GOUROU : pourquoi Pierre Niney s'est infligé des bains glacés ?
Pour incarner Coach Matt, chantre du développement personnel dans GOUROU, Pierre Niney n'a pas fait semblant. Salle de sport, cardio intensif et bains glacés : retour sur une préparation où le corps de l'acteur est devenu la vitrine de son personnage.
Un corps comme vitrine
Dans GOUROU, troisième collaboration de Pierre Niney avec Yann Gozlan après UN HOMME IDÉAL et BOÎTE NOIRE, l'acteur joue Mathieu Vasseur, alias Coach Matt. C'est le coach en développement personnel le plus suivi de France : sur les réseaux sociaux comme lors de séminaires géants, il promet à ses adeptes de « reprogrammer leur cerveau » pour devenir la meilleure version d'eux-mêmes. Mais quand un projet de loi menace son empire, il bascule dans la paranoïa. Pour Pierre Niney, le physique du personnage était central.
Matt vend un idéal de réussite et de maîtrise de soi, et son corps doit en être la preuve vivante. D'où des séances de musculation à la salle, et un gros travail de cardio pour tenir pendant ses conférences, de véritables performances scéniques. Sur le tournage, l'acteur a passé des journées entières dans de grandes salles sans fenêtres, face à plus de 400 figurants qui se sont pris au jeu jusqu'à entrer en transe. « En vrai, ça m'a parfois lessivé. C'est un des rôles les plus physiques que j'ai faits », a-t-il confié.
Pierre Niney a-t-il vraiment pris des bains glacés ?
Dernière étape de la préparation : les bains glacés, une pratique popularisée par les sportifs de haut niveau et les influenceurs bien-être, que Coach Matt s'impose dans le film. Et si le personnage en prend, Pierre Niney aussi. L'acteur glisse d'ailleurs que parmi les conseils de son personnage, celui-ci n'est pas le plus mauvais.
Sur le plateau, de vrais et de faux bains avaient été prévus, pour préserver l'acteur au fil des prises. Avec humour, il a reconnu que l'eau n'était pas toujours si glacée à l'écran : « La glace, au bout d'un moment, ça fond. Et comme Yann aime multiplier les prises… » Pour lui, cette préparation dépasse la simple performance : « J'aime justement bien découvrir un personnage par la porte du physique. On intellectualise un peu moins, et on sort plus facilement de sa tête. » Côté mental, il s'est aussi plongé dans le Discours de la servitude volontaire d'Étienne de La Boétie, une réflexion sur la façon dont on donne parfois aux tyrans les moyens de nous asservir.
