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David Hallyday : un documentaire CANAL+ dans l'intimité de l'artiste

Pendant 90 minutes, le fils de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan se livre devant la caméra d'Eric Perissé, qui a aussi pu compter sur les témoignages de ses proches dont celui de sa demi-sœur Laura Smet, pour dessiner le portrait pudique d'un homme qui place sa famille au-dessus de tout.

Un musicien né

Sa mère le raconte dès le début du film, David Hallyday a évidemment hérité de la passion de ses parents, ce qui l'incite à commencer la batterie très jeune. Malgré les efforts de Sylvie Vartan pour le préserver de la frénésie entourant Johnny, David n'a pas une enfance tout à fait comme les autres. On comprend entre les lignes qu'il a souffert des absences de son père pendant sa jeunesse, ce qui entraînera des conséquences plus tard sur sa façon de concevoir sa propre famille.

Après le divorce de ses parents, son départ pour les Etats-Unis avec sa mère est décisif dans sa carrière, comme le raconte son beau-père Tony Scotti, producteur de métier. Ce dernier l'incite à apprendre la guitare, et à la fin de la décennie 1980, David Hallyday finit par se retrouver sur le devant de la scène de l'autre côté de l'Atlantique. À l'époque, ses collaborations avec son père sont rares, mais son retour en France dans les années 1990 change la donne.

Pour la première fois, David Hallyday commence à faire carrière dans son pays, où il termine la décennie en apothéose avec un énorme single (Tu ne m'as pas laissé le temps), avant de signer pour Johnny l'album Sang pour sang (1999), qui reste le plus gros succès de sa carrière. Dans le documentaire, David Hallyday raconte à quel point cette période a été déterminante pour renouer le lien avec son père, et on les retrouve d'ailleurs ensemble sur scène dans des archives émouvantes.

Un passionné de course automobile et un papa poule

Mais ses fans le savent, David Hallyday aime aussi beaucoup la vitesse, puisqu'il participe à des courses automobiles depuis plus de trois décennies. Interviewés, ses collègues dans le milieu décrivent un pilote passionné et qui ne court jamais en touriste. C'est grâce à cette mentalité perfectionniste de compétiteur qu'il a pu finir par réaliser son rêve de participer aux 24 Heures du Mans.

Face à la caméra, David Hallyday explique à quel point cette passion lui permet de s'isoler du tumulte de la vie de célébrité, tout comme le temps passé en studio. Et il a visiblement transmis le virus de la course à ses enfants, puisqu'on le voit faire une course de kart avec son fils Cameron. On le comprend dans le film, sa famille reste d'ailleurs la priorité absolue de David Hallyday.

Après avoir suivi son ex-compagne en France pour ne pas s'éloigner de ses enfants, il semble aussi avoir noué une relation très forte avec sa demi-sœur Laura Smet, face à l'épreuve de la maladie et du décès de Johnny. Scrutée de près, cette partie du documentaire est évidemment douloureuse, dans la mesure où ils expliquent tous les deux ne pas avoir pu dire adieu à leur père.

Ils ont fini par entamer une collaboration thérapeutique sur un morceau et un clip en hommage à Johnny, mais on devine aisément que la blessure ne se refermera jamais vraiment. Sans doute influencé par sa jeunesse, David Hallyday se montre lui très présent avec ses enfants, ce qui incite Tony Scotti à dire qu'il fait partie des rares artistes à placer sa famille devant sa carrière. Il n'est jamais facile de mener les deux de front, mais ce film montre que David Hallyday y arrive finalement plutôt bien.

David Hallyday, un documentaire disponible avec CANAL+.