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Paris comme d'habitude

Posté par Pierre Ménès le 13 janvier 2021

Le PSG a donc remporté son dixième Trophée des Champions, le huitième consécutivement, au terme d’un match assez moyen. C’était le troisième en huit jours après cette courte trêve hivernale et il faudra m’expliquer l’utilité, en cette année si spéciale, d’avoir maintenu cette rencontre qui n’a fait qu’ajouter de la fatigue à la fatigue. Paris a gagné et pourtant, on a eu droit à un tout petit PSG, qui a joué sur un rythme qu’on peut qualifier de « pépère » si on veut être gentil et de « médiocre » si on veut être méchant. 

Avec une aberration, à savoir ce repositionnement de Verratti au poste de numéro 10 opéré par Pochettino. L’Italien n’a pas les qualités pour jouer à ce poste, il ne touche pas assez la balle et je le trouve bien meilleur et bien plus utile lorsqu’il joue plus bas. Heureusement pour les Parisiens, les Olympiens avaient décidé de ne pas jouer en première période. Mis à part Rongier qui a déclenché plusieurs fois un pressing frénétique, les autres reculaient systématiquement de vingt mètres dès que Paredes recevait le ballon. 

Le PSG a donc pris le match en main et s’est d’abord vu refuser deux buts pour hors-jeu. Mais on sentait bien que l’ouverture du score du champion de France était inéluctable et elle est arrivée sur un très bon centre de Di Maria, la tête d’Icardi étant détournée sur le poteau par Mandanda avant que l’Argentin ne la pousse au fond. Le même Icardi qui a envoyé une très belle frappe du gauche sur la barre quelques minutes plus tard. Après le repos, Villas-Boas a corrigé le tir en faisant rentrer Benedetto et Sanson pour essayer de jouer au foot.

Alvaro, dangereux et violent

Mais la possession de balle restait à 65% en faveur du PSG et l’OM ne se créait pas vraiment d’occasions, mis à part une volée de Caleta-Car bien bloquée par Navas. Et Paris a fini par faire le break sur penalty. J’ai du mal à comprendre pourquoi monsieur Buquet - l’un de nos bons arbitres - et la VAR ont eu besoin de trois minutes pour l’accorder tant il était évident, même à vitesse réelle. Penalty transformé comme d’habitude avec une aisance déconcertante par Neymar qui était entré en jeu. Une entrée relativement intéressante du Brésilien, même s’il a semblé empâté sur ses premiers ballons. Ensuite, il a réussi à se mettre dans le sens du jeu mais s’est heurté plusieurs fois à un Alvaro méchant. 

Entre son traitement de faveur sur Neymar et l’obstruction sur Mbappé en première période, il faut m’expliquer comment le défenseur espagnol a pu terminer ce match. Je trouve qu’on est d’une mansuétude absolument invraisemblable avec ce joueur, qui est dangereux et violent. À 2-0, Germain est entré et les Marseillais ont réduit le score sur un joli centre de Thauvin - que j’ai trouvé plutôt en jambes - coupé par Payet au premier poteau. Mais à part deux frappes pour effrayer les pigeons de Sakaï et Thauvin dans les ultimes instants, il n’y a pas eu d’occasion d’égaliser pour les Olympiens dans le temps additionnel. 

C’est donc une petite victoire pour un petit PSG, dont la principale satisfaction réside dans le fait que quatre joueurs ont retrouvé les terrains : Kurzawa, Kimpembé, Danilo et Neymar. Paris va désormais entrer dans une période à un seul match par semaine, ce qui va permettre à l’équipe de mieux récupérer et mieux travailler avec Pochettino. Parce que pour l’instant, ce que montre la formation francilienne est clairement insuffisant. 

Pierrot