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Paris l'a fait !

Posté par Pierre Ménès le 11 mars 2020

Je ne le sentais pas du tout, ce match. Huis clos, suspension de Verratti, absence de Thiago Silva qui est toujours très précieux dans le domaine aérien, angine pour Mbappé… Tout semblait en place pour un quatrième échec consécutif en 8e de finale de Ligue des Champions. Et puis, dès le coup d’envoi, on a retrouvé le PSG du début de la campagne européenne. Celui de Madrid, de Galatasaray. Sérieux, pas forcément brillantissime mais solidaire et collectif. Tout ce qu’on voit assez peu souvent en Ligue 1, où il est évident que le talent individuel des joueurs permet au champion de France de faire très facilement la différence. 

Cette soirée a été invraisemblable, avec les milliers de supporters parisiens massés derrière Auteuil, auxquels les joueurs ont rendu un vibrant hommage à la fin du match. La première mi-temps a été parfaite. Au niveau de la possession de balle, de la rigueur défensive, de l’agressivité au milieu… et de l’efficacité. Parce que finalement, Paris a trois occases en première période : le tir croisé de Cavani détourné du pied par Burki et les deux buts, la tête plongeante de Neymar sur le corner de Di Maria et la déviation de Bernat - déjà auteur de trois buts l’an passé en LDC - sur un centre de Sarabia.

En seconde période, le contexte et le fait que Paris n’avait qu’un seul but d’avance et restait sous la menace d’une réduction du score des Allemands qui aurait mené à une prolongation, a un peu tendu les Parisiens. J’avoue que je n’ai pas été foufou du remplacement de Sarabia par Mbappé. Je trouvais que c’était une drôle d’idée mais au final, Mbappé s’est bien fondu dans le collectif défensif. On l’a parfois vu quasiment en position d’arrière gauche, où il a gratté des ballons - la preuve qu’il sait le faire. Au rayon des satisfactions parisiennes, il y a évidemment la charnière. Marquinhos a été un vrai capitaine et on n’avait plus vu Kimpembé à ce niveau depuis le PSG-Barça de 2017 où il avait bouffé Messi. Cette fois, c’est Haaland qu’il a mis dans sa poche. 

Le duo de milieux défensifs a également brillé. Gueye a souvent été au pressing et Paredes qui, on est bien d’accord, ne fait rien d’extravagant avec la balle, est toujours disponible et apporte un peu de vice et de méchanceté dans cette équipe qui en manque tant. Et puis on voulait voir Neymar dans un match à élimination directe avec Paris. On l’a vu : un but à l’aller, un au retour. Ses larmes de joie à la fin du match en disent long sur son investissement. On a tellement douté, on a tellement dit qu’il n’était qu’un mercenaire de passage… Les images qu’on a vues montrent clairement le contraire. 

Après, c’était un huis clos. Même si les supporters ont fait du bruit derrière la tribune Auteuil, ce n’était vraiment pas un match comme les autres. On est à peu près sûr que le match aller des quarts de finale se jouera aussi à huis clos. Il faut espérer que le PSG recevra au retour. Il faut aussi espérer que cette Ligue des Champions aille à son terme et ne soit pas annulée, au cas où le coronavirus progresserait de manière importante. Parce que bon, si Paris se retrouvait encore qualifié dans une édition de la LDC qui ne connaîtrait pas de vainqueur, ce serait une nouvelle preuve d’une poisse invraisemblable. 

Pierrot