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Lille et Lyon dans le tempo

Posté par Pierre Ménès le 6 décembre 2020

Ce dimanche a commencé par la plus grosse affiche de la journée, programmée par cette merveille de diffuseur qui ne paie pas ses factures et qui a donc préféré placer le match-phare de la journée à 13 heures pour des Chinois qui ne regardent pas et mettre Metz-Lyon à 21 heures. On n’est plus à une incompréhension près avec ces gens-là… D’autant que Lille avait joué jeudi à 21 heures et a donc eu du mal à se mettre en route, ce qui nous a donné une première mi-temps rigoureuse tactiquement mais décevante sur le plan du jeu. Après le repos, les Dogues ont fait la différence avec un premier but signé David, qui va beaucoup mieux - ce qui se voit d’ailleurs à l’œil nu tant il semble plus affûté qu’à son arrivée - d’une belle frappe sous la barre. 

Le second but nordiste est venu du duo turc Yilmaz-Yazici. Et j’avoue être amoureux du premier nommé, que j’ai comparé à Zlatan après le match face au Sparta jeudi dernier. Même s’il est un peu plus petit, il a beaucoup de points communs avec le Suédois, entre autres sa longévité, ses buts et cette rage de vaincre qui semble l’habiter en permanence. Et puis il râle tout le temps, comme Ibra ! Mais dans le bon sens, je trouve. En tout cas, cette victoire confirme les ambitions lilloises et à l’inverse, marque un coup d’arrêt pour une équipe de Monaco bien décevante.

À 15 heures, Angers l’a assez péniblement emporté face à Lorient. Après avoir rapidement ouvert le score par Fulgini, le SCO a ensuite manqué de réalisme, notamment Bahoken, face à une équipe lorientaise qui a réussi le prodige de dépenser 18 M€ sur deux attaquants qui n’ont plus marqué depuis le 15 octobre. Un but de Capelle en fin de match a conforté le succès angevin et confirmé la bonne forme actuelle des hommes de Moulin. Un résultat qui confirme aussi que les Merlus vont devoir lutter très fort jusqu’au bout pour sauver leur place en Ligue 1. L’affreux Dijon-Sainté s’est terminé par un vilain 0-0. Un match pendant lequel les Verts ont encore mis 70 minutes à cadrer une frappe. Les Stéphanois pourront se consoler en se disant qu’ils ne perdent plus, mais comme ils ne gagnent pas non plus… L’équipe récupère pourtant des blessés mais reste d’une insigne médiocrité. Quant au DFCO, sauver sa place en fin de saison relèvera du miracle. 

Au Matmut-Atlantique, Bordeaux-Brest a été un match assez serré, les Bretons ont cru ouvrir le score par Lasne sur un coup de pied arrêté, un but refusé pour un hors-jeu « spécial VAR » mais bien réel et le match a basculé sur un nouvel exploit de Ben Arfa. Je ne sais pas trop quoi penser de ce retour en grâce d’Hatem, que j’adore et qui a un talent fou - tout le monde le sait. Mais le mec a joué à peu près huit mois sur les trois dernières saisons et le voir planer sur les derniers matchs des Girondins me laisse quand même assez dubitatif sur le niveau des autres. Tant mieux pour Bordeaux, qui reste sur une belle série, joue de façon plus cohérente à défaut d’être brillante et prend des points, ce qui doit suffire au bonheur de Jean-Louis Gasset pour le moment.

Alleluia, match sordide et super-Toko

Et puis il y avait un match à qui perd, perd entre Nantes et Strasbourg. On pouvait penser que l’entraîneur qui perdrait serait très mal en point. Et c’est Gourcuff qui se retrouve en danger après une défaite 4-0 qui, et c’est sans doute le plus terrible, est bien payée tant les Alsaciens ont dominé le match de la tête et des épaules, obtenant deux penalties. Enfin, Alleluia, Thierry Laurey a peut-être compris que le Racing s’en sortirait en jouant un football offensif. Diallo, la trouvaille de dernier moment du club, a inscrit son 4e but de la saison, Thomasson, Sissoko et Simakan reviennent à un bon niveau… Strasbourg n’est pas encore tiré d’affaire, loin de là, mais il sort de la zone de relégation et c’est déjà un progrès.

Et puis, que dire du match de 17 heures entre Reims et Nice ? Peut-être qu’il n’y avait rien à voir, au propre comme au figuré avec le brouillard qui est tombé sur le stade. C’est probablement le match le plus sordide qu’on ait vu sur Canal depuis le début de la saison. Quelle que soit l’identité du mec assis sur le banc, le Gym joue toujours avec cinq absents et Reims est toujours incapable de marquer un but. Un match à oublier…

Et puis en soirée, Lyon est allé l’emporter à Metz de façon tout à fait logique. Pourtant, le match aurait pu tourner autrement si, dès la 6e minute, Boulaya n’avait pas vu son penalty, consécutif à une faute de Marcelo sur Nguette, être repoussé par Lopes. Après cet avertissement sans frais, les Gones ont pris le contrôle du match et ouvert le score par Depay d’une jolie frappe du droit sur un très bon service de Toko-Ekambi. L’ancien joueur de Villareal, très en verve en ce moment, a doublé la marque dès le début de seconde période et a inscrit ensuite son 7e but de la saison sur un bon service de Paqueta, avant que Cherki se fasse exclure de façon surréaliste par monsieur Abed.

Ce succès lyonnais en Lorraine est sans doute l’un des matchs les plus convaincants des hommes de Garcia et leur permet de grimper sur le podium. Après un début de saison compliqué, cet OL sans Coupe d’Europe à l’effectif fourni commence à tourner à plein régime et devrait pouvoir, cette saison, jouer les premiers rôles. Avec le PSG, Lille, Lyon et Marseille qui se tiennent en quatre points, cette saison de Ligue 1 particulière pourrait, à défaut d’être toujours très spectaculaire, nous offrir un suspense intéressant. C’est déjà ça.

Pierrot