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Valentina Nappi, La Main de Dieu

Faut-il encore présenter Valentina Nappi ? De par sa beauté froide et naturelle, sa détermination à toute épreuve et son attitude authentique, l’actrice italienne a su s’exporter à l’international en explorant toutes les facettes de sa sexualité avec une curiosité insatiable et un désir du travail bien fait. De son appétence pour l’art sous toutes ses formes jusqu’à son désir de repousser les frontières de la sexualité humaine, « L’intellectuelle du porno » nous explique sa passion pour son métier dans une interview sans détour et avec l’esprit cash qu’on lui connaît.

Valentina, vous êtes l’actrice italienne la plus célèbre au monde. Comment expliquez-vous votre succès à l’international ?

Je suis quelqu’un de vraiment déterminée. Déterminée à réussir et à obtenir ce que je veux. Dans la vie tout le monde aime le sexe, et donc certaines personnes veulent commencer à tourner du porno. Mais le considérer comme une carrière et décider de faire des sacrifices, que ça fasse partie de votre vie personnelle, là c’est différent. Je ne suis pas vraiment une personne « fun » : je ne sors pas beaucoup, je n'ai pas une vie sociale très active, donc tout ce que je fais c'est essentiellement travailler. Je pense aussi que j'ai eu de la chance. Il y a toujours une part de chance car il y a tellement de belles filles dans l’industrie ! Et il y a d’autres filles qui sont peut-être meilleures actrices ou plus à l’aise avec certaines pratiques. Mais je pense que je travaille plus dur que les autres, et c'est ce qui a fait la différence.

Je peux aussi faire n'importe quel type de scène, des scènes considérées comme hardcore par exemple, même si je n'ai jamais fait de bondage extrême et que j’ai à peine fait de la double anale. Mais je peux aussi faire des scènes romantiques, des scènes gonzo… J'ai même récemment tourné dans un film grand public ! Donc maintenant je peux vraiment jouer la comédie, faire un peu de tout.

Je sais que vous aimiez beaucoup Sasha Grey. Est-ce que vous pourriez suivre le même parcours qu’elle professionnellement et devenir actrice de cinéma grand public par exemple ?

Non, absolument pas ! J'étais fan de Sasha Grey avant de me lancer dans le porno parce qu'elle était une si bonne performeuse. Mais je ne veux vraiment pas devenir comme elle. Et je ne veux surtout pas terminer ma carrière de la même manière. D’ailleurs la seule manière pour moi de terminer ma carrière, c’est si je perdais un bras ou une jambe. Quoique… Je pense que je continuerais quand même à tourner avec un seul bras !

La dernière fois que vous étiez à Paris vous nous aviez d’ailleurs dit que vous continueriez à tourner même sans aucun bras !

"Oui c’est vrai ! Je pense que je continuerais quand même à tourner avec un seul bras ! Mais si je dois prendre ma retraite un jour, alors je me retirerais complètement de la scène publique."

Vous n’en avez donc pas marre du sexe en général ?

J’ai beaucoup de mal à baiser en dehors du porno. Personne ne me demande ! Je dois toujours faire le premier pas car les gens sont trop intimidés. C’est compliqué et ça me frustre beaucoup. Maintenant je n’essaye même plus car je n’aime pas perdre mon temps. Pourtant ça serait bien une fois de temps en temps d’avoir des « sex friends ». En dehors du travail, sans caméra. Mais c’est difficile… D’ailleurs je trouve ça compliqué d’être autant excitée quand il n’y a pas de caméra qui nous filme.

Vous pensez que c’est parce que les hommes sont intimidés par vous et votre statut de porn star ?

Non, je ne pense pas. Cela a peut-être en partie à voir avec le fait qu’ils ont probablement regardé mon porno et se sont masturbés sur moi. Mais le vrai truc, c'est que quand on enlève tout le jeu de séduction pour les hommes, quand ils n'ont plus besoin de te conquérir, pour la plupart d'entre eux, ils perdent intérêt à avoir des relations sexuelles avec toi. Mais moi la seule séduction que je veux elle se passe sous les draps, pas avant ! Je ne peux pas savoir si je t’aime bien si on n'a pas encore eu de relations sexuelles.

Vous avez étudié l'art et en parlez souvent dans vos interviews. Considérez-vous le porno comme de l'art ? Êtes-vous une artiste ?

La question c’est : qu’est-ce que l’art ? Pour moi l'art c'est quand quelque chose te procure des émotions qui ne devraient pas être ressenties. Et je pense que le porno est en ce moment l'une des formes d'art les plus importantes. Parce que les êtres humains sont encore en train de faire face à leur sexualité et sont constamment en train de se questionner dessus. La plupart des gens ne la contrôlent pas. C’est une des raisons pour lesquelles je fais du porno et pour être honnête, je pense même que le X peut être plus important que la peinture ou la musique par exemple.

Parce que finalement, tout tourne autour du sexe dans la société actuelle ?

Les gens craignent de contrôler leur instinct. D’ailleurs ils pensent que comme je travaille dans le porno, je ne crois pas aux valeurs fortes. Pourtant j’accorde énormément d'importance à la famille. Moi-même je suis avec la même personne depuis 14 ans. Pour moi, le sexe est comme un espace où je peux explorer. Il s'agit de techniques sexuelles et de performances.

Oui je crois en l'amour. Oui je crois en la famille. Et c’est justement parce que je crois en ces choses que je sais que les humains devraient mieux connaître leur sexualité. Comme ça ils pourraient mieux la contrôler. Car malheureusement, même si nous devons parfois réprimer nos sentiments pour pouvoir les contrôler, en général la simple répression ne fonctionne pas. La seule « répression » qui puisse fonctionner est celle qui est basée sur la connaissance. Donc si nous la contrôlons mieux, alors nous pourrons être plus heureux. Nous ne devrions pas être contrôlés par nos instincts. Ça devrait être l’inverse. Et cela n'est possible que si l'on se connaît profondément. Et si l'on connaît profondément sa propre sexualité.

Alors est-ce qu’on peut dire que vous connaissez bien votre sexualité ?

Oh oui ! En tant que femme de 32 ans il y a tellement de choses je ne connaîtrais pas sur les humains et le sexe si je ne faisais pas de porno... C'est aussi une introspection et un voyage intérieur. Et il y a une autre raison pour laquelle j'ai commencé le porno : je voulais explorer des choses que je ne pouvais pas faire dans la vie de tous les jours. Mais il y a toujours plus de choses à apprendre.

Je crois que vous avez dit un jour que vous aimeriez faire du porno comme Maradona jouait au football. Naples vient d’ailleurs de gagner le championnat d’Italie, félicitations ! Pensez-vous qu'en fin de compte, vous avez joué comme Maradona dans votre carrière ?

Je ne suis jamais satisfaite. Je suis fière de mon travail et en même temps jamais complètement satisfaite. Mais ce n’est pas terminé. Je pense que j’ai au moins encore 15 bonnes années devant moi, ensuite nous verrons.

Que pensez-vous de la situation de l’industrie du X en ce moment ?

Nous sommes constamment censurés par les algorithmes. On se fait bannir sur TikTok, sur Instagram... Ce matin encore, TikTok a supprimé une photo où je ne montrais que mon visage, je ne parlais même pas ! C'était juste une de ces « trends » stupides. Toute la censure qui est appliquée en ce moment est faite par des machines. Alors que la machine est censée nous aider, eh bien elle nous baise ! Pourtant j'aimerais bien que les machines nous baisent, mais pas dans ce sens-là. Je préférerais au sens littéral du terme. Mais bref, il y a tellement de censure et de règles stupides en ce moment. Et il n'y en a jamais eu autant contre le porno, ça c'est sûr. J’espère que les choses s’amélioreront.

Si l’on revient sur vos goûts personnels, il me semble que vous aimez particulièrement regarder du porno gay entre hommes ?

Oui ! Mais le dernier truc entier que j'ai regardé, c’est un Hentai qu’un ami m’a donné. Je n'ai pas eu le temps de me masturber, mais cela m'a vraiment excitée…

Qu’est-ce que vous aimez tant dans le Hentai ?

Je veux explorer d'autres choses qui ne sont généralement pas possibles sans effets spéciaux. Et ce que j'aime dans le Hentaï et les dessins animés, c'est que les corps n'ont pas de limites. Parce qu'ils n'existent pas, on peut tout dessiner. Et, vous savez, la sexualité non plus n'a pas de limite. On peut tout créer et explorer l'inconnu.

"Alors que la machine est censée nous aider, eh bien elle nous baise ! Pourtant j'aimerais bien que les machines nous baisent, mais pas dans ce sens-là."

Une ville qui ne vous est pas inconnue, c’est Paris. Vous avez déjà tourné plusieurs films avec Dorcel notamment. Est-ce qu’il est prévu de tourner à nouveau dans la capitale ?

Ça fait longtemps que je ne suis pas retournée travailler à Paris. S’ils m’appellent, avec plaisir. C'est toujours sympa de tourner pour eux, surtout s'ils me donnent des belles bites.

Vous avez des acteurs Français favoris ?

Je n’ai plus vraiment de nom en tête. J’ai aussi eu du très mauvais sexe à Paris ! Mais ce qu'il y a de bien avec mon cerveau, c'est qu’il oublie quand c’est mauvais. Je me souviens seulement du meilleur. D’ailleurs je me souviens qu’en Espagne et en France vous avez toujours eu des bites énormes. Je rentrais toujours chez moi en me disant : « S’il vous plaît, je veux des bites moins grosses maintenant ! »

Mais je n’ai pas eu quelque chose d'énorme depuis un moment alors oui, s'il vous plaît, donnez-m’ en une grosse ! Mais la vérité c’est que j'aime toutes les bites. Les bites c'est comme les pizzas : parfois tu en veux une grande, parfois juste une part. C'est comme ça que je vois les choses.

"Les bites c'est comme les pizzas : parfois tu en veux une grande, parfois juste une part. C'est comme ça que je vois les choses."

Et en parlant de « belles bites », il me semble que vous avez une préférence pour les « BBC » ?

Non ce n’est pas vrai, ça n'a jamais été comme ça ! Tout dépend de la personne ! Il y a des BBC incroyables tout comme il y a des BBC que je ne supporte pas et c’est pareil avec des bites blanches, Il faut goûter à toutes les saveurs ! Au début de ma carrière, quand je suis arrivée aux États-Unis, toutes les filles ne tournaient pas avec des Noirs et moi, en tant qu'Européenne et Italienne, je n'arrivais pas à y croire. Je disais : "Tu es une salope. Tu prends tellement de bites. Quelle est la différence pour toi ? Tu crois que ça fait vraiment une différence ?! »

Aujourd’hui je pense que les choses se sont améliorées. Maintenant si une fille ne tourne pas avec des noirs, elle est considérée comme raciste, à juste titre. Mais j'ai l'impression que lorsque j'ai commencé à tourner aux États-Unis, ce n'était pas comme ça. C'était comme si tourner avec des Noirs était la chose que vous feriez plus tard dans votre carrière et c'était dégoûtant ! Il y a tellement de racisme autour de nous…

Quels sont vos nouveaux projets ?

Je veux explorer à travers les effets spéciaux toutes les choses que nous ne pouvons généralement pas faire. Je viens aussi d'ouvrir ma propre agence pour aider d'autres créatrices de contenus à réussir. Dans le futur, j'aimerais en ouvrir une autre à l'étranger parce qu'il n'y a pas vraiment de bonnes agences et que certaines sont un peu louches.

J'essaie de faire des choses qui sont liées au business tout en aidant aussi d'autres créatrices de contenus parce que je pense qu'en Europe, nous sommes un peu faiblards par rapport aux Etats-Unis. Les actrices aux États-Unis ont déjà cette mentalité d'entreprise lorsqu'il s'agit de créer du contenu. Aujourd’hui la réalité c’est que si vous voulez avoir du succès dans le monde entier, vous devez aller aux États-Unis pour tourner.

Un mot de la fin pour vos nombreux fans Français ?

"Vous avez de très grosses bites ! Et une nourriture in-cro-yable. Sinon je veux juste vous dire merci, merci de me soutenir. Vous me rendez fière. Merci de me donner tout ce sperme !"

Vous pouvez suivre Valentina sur Instagram et Twitter et découvrir son Tedx.

L'interview food porn de Valentina Nappi :

@ Crédits photo : Instagram et OnlyFans Valentina Nappi

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