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Paris cale, Marseille en embuscade

Posté par Pierre Ménès le 28 novembre 2020

Cette 12e journée a commencé vendredi avec le nul concédé par Rennes - parce que c’est comme ça qu’il faut présenter les choses - à Strasbourg. Le Racing qui a livré un match plutôt cohérent tant qu’il a évolué à onze, ouvrant le score sur un centre à ras de terre au premier poteau de Lala pour Thomasson. Et puis il y a eu ce ballon prolongé de la tête par Nzonzi qui a lancé Guirassy vers le but avant que l’attaquant breton soit taclé par derrière par Mitrovic. Carton rouge très mérité. À partir de là, Les Alsaciens n’ont fait que de la résistance et subi l’égalisation bretonne sur une tête d’Hunou sur laquelle Kawashima n’est pas très heureux. Hunou qui a encore touché le poteau de la tête en fin de match, avant que Léa-Siliki n’envoie la sienne à quelques millimètres du même poteau. 

À l’arrivée, Strasbourg a arraché un point, mais est-ce que le fait d’être à dix contre onze justifie de souffrir autant et d’être aussi recroquevillé sur son but, je n’en suis pas certain. Maintenant, il faut aussi reconnaître que les Alsaciens ne sont pas dans une période de grande confiance. Comme les Rennais s’ailleurs, dont on ne dira jamais assez combien cette Ligue des Champions leur fait du mal. La grande question est de savoir si Laurey sera encore longtemps l’entraîneur du Racing. Il le sera le week-end prochain à Nantes mais pour sauver sa peau, il faudra que Strasbourg se sorte de cette place de relégable. Cela passe par prendre des points et si possible, pas un par un. 

Samedi après-midi, on a enfin vu Marseille jouer au football. Et cela fait plaisir. Thauvin, Payet et Benedetto sur penalty ont marqué, Lafont a été très bon - un des rares nantais à faire un match digne de ce nom. On a vu des Olympiens pimpants, qui ont joué au foot et qui se sont lâchés et on a juste envie de leur demander pourquoi ils n’ont pas fait ça contre Porto ! Maintenant, c’est la quatrième victoire consécutive de l’OM, qui est aussi à quatre défaites consécutives en Ligue des Champions. Ce qui prouve que cette équipe parvient à faire la part des choses entre les deux compètes. Et cela leur réussit car avec le nul du PSG en soirée, les joueurs de Villas-Boas sont virtuellement leaders de Ligue 1. Seulement, les deux matchs en retard des Marseillais auront lieu en 2021 donc il faudra voir si Paris est toujours à portée de fusil à ce moment-là. 

Pas le vrai Mbappé

Le PSG, parlons-en. D’abord pour signaler la belle prestation des Girondins, qui auraient certes pu perdre le match vu le nombre d’occasions que s’est créé le PSG mais qui a montré de belles aptitudes dans le jeu et des moyens offensifs qu’on ne soupçonnait pas. Après trois défaites consécutives, on pouvait être inquiet pour les Girondins qui devaient se déplacer consécutivement à Rennes et à Paris. Au final, ils ont pris 4 points, avec une qualité de jeu intéressante. Encore une fois, Gasset a trouvé la solution, bravo à lui. Côté bordelais, le match a été animé dans toutes les zones du terrain par Ben Arfa. 

Après l’ouverture du score girondine sur un CSC du jeune Pembélé pressé par Maja, c’est lui qui perd le ballon devant Neymar, qui va obtenir avec l’aide de la VAR un penalty très justifié et transformé par le Brésilien. Une minute plus tard, nouvelle action avec un bon « une-deux talonnade » Neymar-Mbappé qui se termine par une frappe de Ney repoussée par Costil sur Keane qui donne l’avantage à Paris. Sans être ébouriffante, La première mi-temps des joueurs de la capitale ressemblait à quelque chose. Malheureusement, la seconde n’a ressemblé à rien. 

Avec encore une fois des joueurs très loin de leur meilleure forme, je pense notamment à Mbappé qui a beaucoup de mal à retrouver du rythme après sa blessure. Appréhension ? Coup de pompe ? Coup de blues ? Je ne sais pas mais il est évident que ce n’est pas le vrai Mbappé que l’on voit depuis son retour de sélection. Neymar a fait une bonne première période mais s’est éteint physiquement en seconde. Il faut cependant lui concéder que, même lorsqu’il n’est pas bien physiquement, il continue à tenter des choses. Quant à Di Maria, pour le peu qu’il a joué, il a été inexistant. 

Le PSG joue évidemment mieux avec Verratti. Sans le petit Italien, on retrouve la même inconsistance chronique au milieu avec des joueurs qui ne savent ni attaquer ni défendre, ce qui est problématique pour un club de ce niveau. Dans un championnat qui lui est promis, ce nul est une péripétie. Mais maintenant, Paris va jouer sa saison mercredi à Old Trafford. Si les joueurs de Tuchel reproduisent la même première mi-temps que face à Bordeaux, ils auront une chance. Si c’est la deuxième, ils prendront peut-être une fessée historique. Et la colère de Tuchel après le match était parfaitement justifiée. Il n’y a pas de discipline dans cette équipe et c’est quand même un peu de sa faute. 

Pierrot