaire sur le tournage de ce film

On peut dire que depuis le début de sa carrière, Brad Pitt en a connu des vertes et des pas mûres sur les plateaux de tournage. Mais rarement un film lui aura autant coûté que le FURY de David Ayer en 2014.

FURY à la recherche de l'authenticité

Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'équipage d'un tank Sherman américain, dirigé par le sergent Wardaddy, doit accomplir une mission loin derrière les lignes ennemies. Isolés face à une armée adverse supérieure en nombre et en puissance de feu, ils savent qu'ils vont vivre l'enfer.

L'enfer, c'est un peu l'atmosphère qui a habité la production de FURY, scénarisé et réalisé par David Ayer en 2014. Car le cinéaste voulait dépeindre un portrait de la guerre sale, là où le moral des troupes était au plus bas après des années de combats. Et pour atteindre ce but, il n'a pas hésité à pousser son casting à bout.

Pour comprendre ce que pouvait vivre l'équipage d'un tank en cette période, la distribution principale composée de Brad Pitt (Wardaddy), Shia LaBeouf (Boyd Swan), Logan Lerman (Norman Ellison), Michael Pena (Gordo) et Jon Bernthal (Coon-Ass) a rencontré d'anciens vétérans qui leur ont partagé leur expérience. Jusqu'à là, rien d'anormal et c'est même une pratique régulière, souvent à la volonté des acteurs, dès que le sujet du long-métrage est historique ou un biopic. Cela aide à comprendre le rôle, à lui donner un vécu.

Mais l'expérience ne s'est pas arrêtée là et le casting a également vécu dans un véritable camp d'entraînement militaire où on leur a appris à manier les armes ou à entretenir un char. Une épreuve moralement très dure avec un programme sans traitement de faveur : lever à cinq heures du matin, deux heures de préparation physique, parcours du combattant la journée, rations froides ou nuit sous la pluie… ils ont tout vécu.

Et ceci afin de renforcer la cohésion de groupe. Car sur le plateau, nos cinq acteurs ont dû réellement passer de nombreuses heures dans le tank, afin de ressentir l'exiguïté, l'odeur et la tension…

Brad Pitt furieux ?

Et puisque l'on parle de tension, une autre anecdote a émaillé la production de FURY. Shia LaBeouf a voulu appliquer l'Actors Studio pour son rôle et s'immerger complètement dans la peau de Boyd Swan. Extrême, l'acteur est allé jusqu'à s'arracher une dent pour rendre son apparence plus crédible. Il ne s'est pas arrêté là et, selon Logan Lerman, LaBeouf est allé jusqu'à s'entailler lui-même la peau pour avoir des plaies plus authentiques qu'un simple maquillage.

Autant dire qu'il a appliqué le même dévouement à tous les aspects du personnage, refusant de se faire doubler et restant dans le char y compris quand cela ne le nécessitait pas. Mais le pire reste l'odeur. Car pour simuler la vie sur le front, Shia LaBeouf a refusé de se doucher pendant les quatre mois du tournage, créant quelques tensions avec ses camarades au bout d'avoir un gîte séparé pour ne pas importuner le nez de ces derniers hors des scènes.

Il s'est beaucoup murmuré que l’excentricité du comédien aurait causé d'énormes tensions au sein du casting, y compris chez Brad Pitt qui aurait peu apprécié le comportement de LaBeouf, estimant qu'il est allé trop loin. Néanmoins, il semblerait que ce ne soient que des rumeurs, l'acteur de SEVEN ayant, au contraire, salué son dévouement : « Je l'adore. C'est un des meilleurs acteurs que j'aie jamais vus. Il s'investit à fond », avait-il déclaré à l'époque. D'ailleurs, c'est même Pitt qui a géré un conflit naissant entre son partenaire et Scott Eastwood. On peut dire que FURY a bien porté son nom.