Léa Seydoux : sa carrière à Hollywood en 6 dates
INGLOURIOUS BASTERDS : ses premiers pas à Hollywood avec Tarantino
En 2009, Léa Seydoux fait ses débuts à Hollywood, et pas avec n'importe qui : Quentin Tarantino lui offre un petit rôle dans INGLOURIOUS BASTERDS. Elle incarne Charlotte LaPadite, l'une des filles du fermier français au visage quasi-poupon qui reçoit la visite du terrifiant colonel Hans Landa dans la scène d'ouverture du film. Une apparition de quelques minutes, sans véritable dialogue, mais une sacrée carte de visite pour la jeune actrice, tout juste révélée par LA BELLE PERSONNE de Christophe Honoré. La suite s'enchaîne rapidement : Ridley Scott l'engage pour ROBIN DES BOIS (2010), avant qu'elle ne croise Woody Allen dans MINUIT À PARIS (2011). À peine arrivée à Hollywood, Léa Seydoux a déjà quelques beaux noms dans son carnet d'adresse.

De DUNE à MISSION : IMPOSSIBLE, une Française à Hollywood
DUNE : DEUXIÈME PARTIE (2024). Dans le blockbuster de Denis Villeneuve, Léa Seydoux incarne Lady Margot Fenring, membre de la mystérieuse confrérie des Bene Gesserit. Avec quelques minutes à l'écran, elle marque pourtant les esprits face à Feyd-Rautha, interprété par Austin Butler. Sa mission : séduire le redoutable héritier Harkonnen pour préserver une précieuse lignée génétique. Une apparition éclair, mais essentielle aux intrigues politiques de l'univers imaginé par Frank Herbert.
MISSION : IMPOSSIBLE – PROTOCOLE FANTÔME (2011). Pour son premier passage dans la franchise menée par Tom Cruise, Léa Seydoux campe Sabine Moreau, une tueuse à gages particulièrement redoutable. Lors d'une scène de confrontation, Paula Patton aurait sorti son arme juste avant le signal du réalisateur, prenant sa partenaire par surprise. De quoi ajouter un peu de tension à leur bagarre. Réalisé par Brad Bird, ce quatrième volet reste notamment célèbre pour les acrobaties vertigineuses de Tom Cruise sur la tour Burj Khalifa, à Dubaï.
MINUIT À PARIS (2011). Pour décrocher le rôle de Gabrielle, vendeuse dans un marché aux puces parisien, pas besoin d'une interminable série d'auditions. Un simple échange téléphonique avec Woody Allen aurait suffi. Deux questions : était-elle disponible immédiatement et quelle était la longueur de ses cheveux ? Dans cette comédie romantique où Owen Wilson voyage mystérieusement dans le Paris des années 1920, Léa Seydoux apporte une touche de charme très parisienne.

Wes Anderson et David Cronenberg, deux rencontres décisives
THE GRAND BUDAPEST HOTEL (2014). Avant de devenir Clotilde, une employée du somptueux hôtel de Wes Anderson, Léa Seydoux avait déjà travaillé avec le cinéaste sur une publicité Prada réalisée avec Roman Coppola. Une collaboration qui lui ouvre les portes de cette comédie délicieusement excentrique, portée par Ralph Fiennes. Quelques années plus tard, elle retrouvera Anderson pour une nouvelle aventure cinématographique.
THE FRENCH DISPATCH (2021). Cette fois, Léa Seydoux incarne Simone, gardienne de prison et muse d'un peintre incarcéré. Pour préparer ses scènes de modèle vivant, Wes Anderson lui présente une version animée de son scénario, dans laquelle il interprète lui-même tous les personnages. Les poses sculpturales sont ensuite travaillées avec le chorégraphe Philippe Decouflé. Une méthode de travail à l'image du réalisateur : minutieuse, inventive et délicieusement singulière.
LES CRIMES DU FUTUR (2022). Quand David Cronenberg contacte Léa Seydoux, elle fait justement la queue dans un cinéma parisien pour découvrir CRASH, l'un de ses films. Jolie coïncidence ! Initialement pressentie pour incarner Timlin, rôle finalement confié à Kristen Stewart, l'actrice préfère celui de Caprice, partenaire artistique du personnage de Viggo Mortensen. Cronenberg accepte ce changement, donnant naissance à un trio fascinant dans ce film de science-fiction où la chirurgie devient un véritable spectacle.
