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Statu quo pour le quatuor

Posté par Pierre Ménès le 3 février 2021

Pour ne rien vous cacher, suivre une journée à deux fois cinq matchs, ce n’est déjà pas facile en étant chez moi. C’est encore plus difficile quand je suis en plateau à Canal. Alors je vais me focaliser sur les équipes de tête pour la simple et bonne raison que ce sont les seuls matchs que j’ai pu suivre. Et je vais attaquer avec Lille, qui a livré un match vraiment impressionnant à Bordeaux. Longtemps, les Girondins ont été solides et ressortaient bien le ballon de derrière - ce qu’ils font de mieux en mieux - mais le problème est toujours le même : devant, il n’y a rien. C’est compliqué d’obtenir des résultats en ne s’appuyant que sur la défense. 

On avait vu l’équipe de Gasset céder contre le cours du jeu à Lyon et hier soir, l’ouverture du score de Yazici sur un super débordement de Bamba arrive dans une période où les deux équipes faisaient jeu égal. Après cela, la puissance et le jeu lillois ont fait la différence, avec deux buts supplémentaires signés Weah et David. Le LOSC conserve donc son avance sur ses poursuivants et autant on pouvait dire ces dernières semaines que Lille gagnait sans convaincre, autant sur ce match, ils ont gagné ET convaincu. C’est très encourageant pour la suite de la saison des Nordistes.

Je n’ai quasiment rien vu du match de Lyon mais de ce que j’ai pu en entendre et de ce que dit le score, c’est une petite victoire pour les joueurs de Garcia, obtenue sur un but inscrit par Paqueta, son second sous le maillot rhodanien. Même s’il est vrai que Dijon a retrouvé une forme de solidité défensive, les Bourguignons ont toujours autant de mal à marquer. Du côté des Gones, il y a aussi des matchs où il faut accepter de prendre les trois points sans convaincre, même si cela fait deux fois de suite pour l’OL…

Je pense fort à Jeff…

À Louis II, Monaco a battu assez difficilement Nice. Les Aiglons qui enchaînent les défaites et les matchs cataclysmiques depuis des semaines, ont cette fois livré une prestation de bonne tenue. Ils ont concédé un penalty pour une faute stupide de Ndoye sur Caio Henrique, transformé par Ben Yedder mais ont réussi à égaliser sur une belle frappe de Reine-Adélaïde sur le poteau reprise par Lees-Melou. Seulement, quatre minutes plus tard ils ont encaissé un coup-franc supersonique de Ben Yedder, chronométré à 108 km/h. 

C’est le sixième succès de suite pour l’ASM, qui a donc marqué sur deux coups de pied arrêtés. Cela fait 22 buts sur 46 inscrits de cette façon pour les Monégasques, ce qui est assez énorme. En fin de rencontre, les joueurs de Kovac ont eu d’autres occases, avec notamment un tir de Golovin sur la barre. Mais on ne peut parler de ce match sans évoquer la blessure horrible de Reine-Adélaïde. Je ne suis pas médecin, mais on a eu la même réaction avec Habib sur le plateau : je pense que c’est plus grave que les croisés et que la rotule a également bougé. On attendra les examens médicaux mais en attendant, je pense fort à Jeff. 

Je ne crois pas qu’on puisse encore parler de l’OM comme d’une équipe de tête vu sa neuvième place au classement - même avec deux matchs en retard - mais on attendait quand même de voir la réaction de l’équipe phocéenne après les incidents à la Commanderie et le report du match contre Rennes, ainsi que la démission de Villas-Boas. Les joueurs de son successeur (provisoire) Nasser Larguet menaient 2-0 au repos, contre le cours du jeu car les Lensois étaient beaucoup plus séduisants et vifs.

Paris médiocre et ennuyeux

L’OM a pris un double avantage juste avant la mi-temps grâce à un très joli but de Thauvin et à la première réalisation de Milik, dans le plus pur style « chasseur de buts ». Mais après le repos, Sotoca et Medina d’une très belle reprise vaguement en talonnade ont permis au Racing de revenir au score en un quart d’heure avant que les Sang et Or ne fassent vivre une fin de match très pénible aux Olympiens qui, à l’arrivée, s’en tirent plutôt bien avec ce match nul. 

Enfin, Paris a battu Nîmes à l’issue d’un match médiocre et ennuyeux. Il faut dire que Nîmes a attendu d’être mené 2-0 pour arrêter de défendre à neuf. L’ouverture du score est venue d’une mauvaise passe de Fomba interceptée et convertie par Di Maria. Dans une sale période ces derniers temps, l’Argentin a ensuite délivré un délice de passe décisive pour le second but signé Sarabia avant que Mbappé, au cœur d’une bonne période nîmoise, ne donne trois buts d’avance à Paris d’une jolie frappe enroulée des vingt mètres. 

Un but qui ne solutionne pas le « problème Mbappé » dans cette équipe, avec ce positionnement bizarre d’attaquant axe gauche où il s’est retrouvé dans la nasse entre quatre défenseurs nîmois. Maintenant, tirer des conclusions sur ce match alors qu’il manquait sept titulaires me paraît nul et non avenu. On jugera le club de la capitale lors du Classico, qu’on aura le bonheur de vivre sur Canal dimanche soir. Un match qui, je l’espère, fera une belle audience chez nous pour, peut-être, redonner envie à tout le monde d’investir à nouveau dans le foot français... 

Pierrot