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THE ORIGINAL+ : pourquoi LES MISÉRABLES va être un événement cinématographique en 2026

Une nouvelle adaptation du roman LES MISÉRABLES est actuellement en post production chez Studiocanal, avec Fred Cavayé à la réalisation. S’attaquer à l'œuvre de Victor Hugo reste un chantier colossal, mais le projet s’inscrit dans une dynamique très actuelle du cinéma français, qui voit revenir sur le devant de la scène les grandes fresques historiques ambitieuses. Toute l’équipe du film s’est confiée au micro d’Antoine de Caunes lors de l'événement THE ORIGINAL+ organisé par CANAL+ à l’Olympia.

LES MISÉRABLES de Fred Cavayé : une adaptation très attendue

Ces dernières années, le cinéma français a montré qu’il était à nouveau capable de produire des films historiques d’envergure, pensés pour le grand écran. Les deux volets des TROIS MOUSQUETAIRES réalisés par Martin Bourboulon ont relancé l’intérêt pour les adaptations littéraires spectaculaires, tout comme LE COMTE DE MONTE-CRISTO, récemment remis à l’honneur dans une version moderne et ample qui a connu un immense succès en salles. Ces projets ont en commun une volonté claire : renouer avec le souffle romanesque, les décors naturels, les costumes, et une narration pensée comme une véritable aventure cinématographique.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la nouvelle adaptation de LES MISÉRABLES. Le roman de Victor Hugo, par son ampleur et la richesse de ses personnages, se prête particulièrement à une approche en fresque, capable de traverser plusieurs époques, milieux sociaux et destins individuels. Le projet porté par Fred Cavayé est présenté comme une adaptation pensée à grande échelle, avec l’ambition de restituer la dimension épique et populaire du texte, tout en y insufflant une dimension moderne et adaptée aux enjeux d'aujourd'hui.

Un casting XXL et une ambition folle

Le choix de Fred Cavayé s’inscrit dans cette logique de cinéma ambitieux mais accessible. Il avait déjà démontré ses talents de mise en scène au service d’un film d’époque avec ADIEU MONSIEUR HAFFMANN avec Gilles Lellouche ou encore LES CHÈVRES ! avec Jérôme Commandeur et Dany Boon. Pour cette adaptation des MISÉRABLES, il s’est entouré d’un casting XXL, avec notamment Vincent Lindon (Jean Valjean), Tahar Rahim (Javert), Camille Cottin (Madame Thénardier), Benjamin Lavernhe (Monsieur Thénardier), Noémie Merlant (Fantine), Vassili Schneider (Marius), Megan Northam (Cosette) ou encore Marie Colomb (Éponine). 

Ce mardi 16 décembre, sur la scène de l’Olympia à l’occasion de l’évenement THE ORIGINAL+ organisé par CANAL+, toute l’équipe du film LES MISÉRABLES s’est confiée à Antoine de Caunes sur l’expérience de cette incroyable aventure humaine et cinématographique.

Le film est né d'une ambition assumée : s’attaquer frontalement au « plus grand roman du monde », selon Fred Cavayé, avec la conscience du vertige que cela implique, mais aussi avec une jubilation revendiquée. Le réalisateur évoque un tournage vécu comme un plaisir pur : « Dès que ça commence à jouer, surtout entouré comme ça, c’est que du plaisir », parlant de « 17 semaines vraiment de plaisir » et d’un projet pour lequel il a reçu « les moyens de faire le film dont j’ai rêvé ».

Cette ampleur n’est pas seulement symbolique, elle est concrète : décors massifs, figuration nombreuse, durée fleuve (près de trois heures) et volonté de dépasser le simple statut d’adaptation patrimoniale. Fred Cavayé insiste sur le fait que le film ne cherche pas à rejouer ce qui a déjà été fait : « Le but n’étant pas de faire un remake des adaptations précédentes, j’ai été chercher des choses qui, peut-être, n’avaient pas encore été fouillées » a-t-il déclaré.

Pour Vincent Lindon, qui incarne Jean Valjean, le projet relève d’un accomplissement intime et artistique. Il parle explicitement du « rôle que je rêvais de faire », et souligne l’importance décisive du soutien industriel : « quand vous dites “on y va”, il y a toute une chaîne qui dit “on y va” », rappelant que sans cette structure, « on reste dans le stand ». 

Un tournage hors-norme

Les comédiens décrivent unanimement un tournage hors norme, à la fois exigeant et porteur. Megan Northam évoque « un plateau de rêve », et compare l’expérience à un jeu grandeur nature, entourée de « décors de fous ». Benjamin Lavernhe insiste sur la profondeur donnée aux Thénardier (qu’il incarne en duo avec Camille Cottin) : loin de simples caricatures, ils sont pensés comme « des gens broyés par la misère », un « monstre à deux têtes » oscillant entre noirceur et grotesque, travaillé pour « y trouver une profondeur ». 

Noémie Merlant, Fantine, replace le film dans une résonance contemporaine et intime. Elle parle d’« un rêve d’enfant », mais aussi d’un rôle qui oblige à interroger le présent : « Qu’est-ce qui pouvait nous toucher aujourd’hui ? ». Elle décrit une Fantine pensée comme une femme à la fois « fragile » et « combattante », et souligne une expérience de tournage magique, marquée par une grande bienveillance renforcée par le fait que sa propre maternité s’est entremêlée au personnage : « ça m’a nourrie d’une émotion très forte, de mère-enfant ».

Tahar Rahim, qui incarne Javert, insiste sur la force humaine du projet et sur la direction de Fred Cavayé : sa « gentillesse sur un plateau » donne envie « de tout lui donner ». Il rappelle aussi l’enjeu culturel majeur : adapter Hugo, c’est revenir à l’essence du cinéma, « les mots », et offrir ce récit à une génération qui « ne l’a pas forcément lu », avec une dimension presque pédagogique et fondatrice. 

© Copyright photo : Nicolas Demare/Canal+

LES MISÉRABLES est attendu au cinéma le 6 décembre 2026.