Quels nouveaux films voir au cinéma la semaine du 20 mai 2026 ?
Cette semaine au cinéma, on a tout : un maître espagnol en quête de Palme d'or, un duo de l'espace qui revient enfin sur grand écran, et un film historique qui vous fera frissonner à chaque bouchée. En plein Festival de Cannes, les salles obscures jouent dans la cour des grands. Autant dire qu'il va falloir choisir.
STAR WARS : THE MANDALORIAN AND GROGU
Que la force soit avec vous. Sept ans. C'est le temps qu'il aura fallu aux fans de Star Wars pour retrouver une aventure de la galaxie lointaine sur grand écran. Depuis L'ASCENSION DE SKYWALKER en 2019, rien. Et puis Din Djarin et son petit compagnon aux oreilles vertes surgissent pour conquérir les cinémas. Jon Favreau, créateur de la série originale, nous régale. Pour vous repérer : les aventures cinématographiques de STAR WARS : THE MANDALORIAN AND GROGU se déroulent à une époque postérieure à celle du RETOUR DU JEDI, mais antérieure aux épisodes suivants de la saga.
Le film s'ouvre sur une mission de chasse à la prime, des AT-ATs, avec Grogu qui fait déjà des siennes. C'est seulement ensuite que la grande question des fans trouve enfin sa réponse : comment le Razor Crest , le vaisseau iconique de Din, soufflé en mille morceaux à la fin de la saison 2, est-il de retour ? La Colonel Ward, jouée par une Sigourney Weaver en grande forme, le lui offre comme avance pour l'inciter à accepter une mission très dangereuse liée à la famille Hutt . Un coup de génie narratif. Pas de magie, juste une transaction avec des conséquences.
Et avec la famille Hutt, c'est là qu'entre en scène Jeremy Allen White, alias le fils de Jabba. Oui, vous avez bien lu : le héros de la série THE BEAR débarque dans l'univers Star Wars en fils musclé du crime organisé galactique. Et toujours Pedro Pascal sous l’armure du Mandalorian. Le casting à lui seul mérite le déplacement. 2h12 de film, plus de 40 minutes tournées spécialement pour le format IMAX élargi. Grogu, lui, est prêt : la Force en lui n'a jamais été aussi puissante. Le bébé Yoda a grandi. Mais vous ne lui résisterez pas. STAR WARS est bel et bien de retour. Telle est la voie !

AUTOFICTION
Et le Festival de Cannes s'installe dans une salle près de chez vous. Alors il y a des cinéastes qui font des films. Et puis il y a Pedro Almodóvar, qui fait des œuvres. AUTOFICTION, son 24ᵉ long-métrage, arrive le jour même de sa présentation en Compétition officielle au 79ᵉ Festival de Cannes. Un symbole fort.
Raúl est un cinéaste culte en pleine crise créative. Quand un drame frappe l'une de ses plus proches collaboratrices, il s'en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa, une réalisatrice dont le parcours commence à refléter le sien. Les deux personnages deviennent les deux faces d'un même miroir. Troublant. Après son Lion d’Or à Venise pour LA CHAMBRE D'A COTE en 2024 et sept ans après DOULEUR ET GLOIRE, il revient en compétition à Cannes avec ce qui ressemble à son film le plus intime. Une mise en abyme qui lui ressemble.
Au casting, Bárbara Lennie et Leonardo Sbaraglia portent cette histoire d'impudeur créatrice avec intensité. La question que pose le film est aussi simple que déchirante : jusqu'où peut-on aller pour raconter une histoire ? Le jury de Cannes y répondra peut-être par une Palme.

LES GOÛTEUSES D'HITLER
Automne 1943. Rosa dont le mari est parti à la guerre, fuit les bombardements de Berlin et débarque chez ses beaux-parents dans un village de Prusse orientale, à deux pas du Wolfsschanze, le quartier général secret d'Hitler, ce qu’elle ignore. Un matin, des soldats SS frappent à sa porte. Elle n'a pas le choix : elle va goûter les repas du Führer, trois fois par jour, pour s'assurer qu'ils ne sont pas empoisonnés. Le film de Silvio Soldini adapte le superbe roman Les goûteuses d’Hitler (Le assaggiatrici) de l'Italienne Rosella Postorino, publié en 2018, lui-même inspiré de l'histoire vraie de Margot Wölk, une femme qui vécut ce calvaire pendant plusieurs années.
Elisa Schlott incarne Rosa avec une fragilité bouleversante, aux côtés de Max Riemelt dans le rôle de l'officier SS dont elle ne peut s'empêcher de se rapprocher à ses risques et périls. De simples êtres humains pris dans les rouages d'un système terrible. Avant même de sortir en France, le film a déjà fait sensation en Italie : nommé 13 fois aux David di Donatello 2026, l'équivalent des César, il est reparti avec trois prix.
Les goûteuses du Wolfsschanze étaient des femmes allemandes, chrétiennes, recrutées de force parmi la population civile locale de Prusse orientale. C'était précisément une condition sine qua non pour Hitler : des femmes « aryennes » de souche, sans lien avec les populations persécutées. Elles n'étaient pas nazies. C'est toute l'ironie tragique de l'histoire : ces femmes étaient des victimes du régime, tout en servant malgré elles à sa survie. Margot Wölk, la seule survivante connue des goûteuses du Wolfsschanze, sans doute par culpabilité, n'a révélé son histoire qu'à l'âge de 95 ans, en 2012.
Trois films, trois univers, trois façons de vibrer et une seule certitude : ça se passe au cinéma. Alors, vous avez déjà votre billet ?
