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Kevin Costner, le dernier cowboy d’Hollywood

Posté par Alexis Lebrun le 30 juillet 2021
Après un long passage à vide, l’acteur star du tournant des années 1990 a fait son retour au western en 2018 avec YELLOWSTONE (Taylor Sheridan et John Linson), son premier rôle régulier dans une série. Mais avant d’apparaître sur le petit écran, Kevin Costner a surtout enchaîné les rôles mémorables dans certains films majeurs de quelques grands réalisateurs. Alors qu’il fête cette année ses quarante ans de carrière, TCM Cinéma le met à l’honneur avec la diffusion de quatre longs-métrages plus ou moins connus de sa riche filmographie.
Un passionné d’histoire

Ce n’est pas un secret, Kevin Costner n’a jamais été effrayé à l’idée de tourner des drames historiques épiques. Se revendiquant féru d’histoire, il a toujours été très porté sur ces projets ambitieux, et cela lui a plutôt réussi. Après s’être révélé aux yeux du monde en incarnant l’agent américain Eliot Ness dans le génial LES INCORRUPTIBLES (Brian de Palma, 1987), il a enchaîné les succès au point d’atteindre le Graal dès 1990, en récoltant sept Oscars – dont ceux du meilleur réalisateur et du meilleur film – pour son premier long-métrage devant et derrière la caméra, le superbe western de trois heures DANSE AVEC LES LOUPS, dont il est également producteur. En pleine bourre, il se retrouve l’année suivante dans le rôle principal de JFK, le film très controversé d’Oliver Stone sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy à Dallas en 1963. Pendant plus de trois heures, le réalisateur prend un nombre incalculable de libertés avec les faits, ce qui a scandalisé la presse américaine à la sortie. Cela n’empêche pas JFK d’être un grand thriller politique récompensé un peu partout, où Kevin Costner brille dans le rôle de Jim Garrison, un procureur qui s’attaque aux conclusions officielles de la célèbre Commission Warren, en enquêtant sur la possibilité qu’une conspiration se cache derrière le meurtre de JFK. Sans ce film, la théorie du complot la plus célèbre sur le sujet ne serait peut-être pas aussi populaire encore aujourd’hui.

Si vous avez encore beaucoup de temps à tuer après avoir vu JFK, vous pouvez vous lancer dans le western WYATT EARP (Lawrence Kasdan, 1994), un autre film historique de plus de trois heures dans lequel Kevin Costner incarne cette fois l’officier américain rendu célèbre par la fusillade d’O.K. Corral. Il s’agit évidemment d’un rôle taillé pour l’acteur californien, dans la mesure où ce dernier est toujours resté d’une fidélité assez admirable au genre du western tout au long de sa carrière. Doté d’un budget XXL, d’un réalisateur à succès et d’une bande-originale grandiose composée par le grand James Newton Howard, WYATT EARP est le genre de grande fresque historique qu’Hollywood ne craignait pas de sortir à cette époque. Avec le recul, on apprécie donc un peu mieux aujourd’hui le charme de ce film qui prend son temps pour raconter vingt-cinq années de la vie d’un personnage nettement moins connu chez nous que de l’autre côté de l’Atlantique. Plus superficiellement, c’est aussi l’occasion d’apprécier l’incroyable moustache arborée par Kevin Costner pour ce rôle.

Une certaine idée de la masculinité

En parlant de la moustache de Kevin Costner, que l’on soit fan de vélo ou pas, il faut voir aussi celle qu’il arbore dans LE PRIX DE L’EXPLOIT (John Badham, 1985), l’un des rares films intéressants tournés sur le cyclisme. Quand Costner apparaît dans ce long-métrage trop méconnu de sa filmographie, il n’est pas encore une star internationale, mais il irradie déjà l’écran dans le rôle d’un jeune diplômé de médecine et ancien champion cycliste qui embarque son petit frère – lui aussi passionné de vélo – dans la course la plus célèbre du Colorado : « L’Enfer de l’Ouest », où ils doivent parcourir les terribles montagnes Rocheuses qui traversent ce côté du pays. Les scènes à vélo du film sont un régal et cachent de nombreuses références pour les fans de cyclisme, mais LE PRIX DE L’EXPLOIT est avant tout un drame familial touchant sur deux frères autrefois éloignés, mais rapprochés par le sport et une maladie héréditaire qui hante la famille.

Si vous aimez le sport mais que vous préférez la légèreté d’une bonne comédie romantique, vous pouvez aussi vous tourner vers TIN CUP (Ron Shelton, 1996), où Kevin Costner incarne cette fois un ancien golfeur (Roy « Tin Cup » McAvoy) autrefois promis à un grand avenir, mais qui traîne désormais sa misère entre sa caravane où il picole, et les cours de golf qu’il donne dans l’anonymat le plus complet au Texas. Un beau jour, son quotidien morose est bouleversé par l’arrivée dans un de ses cours d’une psy très séduisante (jouée par Rene Russo), mais qui est fiancée avec David Simms (Don Johnson) l’ancien rival de Roy, devenu lui un golfeur professionnel de haut niveau. Comble de l’humiliation, David veut engager Roy comme simple caddie, et ce dernier est contraint d’accepter en raison des dettes du club… Qui appartient à son ex, une strip-teaseuse. Après avoir symbolisé à ses débuts et plus ou moins malgré lui le cliché de l’Américain viril un peu macho, Kevin Costner a heureusement réussi à se détacher assez vite de cette image de beau gosse un peu lisse, en s’illustrant davantage par la finesse et l’éventail de son jeu, une évolution perceptible dans TIN CUP, où il fait montre d’un indéniable talent comique.

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