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Sainté s'affirme, Nice s'effondre

Posté par Pierre Ménès le 12 septembre 2020

Il y a eu quatre matchs cette semaine, des matchs de la deuxième journée, de la troisième aussi… Bref, le gigantesque foutoir de cette reprise de la Ligue 1. Et on va parler franchement : sur ces quatre rencontres, il y a eu trois purges et un bon match. La première purge a eu lieu à Lens, où le PSG a subi sa première défaite de la saison dès sa première rencontre, en ayant eu le ballon pendant 78% de la partie mais en n’en faisant absolument rien. La faute à une ligne d’attaque composée de gamins pas du tout prêts à évoluer à ce niveau et d’un scandaleux fantôme nommé Sarabia.

Une énorme boulette de Bulka a permis à un très bon Ganago de sceller le score. Paris ressemblait un peu à une Bentley, avec le cuir et la ronce de noyer, mais avec un moteur de Twingo. Alors j’entends ceux qui me disent qu’il y avait beaucoup d’internationaux sur le terrain. Certes, mais il n’y avait personne en attaque. Et quand tu vois la compo du milieu, je ne sais pas combien Gueye, Verratti et Herrera pèsent en terme de buts par saison, mais ça ne doit pas dépasser les deux unités. C’était compliqué pour Paris et cela risque de l’être encore ce soir pour PSG-OM car, même si Neymar et Di Maria sont disponibles, après quinze jours sans jouer ils risquent d’être très justes au niveau physique. 

La deuxième purge est arrivée 24 heures plus tard au Matmut Atlantique, avec un Bordeaux-Lyon minable. L’OL alignait pourtant ses trois attaquants titulaires mais ils ont tous été pathétiques. Depay a visiblement la tête déjà à Barcelone, Dembélé était hors du coup et Toko-Ekambi a fait preuve d’une pauvreté technique assez sidérante. En face, les Girondins ont fait ce qu’ils pouvaient : défendre. La charnière Koscielny-Baysse n’est sans doute pas la plus rapide de Ligue 1, mais elle fait le taf. Maintenant, quand tu es (télé)spectateur et que tu te farcis ça, c’est extrêmement pénible.

Les gugusses de la VAR

Et puis je n’attendais pas monts et merveilles du Sainté-Strasbourg de samedi soir et de fait, on a eu droit à notre troisième purge en trois jours. Les verts ont globalement dominé ce match et auraient pu obtenir un penalty pour le tacle dangereux de Sissoko sur Nordin en première période, mais n’auraient pas dû l’obtenir en seconde période pour la main de Djiku car Aby le pousse clairement dans le dos. Je trouve incroyable de donner péno sur la conséquence d’une faute subie. Mais visiblement, Monsieur Wattellier et les gugusses de la VAR ont trouvé ça tout à fait normal. Le péno a été transformé par Bouanga, qui a ensuite mystifié Caci dans la surface avant de centrer en retrait pour la reprise de Camara. 

Les Verts ont montré beaucoup d’agressivité - de bonne agressivité -, de motivation et d’énergie. Tout le contraire d’une équipe alsacienne qui avait fait une première mi-temps à peu près cohérente sur le plan défensif et qui a été lamentable en seconde. Tu te demandes comment cette équipe peut marquer un but tant c’est léger devant. On pouvait penser que le dispositif de Laurey avec Waris à droite et Zohi à gauche allait permettre à Ajorque d’être alimenté en ballons. Il n’en a pas eu un. Cela fait trois défaites consécutives pour le Racing qui a tout intérêt à se réveiller le week-end prochain face à Dijon.

Finalement, le seul bon match a eu lieu à Montpellier. Très nettement dominés à Rennes lors de la dernière journée, les Héraultais ont fait subir la même chose aux Niçois. Sans un Benitez en état de grâce, les Aiglons auraient pu subir une défaite monstrueuse. Car le portier azuréen a encaissé trois buts. Le premier par Laborde d’une jolie reprise du gauche sur une remise de la tête de Delort, le second et le troisième signés Congré. Nice qui n’avait pas convaincu malgré ses deux victoires en deux matchs, inquiète déjà tant cette équipe a semblé sans idée, sans physique et sans enthousiasme. Tout l’inverse des Montpelliérains qui ont fait preuve d’une belle tonicité, avec ce duo Delort-Laborde qui fonctionne toujours aussi bien. 

Allez, à ce soir après le Classique…

Pierrot