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Diversité, féminisme, écologie… Tous les combats politiques de Yamina Benguigui

Le nouveau documentaire de la réalisatrice engagée, Le Dernier Poumon du monde, est à voir à partir du 11 décembre sur CANAL+ et myCANAL.

Dans son dernier documentaire, Yamina Benguigui s’intéresse à celles et ceux qui se battent au quotidien pour préserver le bassin du Congo, ses forêts et ses rivières.

« Nous avons une dette à leur égard, car leur action est essentielle à notre survie. Plus qu’une alerte, ce film est un manifeste : celui des pionniers de l’écologie en Afrique », a expliqué la réalisatrice.
 

Ce n’est pas la première fois qu’elle s’empare d’un tel sujet : l’ex-ministre déléguée à la Francophonie est habituée à traiter des thèmes forts, que ce soit au travers de documentaires comme dans la fiction, avec des films comme l’émouvant Inch’Allah Dimanche (2001).

L’identité et la mémoire sont au cœur de son travail. C’est en voyant, adolescente, le film America, America d’Elia Kazan (1963), racontant le périple d’un Grec voulant émigrer vers New York, qu’elle commence à s’intéresser aux minorités : « Je me suis dit : ‘C’est formidable ! Un héros peut être issu de l’immigration !’ » 
 

Présentatrice, productrice et femme politique, Yamina Benguigui est avant tout une réalisatrice engagée. Née dans une famille algérienne installée en France, celle qui se définit comme une « accoucheuse de mémoire » n’a eu de cesse de s’intéresser aux immigrés et à la condition féminine et ce, dès ses premiers travaux. 
 

Après son documentaire remarqué Femmes d’islam (1994, photo), qui donne la parole à des musulmanes à travers le monde, elle fait de nouveau parler d’elle avec l’ambitieux Mémoires d’immigrés en 1997, une histoire de la communauté maghrébine en France, sur plusieurs générations.

Tout comme, dix ans plus tard, avec 9/3. Mémoire d'un territoire, un documentaire choc sur la Seine-Saint-Denis. 
 

Ses films, qui reçoivent de nombreux prix et qu’elle voit comme des « outils », ouvrent le débat.

« J’essaie de rendre visibles des choses qu’on ne veut pas voir », expliquait-elle au moment de la sortie de 9/3. Mémoire d'un territoire.

Un peu comme le changement climatique, que les sceptiques de tous bords préfèrent ignorer et qui est au cœur de son nouveau documentaire, Le Dernier Poumon du monde, à découvrir dès le 11 décembre sur CANAL+.
 

Le Dernier Poumon du monde de Yamina Benguigui, Documentaire, 80 min, le 11 décembre sur CANAL+ et myCANAL.