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Lyon cauchemarde, Paris régale

Posté par Pierre Ménès le 15 Décembre 2019

Ce dimanche de clôture de la 18e journée est allé crescendo. On a commencé par un très mauvais match entre Bordeaux et Strasbourg. Laurey qui devait se passer de Simakan et Mothiba notamment, avait concocté une équipe calquée sur le dispositif des Girondins et cela a totalement perturbé cette équipe bordelaise qui, on le dit depuis plusieurs semaines, est très bien organisée mais manque cruellement d’inspiration. Il y a trop de joueurs mièvres avec le ballon, comme Benito par exemple, très souvent seul côté gauche et qui ne fait pas grand chose avec la balle. 

Les Alsaciens ont ouvert le score suite à un cafouillage dont Ajorque a profité. Derrière, Bordeaux a buté sur la défense du Racing, qui s’est finalement assez peu affolée, excepté sur la grosse occasion de Briand en fin de match sur laquelle l’attaquant girondin est surpris par le ballon. C’est une victoire assez méritée pour une équipe alsacienne qui ne s’est jamais retrouvée hors de position. Strasbourg jouait le maintien il y a trois semaines et se retrouve aujourd’hui à 2 points de Bordeaux. On le dit chaque semaine, mais ce championnat est complètement timbré.

Et puis on attendait avec impatience l’alléchant Lyon-Rennes de 17h entre des Bretons de retour vers le haut du classement et des Rhodaniens qui avaient vécu un mardi contrasté entre leur qualification à l’arraché face à Leipzig et les incidents avec les supporters qui avaient suivi. Quelle influence ces derniers ont-ils eu sur la préparation psychologique du match de Depay ? Toujours est-il que le Néerlandais s’est fait les croisés tout seul en première mi-temps, imité en cela par Reine-Adélaïde. Bien au-delà de la défaite du jour, le constat est terrible pour l’OL, qui perd deux de ses meilleurs joueurs dont son capitaine et buteur. 

Privés de ces deux-là, Lyon dont le jeu offensif est tout sauf convaincant a aussi montré ses difficultés défensives, symbolisées par Andersen. Le plus gros transfert de l’histoire du club a tous les contours d’un flop. La façon dont il s’est fait éliminer par Camavinga sur le but est assez difficilement acceptable pour un supposé défenseur central de haut niveau. Cela n’enlève rien à la prestation des Rennais, dominateurs pendant tout le match, qui ont eu le plus d’occasions et se sont heurtés à Lopes ou ont manqué d’adresse et de réussite, comme sur cette reprise à bout portant de Niang sauvée par Rafael.

Camavinga, la brique et la rose

Et puis il y a eu Camavinga. Au-delà de son but, le gamin a éclaboussé le match de sa classe. Il joue souvent à une touche et même quand tu lui envoies une brique, il te rend une rose. C’est un joueur formidable, qui a en plus inscrit son premier but en Ligue 1. Et un but très important puisque le Stade Rennais est désormais très bien placé au classement, avec un match en moins à jouer à Nîmes en début d’année. 

Et puis en soirée, comme à chaque déplacement supposé difficile, on attendait le PSG au tournant. Sauf qu’on n’a rien vu, parce que Paris a ouvert le score au bout de 10 minutes sur une reprise de Paredes. Un but qui a précédé ce tacle insensé d’Aholou sur le même Paredes qui a valu l’exclusion au Stéphanois. Si l’Argentin avait eu un pied en contact avec le sol, il aurait été très gravement blessé. Avec un but de retard et en infériorité numérique, le match s’est transformé en chemin de croix pour les Verts, même si Bouanga en se débrouillant tout seul devant a eu quatre ou cinq assez belles occases. 

Mais voilà, Paris a bien corrigé les critiques émises à son encontre ces derniers temps, à commencer par le duo Neymar-Mbappé qui avait été vilipendé pour son attitude à Montpellier. Depuis, il y a eu deux matchs : Mbappé a mis quatre buts et deux passes décisives et Neymar a délivré quatre passes décisives. Le Brésilien, qui a envoyé un penalty sur le poteau, a été étincelant pendant tout ce match. A la création, mais aussi au niveau du travail défensif. Mêmes louanges pour Mbappé, auteur d’un doublé et impliqué dans le replacement. Quand on dit qu’on attend le PSG en 8e de finale de Ligue des Champions, j’ajouterais « le PSG avec ces deux joueurs ». 

Car il est évident que ce sont eux qui portent les plus grands espoirs de cette équipe parisienne, qui a évolué en 4-4-2 avec son quatuor offensif au grand complet, ce que Tuchel avait juré de ne jamais faire il y a trois semaines. Mais bon, le coach allemand prouve ainsi qu’il n’est pas buté. Et si les joueurs font les efforts comme ils l’ont fait hier soir à Geoffroy-Guichard, ce système est une vraie option. Peut-être pas dans un grand match de Coupe d’Europe, mais en championnat c’est une certitude.

Pierrot