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La recette du succès de Blumhouse Productions

Posté par Cinéma Canal le 13 octobre 2020
Halloween approche, il n’y a pas de meilleure période pour se replonger dans les films d’horreur ! Adeptes du genre ou non, il y a de fortes chances que vous ayez déjà vu des films produits par Blumhouse ces dernières années. Pour L’Hebd’Hollywood, Didier Allouch s’intéresse à son modèle de production particulier et s’entretient avec la "Blumhouse family"…

PARANORMAL ACTIVITY, INSIDIOUS, AMERICAN NIGHTMARE… Ces franchises viennent toutes de la société de production Blumhouse, spécialisée dans le cinéma d’horreur. Fondée et dirigée par Jason Blum, elle est décrite par Didier Allouch comme "l’usine à cauchemar la plus en vogue du moment". Et pour cause : en une décénnie, Blumhouse Productions a révolutionné Hollywood en mettant en place un modèle de production simple basé sur le micro-budget ! C’est un concept innovant dans un secteur qui dépense des centaines de millions de dollars dans des blockbusters.

"Plus le budget est bas, plus on devient créatif."

Jason Blum n’investit pas plus de 5 millions de dollars dans un projet et impose aux acteurs un salaire réduit avec des intérêts sur les recettes. Didier Allouch l’avait rencontré en 2013 et, à l’époque, il croyait déjà dur comme fer que limiter les moyens (et ainsi les risques) permettait de meilleurs choix créatifs :

"Garder sa liberté créative, le final cut, le choix des comédiens… Tu peux prendre toutes les décisions, ce qui n’est pas le cas si tu prends l’argent de quelqu’un d’autre. Si le film marche, tu gagnes de l’argent. Sinon, tu auras au moins fait ce que tu voulais."

Le résultat ? Des films low cost différents et parfois des chefs-d’œuvre qui peuvent rapporter gros. Donner carte blanche à ses réalisateurs réussit à Blumhouse qui multiplie les succès commerciaux mais aussi critiques puisque GET OUT (Jordan Peele, 2017) a obtenu l’Oscar du meilleur scénario en 2018.

"Blumhouse est une société pour les auteurs. On ne fait pas de films d’art et d’essai mais tout tourne autour du réalisateur."

Didier Allouch a discuté de ce système avec les équipes des derniers films de la maison de Blum. Pour l’actrice Mireille Enos :

"Ça remet la narration et le jeu d’acteur au sommet car la production est plus simple. On a moins peur de l’échec puisque l’investissement est moindre. Tout est recentré sur l’histoire."

Vous l’aurez compris, Blumhouse n’a peur de rien, et surtout pas de la diversité. Cette particularité est soulignée par Sarita Choudhury, à l’affiche de leur film EVIL EYE (Elan Dassani et Rajeev Dassani, 2020) : "Dans une série de huit films, il y a un film centré sur une famille indienne. On aime que Blumhouse voit les choses ainsi."

Aujourd’hui, les films d’horreur à petits budgets sont plus présents que jamais et le modèle de Jason Blum règne sur Hollywood !

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