Il y a 20 ans, Léa Seydoux faisait ses débuts au cinéma dans ce film oublié
Bien avant de tourner pour Quentin Tarantino, Wes Anderson, Denis Villeneuve ou encore de devenir une James Bond Girl, Léa Seydoux faisait ses débuts au cinéma dans une comédie adolescente aujourd'hui largement oubliée. Sorti en 2006, MES COPINES constitue pourtant une étape importante dans la carrière de l'actrice française. Le film est disponible sur CINE+OCS.
MES COPINES et les débuts de Léa Seydoux
Quand MES COPINES sort dans les salles françaises le 21 juin 2006, Léa Seydoux est une parfaite inconnue. À l'affiche de cette comédie réalisée par Sylvie Ayme, elle partage l'écran avec Soko, Djena Tsimba et Anne-Sophie Franck dans le rôle de quatre lycéennes qui rêvent de remporter une compétition de danse hip-hop organisée entre plusieurs établissements scolaires.
Pour compenser leur manque de technique face à leurs concurrentes, les jeunes filles décident de miser sur l'originalité de leur chorégraphie, quitte à bousculer quelques codes au passage. Léa Seydoux y incarne Aurore, l'une des membres de cette bande d'amies déterminées à décrocher la victoire.
Retenue parmi 4000 candidates à un casting, Léa Seydoux, 21 ans à l'époque, avait dû démontrer ses techniques de danse devant la caméra. Très grande fan de Michael Jackson, elle avait d’ailleurs choisi de danser sur un morceau du King pour impressionner la réalisatrice.
Il s’agit également d’un des tout premiers rôles de Soko, comédienne et chanteuse.
À la sortie de MES COPINES, rien ne permet encore d'imaginer la trajectoire que va suivre Léa Seydoux. Comme beaucoup de jeunes comédiennes, elle enchaîne d'abord les rôles secondaires. Mais très vite, certains cinéastes repèrent quelque chose chez elle.

Le début d’une très grande carrière
Le premier tournant arrive avec LA BELLE PERSONNE de Christophe Honoré en 2008. Dans cette relecture moderne de La Princesse de Clèves, elle incarne Junie, une lycéenne dont la beauté trouble tout son entourage. Le film attire l'attention sur cette jeune actrice au jeu très naturel et lui vaut sa première nomination au César du meilleur espoir féminin.
Les années suivantes, Léa Seydoux multiplie les collaborations prestigieuses. Elle apparaît chez Quentin Tarantino dans INGLOURIOUS BASTERDS, tourne pour Ridley Scott dans ROBIN DES BOIS, croise Woody Allen dans MINUIT À PARIS puis rejoint la saga MISSION : IMPOSSIBLE aux côtés de Tom Cruise. Une ascension particulièrement rapide pour une actrice qui faisait encore ses débuts quelques années plus tôt.
C'est toutefois en France que sa carrière prend une dimension nouvelle. En 2013, LA VIE D'ADÈLE d'Abdellatif Kechiche remporte la Palme d'or au Festival de Cannes. Pour la première fois dans l'histoire du festival, la récompense est attribuée à la fois au réalisateur et à ses deux actrices principales, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos. Le film devient un phénomène mondial et fait définitivement entrer la comédienne dans une autre catégorie.
Depuis, elle a construit une filmographie particulièrement impressionnante. On l'a vue chez Bertrand Bonello (SAINT LAURENT), Wes Anderson (THE GRAND BUDAPEST HOTEL, THE FRENCH DISPATCH), Xavier Dolan (JUSTE LA FIN DU MONDE), Arnaud Desplechin (TROMPERIE), David Cronenberg (LES CRIMES DU FUTUR) ou encore Denis Villeneuve avec la saga DUNE.
Parallèlement, elle est devenue l'une des rares actrices françaises à s'imposer durablement dans une grande franchise hollywoodienne grâce au personnage de Madeleine Swann dans SPECTRE puis MOURIR PEUT ATTENDRE, les deux derniers films portés par Daniel Craig dans le rôle de James Bond.
Elle sera prochainement à l’affiche de L’INCONNUE d’Arthur Harari, et GENTLE MONSTER de Marie Kreutzer, tous deux présentés en compétition officielle au dernier Festival de Cannes.
