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So Me, Saïd Belktibia, Alice Moitié… Qui sont les réalisateur.rice.s de 6 x Confiné.e.s ?

Qu’ils soient chevronnés ou que ce soit leur premier film, découvrez les cinéastes de 6 x Confiné.e.s. À voir dès aujourd’hui sur CANAL+.

Tous viennent d’univers très différents. So Me, qui signe Scorpex, est connu pour avoir façonné l’identité graphique du label Ed Banger, héraut de la French Touch. Il a réalisé un documentaire sur le groupe Justice, A Cross the Universe, avec Romain Gavras, ainsi que de très nombreux clips, pour DJ Mehdi, Justice, Kanye West, MGMT, Major Lazer, SebastiAn…

Fin connaisseur de la musique, il s’est donc naturellement intéressé à un phénomène relativement nouveau : les DJ qui prennent de l’âge. « Comment opère-t-on ce tournant quand on passe ses nuits dans un club rempli d’adolescents dont on pourrait être le père ? » s’est-il demandé.

Réponse avec son film mettant un scène un Vincent Cassel un peu dépassé par les événements, tentant coûte que coûte de rester à flot.

Alice Moitié, l’un des nouveaux talents de la photographie de mode, qui a shooté Miley Cyrus ou Lorenzo, a aussi des liens très forts avec la musique. On lui doit des clips pour l’artiste electro Myd, comme le déjanté « Together We Stand », sous les palmiers californiens.

Installée à Paris, l’hyperactive collectionneuse d’images a enchaîné les campagnes pour les grandes griffes : Comme des Garçons, Baby Dior, Kitsune, Adidas… Son univers pop a séduit les magazines, de L’Officiel à Playboy en passant par I-D, Vogue ou les Inrocks.

Son film, Jusqu’à Saint-Molart, avec Ludivine Sagnier, met en scène une jeune femme qui est sortie de son milieu pour percer dans la mode. L’occasion, pour l’artiste, d’aborder des questions comme l’ascension sociale.

Marina Rollman, pour 6 x Confiné.e.s, a quant à elle décidé de s’intéresser à un personnage plus mûr : celui de Gina, jouée par Isabelle Tanakil. Une femme pleine de fantaisie qui s’occupe de son mari malade et engage un « gigolo » pour tromper la solitude du confinement.

L’humoriste franco-suisse née à Genève, récemment vue dans La Flamme, qui aborde dans ses sketchs et chroniques pour France Inter des sujets comme l’Instagram d’Emily Ratajkowski, les EVJF ou le « doomscrolling », a eu envie de montrer « une diva ». Une « espèce de muse éternelle, femme mûre sublime, libre, drôle, glamour, croqueuse d’hommes ».

Un sujet peu abordé à l’écran, dont n’a pas hésité à s’emparer l’espiègle humoriste, sans tabous.

Autre talent précoce : Antoine de Bary. À même pas 30 ans, il avait déjà réalisé le court métrage L’Enfance d’un chef (présenté à Cannes) et Mes jours de gloire (2019), avec Vincent Lacoste en Peter Pan moderne, ayant du mal à passer à l’âge adulte.

Qui n’est pas sans rappeler le personnage d’Ulysse dans son film pour 6 x Confiné.e.s L’Art de vivre, avec Félix Moati, jeune adulte qui se réfugie chez sa mère à la campagne au premier confinement.

« Je suis ravi de pouvoir retourner à la fiction à travers ce court métrage, et je pense que chaque personne ayant été bloquée avec sa famille quelques jours pourra s’identifier et se remémorer un souvenir improbable de ce que nous avons vécu », a expliqué le réalisateur.

Le travail de Pierre Maillard, réalisateur, a également été sélectionné pour des festivals. Comme son documentaire Le Collectionneur (2018), sur le patrimoine nauséabond de l’antisémitisme, grand prix du « meilleur documentaire TV européen » au Circom 2018, également sélectionné au Figra, Festival international du grand reportage d’actualité et du documentaire de société.

Lui aussi s’est frotté au clip musical, avec Bertrand Burgalat. Pour 6 x Confiné.e.s, avec L’Amour du game, le cinéaste s’est intéressé à un sujet qui parlera à beaucoup : le couple à l’épreuve du confinement… Et le résultat est très drôle.

Quant à Saïd Belktibia, il a donné dans un autre registre d’humour, beaucoup plus noir et grinçant, dans son Casse du siècle, avec ses voyous pieds nickelés qui profitent du confinement dans une cité…

Membre historique de Kourtrajmé, il a travaillé sur 365 jours à Clichy-Montfermeil de Ladj Ly, pendant documentaire des Misérables, et a coréalisé 365 jours au Mali, une plongée d’un an dans une région en pleine ébullition.

Dans Le Casse du siècle, il aborde la question de la « criminalité d’opportunité ». Un « conte moderne » inspiré de la vie confinée de la cité où il habite, à Noisy-le-Sec (93), racontant « la dureté de notre époque ».

Ces six visions du confinement, acides ou drôles, quoi que très différentes, racontent d’ailleurs toutes quelque chose de l’époque.

6 x Confiné.e.s, Création Décalée en six épisodes, dès maintenant sur CANAL+.