Aller au contenu principalAller à la recherche

THE SMASHING MACHINE : Dwayne Johnson entre dans l’arène du MMA

Dans THE SMASHING MACHINE, Dwayne Johnson se glisse dans la peau du champion de MMA Mark Kerr, figure légendaire des débuts du sport. Réalisé par Ben Safdie, le film mêle fureur physique et vertige intérieur pour raconter la chute d’un colosse prisonnier de sa propre image. Un changement de registre pour Dwayne Johnson qui lui vaut une nomination aux Golden Globes 2026, catégorie Meilleur acteur dans la catégorie drame, tout comme sa partenaire Emily Blunt nommée dans la catégorie second rôle féminin.

THE SMASHING MACHINE : l'histoire vraie de Mark Kerr

Mark Kerr n’est pas un nom familier pour le grand public, mais dans le monde du MMA naissant des années 90, il incarnait la brutalité pure. Ancien champion de lutte, deux fois vainqueur du tournoi PRIDE, il était surnommé “The Smashing Machine” pour sa capacité à broyer ses adversaires. Mais derrière la carapace, l’homme cachait ses fêlures : une dépendance aux antidouleurs, une peur constante de décevoir, et le poids d’une célébrité arrivée trop vite. 

C’est cette contradiction qui a fasciné Dwayne Johnson, longtemps associé à des rôles héroïques ou larger than life. L’acteur, lui-même ancien catcheur, a vu dans ce personnage une manière de se confronter à la vulnérabilité : « Mark Kerr était à la fois doux, attentionné, et l’homme le plus dangereux du monde. » a-t-il confié à Vanity Fair. Pour incarner ce double visage, Johnson a abandonné sa stature de super-héros : crâne rasé, visage bouffi par l’effort, regard fatigué. Une métamorphose physique, mais aussi émotionnelle.

Ben Safdie en solo

Avec THE SMASHING MACHINE, Ben Safdie signe son premier long-métrage en solo après ses collaborations saluées avec son frère Josh sur GOOD TIME ou UNCUT GEMS. On retrouve une manière bien à lui de filmer la tension, mais transposée ici dans une arène. Le réalisateur a tenu à tourner au plus près de la sueur et du souffle, souvent en 16 mm, caméra à l’épaule, au milieu des vrais combats. « Je voulais que le spectateur ressente ce que c’est d’être au sol, pris dans la mêlée, sans repère », a-t-il expliqué à Vanity Fair. 

Cette immersion brute s’accompagne d’un refus du spectaculaire : pas de glorification du champion, mais une observation presque documentaire d’un sport encore en quête de reconnaissance à la fin des années 1990. Emily Blunt, qui incarne Dawn Staples, la compagne de Kerr, apporte une dimension sensible à ce chaos physique. À travers leur relation, Safdie explore la fragilité des liens quand tout s’effondre, la ligne fine entre amour, dépendance et autodestruction. Fidèle à son goût pour les existences à la dérive, le cinéaste fait du ring un théâtre de vérité : là où les coups révèlent moins la force que la solitude de ceux qui les encaissent.

Ce changement de registre pour Dwayne Johnson dans SMASHING MACHINE lui offre une nomination aux Golden Globes 2026, catégorie Meilleur acteur dans la catégorie drame, tout comme sa partenaire Emily Blunt nommée dans la catégorie second rôle féminin.

THE SMASHING MACHINE en salles le 29 octobre