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THE BOY: LA MALÉDICTION DE BRAHMS, la poupée qui fait non, non, non

Posté par Marc Larcher le 20 septembre 2021
Faites demi-tour, n’entrez pas dans cette maison

Quand on a la chance de visiter une maison à louer ou à acheter, il existe deux catégories de clients potentiels. La majorité qui regarde avec le plus d’attention possible si le bâtiment est suffisamment solide, si le chauffage, la tuyauterie ou l’isolation sont en bon état, mais aussi une petite minorité à la mine inquiète qui ne peut s’empêcher d’envisager que l’édifice en question puisse, au choix : porter malheur, abriter un esprit malfaisant, avoir été construit sur un ancien cimetière, avoir été le théâtre d’un meurtre ou d’un suicide… Ceux-là ont retenu la leçon depuis AMITYVILLE : LA MAISON DU DIABLE (1979) de Stuart Rosenberg jusqu’à CONJURING (2013) : il faut se méfier des grandes et belles demeures isolées à prix imbattable car en l’achetant, on acquiert également le passé et les troubles de ceux qui l‘ont occupée auparavant.

Shining, Chucky, Brahms…, même combat

Cette peur que le cinéma cultive depuis des décennies a été aggravée en 2016 par le succès du film THE BOY de William Brent Bell qui renouvelle brillamment le genre. On y découvrait une jeune femme qui pour échapper à un compagnon violent était engagée comme babysitter dans un manoir anglais perdu en pleine campagne. Surprise ! Quand le vieux couple d’employeurs lui présente l’enfant de huit ans à garder : il s’agit d’une poupée de porcelaine nommée Brahms. Dans la suite THE BOY: LA MALÉDICTION DE BRAHMS (2020) que CANAL + SERIES diffuse, le réalisateur William Brent Bell pousse le bouchon encore plus loin. Cette fois-ci, un couple s’installe sur le domaine du manoir Heelshire (du premier épisode) et leur fils qui souffre de troubles psychologiques – mutique, il s’exprime en écrivant sur des morceaux de papier - découvre enfouie sous la terre la poupée en question. Il adopte Brahms et commence à suivre les conseils de son ami imaginaire au grand désespoir de sa mère (Katie Holmes). Bientôt, Brahms édicte des règles de vie à suivre dans la maison... C’est imparable : la formule lieu + esprit maléfique fonctionne encore quarante ans après SHINING (1980) de Stanley Kubrick. D’autant plus qu’elle est ici renforcée par le recours à une incarnation physique : une belle poupée anglaise représentant un enfant en costume, loin du profil punk de CHUCKY l’autre poupée possédée, active depuis 1988. Bien sûr, le film explore la ressemblance entre le caractère de Jude l’enfant – Christopher Convery, excellent au passage - et la poupée, chacun aussi sombre que le territoire autour d’eux – la maison, le manoir, la forêt.

À l’origine du film de maison hantée, un véritable fait divers

Ainsi, THE BOY: LA MALÉDICTION DE BRAHMS étend le domaine de la possession, ce n’est plus seulement la poupée mais aussi l’enfant, sa famille, leur lieu de vie qui risquent de basculer du côté obscur. Si tant de noirceur vous font douter, il faut rappeler que AMITYVILLE : LA MAISON DU DIABLE (1979), le long-métrage qui a lancé le genre du film de maison hantée, s’est inspiré d’une histoire vraie. Au 112 Ocean Avenue de la ville du même nom, sur la côte Est des Etats-Unis, un adolescent a bel et bien assassiné son père, sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs en 1974 pendant qu'ils dormaient. Et les locataires suivants de la maison, la famille Lutz, se sont plaints de phénomènes paranormaux au point d’attirer un écrivain qui en a tiré un livre. Depuis, s’il est fortement recommandé d’examiner l’historique d’une maison avant son achat, on peut ajouter qu’il faut encore plus vite partir en courant si celle-ci contient une vieille poupée.

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