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Ça, c'est Paris !

Posté par Pierre Ménès le 2 décembre 2020

Pour être tout à fait franc, je ne croyais pas une seconde à la victoire du PSG à Old Trafford. Vu la piètre qualité des matchs proposés depuis le début de la saison, jamais je n’aurais pu imaginer que Paris évoluerait à ce niveau hier soir. Ce qui prouve aussi que parfois, ce n’est pas que dans les jambes. C’est aussi dans les têtes. Cela me rappelle un peu le groupe d’il y a deux ans avec Naples, Liverpool et l’Étoile Rouge. Les Parisiens avaient joué avec la peur et s’en étaient finalement sortis. C’est encore le cas cette saison, car en l’emportant 3-1 sur la pelouse de United, le PSG réalise un coup fumant en prenant l’avantage sur les Red Devils au goal-average particulier. Il lui suffit donc d’un match nul, la semaine prochaine au Parc face à une équipe de Basaksehir déjà éliminée, pour se qualifier, une victoire assurant même la première place du groupe aux hommes de Tuchel, quel que soit le résultat de Leipzig-MU. 

Comment en est-on arrivé là ? Eh bien déjà, en réalisant un super début de match. Les champions de France ont rapidement ouvert le score par Neymar, d’une demi-volée croisée en angle fermé. Au bout de vingt minutes de jeu, Paris a connu un coup de pompe qui a permis au pressing mancunien d’être plus efficace et à Rashford d’égaliser d’une frappe détournée dans son but par Danilo. Au repos, rien n’était fait et on pouvait juste se demander comment Fred pouvait encore être sur terrain. Pas tant pour ce coup de boule sur lequel, soyons honnête, Paredes vient le chercher et en fait des caisses - même si je note avec une certaine ironie qu’en général, ce genre de geste vaut systématiquement carton rouge en Coupe d’Europe. Mais bon.

En revanche, la semelle sur Paredes vaut rouge à elle seule et c’est pourtant l’Argentin qui récolte un carton. Et à ce moment-là, Solskjaer a fait une faute tactique majeure en laissant le Brésilien très nerveux sur la pelouse et ce dernier a fini par récolter un second jaune pour une faute dangereuse mais moins évidente sur Herrera. Le début de seconde période a été difficile pour les Parisiens, qui essayaient de marquer mais s’exposaient aux contres et MU a alors eu de grosses occases, dont ce petit lob piqué de Cavani qui termine sur la transversale et cette reprise de Martial dans la foulée que Marquinhos sauve en se jetant. Un tournant.

Fantastique Neymar

Car le PSG a ensuite repris les commandes du match, avec des joueurs qui m’ont étonné. Je n’étais pas fan de la titularisation de Diallo au poste de latéral gauche mais il a été super. Et puis Verratti, dont la tenue de balle au milieu modifie totalement le jeu de cette équipe. Paris a repris l’avantage sur un but tout en hargne de Marquinhos, qui a trompé De Gea en taclant. À ce moment-là, les deux formations étaient à égalité au goal average particulier mais les joueurs de la capitale ont réussi à marquer ce troisième but qui change tout sur une action exceptionnelle de Neymar, qui enchaîne trois dribbles dans son camp, ouvre pour Mbappé qui glisse à Rafinha dont l’amour de centre en retrait est poussé au fond par… Neymar. 

Si critiqué et parfois si critiquable, le Brésilien a totalement justifié son statut de star du foot avec un match fantastique, sans tomber dans les excès qui sont parfois les siens - trop de dribbles, individualisme - et a livré un beau duel à Mctominay qui lui aussi s’en est miraculeusement sorti sans un jaune. Et puis il inscrit deux buts. C’est dans ces matchs-là qu’on attend les grands joueurs et il a répondu présent. Maintenant, Paris doit finir le travail au Parc pour terminer premier de sa poule, bien se reposer et préparer la deuxième partie de saison. Et on verra un autre visage du PSG, même si celui que j’ai vu hier soir me convient très bien.

Je n’en dirai évidemment pas autant du Stade Rennais, auteur d’un match pathétique à Krasnodar, qui me semblait pourtant être une équipe parfaitement à sa portée. Mais bon, Hunou et Doku à l’âge qu’il a aujourd’hui ne suffisent pas offensivement en Ligue des Champions. D’autant plus quand Camavinga est dans le trou. Et puis sur le seul but du match, Berg qui à 34 ans prend de vitesse Da Silva, ce n’est pas normal. La très mauvaise passe de Rennes se poursuit avec cette élimination de toute compétition européenne qui va au moins permettre aux Bretons de se reconcentrer sur le championnat. 

Pierrot