Mostra de Venise 2026 : Danny Boyle ouvre les hostilités avec INK, et c’est réussi !
La Mostra de Venise 2026 est officiellement lancée. Pour ouvrir cette 83e édition, qui se tiendra jusqu’au 12 septembre, le festival a choisi Danny Boyle et son nouveau film, INK. Présenté en première mondiale et directement en compétition pour le Lion d’or, le film réunit Jack O’Connell, Guy Pearce et Claire Foy autour d’un épisode clé de l’histoire de la presse britannique : le rachat du SUN par Rupert Murdoch. Une histoire qui commence en 1969, mais qui parle évidemment beaucoup de notre rapport actuel à l’information.
Danny Boyle ouvre la Mostra 2026 avec panache
Après Cannes en mai et avant Toronto, la saison des grands festivals continue donc à Venise. La 83e Mostra a ouvert ses portes ce mercredi 2 septembre sur le Lido, avec Maggie Gyllenhaal à la tête du jury et 21 films en lice pour le Lion d’or. Et pour lancer les festivités, Alberto Barbera a choisi INK, le nouveau film de Danny Boyle, projeté dans la Sala Grande du Palazzo del Cinema après la cérémonie d’ouverture, lors de laquelle George Clooney a reçu un Lion d'or d'honneur.
Une petite première pour le réalisateur de TRAINSPOTTING, SLUMDOG MILLIONAIRE et 28 JOURS PLUS TARD. En effet, malgré une carrière longue de plus de trente ans, aucun de ses films n’avait encore été sélectionné à Venise. INK arrive d’ailleurs seulement un an après son retour très remarqué dans l’univers des infectés avec 28 ANS PLUS TARD.
Cette fois, direction Londres en 1969. Rupert Murdoch, incarné par Guy Pearce, vient de racheter THE SUN, quotidien britannique qui peine alors à trouver son public. Il confie les commandes du journal à Larry Lamb, journaliste venu du nord de l’Angleterre joué par Jack O’Connell, avec une mission assez claire : faire mieux que THE DAILY MIRROR, son grand rival de l’époque.
Pour y arriver, Lamb va complètement revoir la formule. Des titres plus gros, davantage de sport, du sexe, des célébrités, des scandales et surtout une obsession : donner aux lecteurs ce qu’ils ont envie de lire. La méthode va fonctionner au-delà de toutes les espérances et transformer THE SUN en phénomène. Elle va aussi changer durablement la presse britannique. Danny Boyle résumait lui-même le paradoxe en présentant le film : 1969 est l’année où l’Homme a marché sur la Lune, mais aussi celle où Murdoch et Lamb ont lancé un journal qui, selon lui, allait « changer le monde » encore davantage.
Adapté de la pièce de James Graham créée en 2017, qui signe également le scénario du film, INK place surtout Larry Lamb au centre de l’histoire. Jack O’Connell retrouve d’ailleurs Danny Boyle après 28 ANS PLUS TARD, tandis que Claire Foy incarne Jules Davies, l’une des rares femmes de cette nouvelle rédaction.
Le film sortira le 6 janvier 2027 dans les salles françaises, distribué par Studiocanal.
Une standing ovation et la presse conquise
Pour son tout premier passage à Venise, Danny Boyle semble en tout cas avoir réussi son entrée. Présenté ce mercredi soir sur le Lido, INK a reçu un accueil très chaleureux avec une standing ovation de plus de cinq minutes. Et au moment où nous écrivons ces lignes, INK affiche 88 % d’avis positifs sur Rotten Tomatoes, sur la base de 17 critiques publiées après sa présentation en ouverture de la Mostra.
Parmi les points qui reviennent le plus souvent : l’énergie de la mise en scène et surtout Jack O’Connell. The Guardian salue un choix de casting particulièrement réussi pour incarner Larry Lamb, tandis que TheWrap compare l’expérience du film à celle d’un tabloïd dévoré d’une traite, avec le même côté grisant et épuisant. The Playlist, qui lui attribue la note de B, souligne également la manière dont Danny Boyle retrouve son style très reconnaissable pour raconter cette course aux lecteurs.
Screen Daily parle de son côté d’un film « séduisant » et particulièrement énergique, porté par des performances solides. Jack O’Connell concentre une bonne partie des compliments avec son interprétation de ce journaliste ambitieux qui va progressivement transformer THE SUN en machine de guerre. Déjà dirigé par Danny Boyle dans 28 ANS PLUS TARD, l’acteur britannique tient ici le rôle central et semble avoir été l’un des grands gagnants de cette soirée d’ouverture.
En France aussi, l’énergie du film a été remarquée. Le Monde salue une plongée réussie dans le Fleet Street de la fin des années 1960 et une « mise en scène audacieuse » qui accompagne la montée en puissance du SUN, avec une bande-son rock particulièrement présente. Le quotidien met également en avant Jack O’Connell, excellent dans le rôle de ce rédacteur en chef obsédé par l’idée de battre THE DAILY MIRROR.
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