Lyon n'y arrive pas

Posté par Pierre Ménès le 19 Octobre 2019

Le PSG a ouvert cette 10e journée en l’emportant largement à Nice, dans un match où il n’y aurait finalement pas eu grand chose à dire sans le one man show de l’éternel et épouvantable François Letexier, qui a mis le feu aux poudres en expulsant coup sur coup Hérelle puis Cyprien, avec un manque de psychologie absurde. Si c’était la première fois, on pourrait lui pardonner. Mais c’est quelque chose de récurrent chez lui et, pour en avoir discuté avec Pat’ Vieira après le match, c’est visiblement très récurrent avec Nice. Alors évidemment, certains clubs sont paranos là-dessus, mais ils ne le sont pas tous non plus. D’autant que j’ai aussi parlé avec Cyprien et que ce dernier m’a confié qu’il n’avait pas insulté l’arbitre et avait simplement dit : « Mais il n’y a pas faute, là ? » 

Avant cet incident, le PSG avait fourni une première période remarquable. Les deux équipes étaient très handicapées par les absences mais il faut croire qu’un PSG handicapé est très nettement supérieur à toute autre équipe dans la même situation. Di Maria a inscrit deux buts sublimes, le premier sur une ouverture à une touche de balle parfaite d’Icardi suivi d’un face-à-face avec Benitez conclu par une frappe enroulée pied gauche, le second sur un lob sans angle insensé. Nice était hors du coup, à l’agonie défensivement avec notamment Sarr, que Vieira s’entête à aligner à un poste de latéral gauche pour lequel il n’a aucune aptitude. 

Tuchel, en pleine gestion de son effectif entre les matchs internationaux, les Brésiliens qui sont allés jouer à Singapour et la Ligue des Champions qui revient dès mardi, avait décidé de faire jouer Thiago Silva pendant une mi-temps, Marquinhos jouant l’autre. « Marqui » qui est mal entré dans ce match avec une mauvaise passe en retrait puis un mauvais renvoi qui a permis à Ganago de réduire le score. On a ensuite eu droit à cinq minutes de fougue niçoise avant que monsieur Letexier n’entre en scène. A onze contre neuf, c’est devenu trop facile pour Paris et pour Mbappé qui, en dix minutes de présence, a tiré quatre fois, marqué et délivré une passe décisive pour Icardi. 

Dans l’après-midi, on attendait avec intérêt les débuts de Garcia à Lyon. Un Rudi Garcia pour le moins mal accueilli par le public du Groupama Stadium. Même remarque que lorsque le public du Parc avait sifflé Neymar : il faut savoir ce qu’on veut. C’est d’autant plus bête qu’avant, Garcia était un adversaire de l’OL, je ne vois pas pourquoi il aurait envoyé des bisous et fait des papouilles aux supporters lyonnais. Aujourd’hui, il est l’entraîneur de l’Olympique Lyonnais, que cela leur plaise ou non, il est dans l’intérêt de tous que cela fonctionne. Maintenant, soyons très clairs : face à Dijon, cela n’a pas fonctionné.

Reims sur le podium

Surtout au cours d’une première période absolument horrible, avec des Lyonnais qui avaient l’air presque déboussolés de devoir rejouer au football, avec un dispositif plus offensif que sous Sylvinho. C’était bien mieux en seconde période, les Rhodaniens se sont créés pas mal d’occasions mais sont tombés sur une équipe dijonnaise valeureuse et un Gomis en feu dans les buts. L’OL en est donc à plus de 300 minutes sans marquer, huit matchs sans victoire, il occupe la 16e place du classement et pourrait même être relégable selon les résultats de dimanche. Des débuts compliqués pour Garcia… 

En soirée, tous les poursuivants du PSG ont perdu. Réduit à dix à l’heure de jeu après l’expulsion justifiée de Wague, Nantes s’est incliné à Metz après un match assez pauvre en occasions, sur le 7e but de Diallo. Même score pour Angers, défait à domicile par des Brestois sauvés à plusieurs reprises par un Larsonneur des grands soirs et qui ont inscrit le seul but du match sur une jolie demi-volée fouettée de Cardona. Et puis Lille a également chuté dans un match moins serré que ne l’indique le score, face à une équipe toulousaine qui a profité à plein de « l’effet Kombouaré ». 

Les Violets ont largement dominé cette rencontre, touchant deux fois les montants avant le repos sur un retourné de Sanogo et une frappe de Gradel, avant de trouver l’ouverture après sur une tête de Sanogo à la réception d’un centre parfait de Dossevi. Les Lillois sont alors un peu sortis de leur torpeur mais ont été « trahis » par les deux mains de Pied, qui ont provoqué un penalty chacune. Gradel a transformé le premier avant d’envoyer le second au-dessus de la transversale au terme d’une course d’élan très étrange… Ce résultat est évidemment précieux pour le Téfécé qui fait un bond au classement et inquiétant pour le LOSC avant de recevoir Valence en Ligue des Champions, mercredi. 

Et puis Reims s’est emparé de la 3e place du classement grâce à son succès mérité face à Montpellier. Placés sur orbite dès la 2e minute de jeu et cette tête victorieuse d’Abdelhamid sur corner, les hommes de Guion ont copieusement dominé des Héraultais qui auront donné l’impression de ne jamais véritablement entrer dans leur match. Enfin, on notera l’abnégation des Amiénois, menés aux Costières sur un but de Martinez peu avant la pause et qui, après s’être vus refuser un penalty par la VAR à la 90e minute, ont trouvé les ressources pour égaliser à la 95e sur un but à l’arraché de Calabresi. 

Pierrot