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Paris vous salue bien

Posté par Pierre Ménès le 16 octobre 2020

La septième journée vient à peine de commencer et les deux défaites initiales du PSG semblent déjà bien loin puisque le champion en titre est revenu à la hauteur de Rennes au classement. Rennes qui a été accroché à Dijon dans un match où les Bretons ont manqué de tranchant offensif. Au milieu de terrain, Camavinga et Nzonzi qui avaient joué avec les Bleus il y a quarante-huit heures avaient évidemment été laissés sur le banc, ce qui a permis à Grenier de sortir du placard. Les hommes de Stéphan ont ouvert le score par Terrier en première période et paraissaient très sereins. Mais sur un bel exploit individuel de Baldé, les Dijonnais sont parvenus à égaliser. Derrière, les Rennais n’ont pas eu l’imagination ni les ressources offensives pour faire pencher la balance de leur côté et concèdent leur deuxième nul consécutif. Maintenant, l’important c’est le match de mardi face à Krasnodar.

Et puis en soirée, le PSG se déplaçait à Nîmes avec onze joueurs en moins au bout de dix minutes de jeu puisque Paredes, touché aux ischios, a dû laisser sa place à Herrera. Le PSG, comme d’autres équipes, a payé cette programmation absolument délirante de la Ligue de faire jouer deux des meilleures équipes du championnat deux jours après des matchs internationaux qui concernaient une bonne partie de leurs joueurs. Neymar était resté à la maison, sans parler des joueurs qui se sont blessés en sélection, comme Verratti. 

Malgré cela, Paris a gagné 4-0, Reynet a fait un super match et il y a eu trois poteaux. Cela démontre l’effrayante marge dont dispose le PSG par rapport à des équipes comme Nîmes, elle aussi amoindrie il faut le reconnaître. Il y avait 1-0 à la mi-temps et les Gardois pouvaient remercier Reynet, qui avait multiplié les arrêts, notamment sur deux têtes - oui, oui - de Mbappé et un duel gagné face à Kean. Et finalement, sur un décalage parfait de Rafinha sur une relance de Navas, Mbappé a dribblé Reynet et marqué du gauche dans le but vide. Cette passe de Rafinha, je n’ai pas souvenir - loin de moi l’idée de polémiquer, mais quand même un peu - d’avoir jamais vu Griezmann en donner une comme de cette qualité à Mbappé avec les Bleus. Peut-être qu’un jour, il faudra se poser les bonnes questions à ce niveau-là...

La deuxième mi-temps a été plus brouillonne, mais quand Paris a 70% de possession de balle, l’équipe adverse, qui était en plus en infériorité numérique après l’expulsion plus que méritée de Landre qui avait essuyé ses crampons sur le ventre de Rafinha - au point de faire saigner l’ancien joueur du Barça - explose physiquement et prend le bouillon. Florenzi de la tête, Mbappé bien servi par Sarabia et le même Sarabia ont alourdi la note en fin de match. Le PSG qui a désormais la certitude d’avoir fait une bonne pioche au poste de latéral droit avec Florenzi, qui a été sublime dans ce match, par ses centres, son but et ses deux poteaux. 

Pierrot