A KNIGHT OF THE SEVEN KINGDOMS : même George R.R. Martin a été choqué par cette scène
Dans l’ombre de GAME OF THRONES, A KNIGHT OF THE SEVEN KINGDOMS entend changer radicalement de ton et d’échelle. En adaptant les aventures de Dunk et Egg, HBO propose un retour à Westeros plus modeste, plus humain, loin des dragons et des trônes. Une ambition affirmée dès le pilote… au point de provoquer la stupeur de George R. R. Martin lui-même.
A KNIGHT OF THE SEVEN KINGDOMS : retour à Westeros à hauteur d’homme
Avec A KNIGHT OF THE SEVEN KINGDOMS, HBO Max (disponible avec CANAL+) poursuit l’expansion de l’univers de GAME OF THRONES, tout en opérant un virage radical. Loin des guerres de succession, des dragons et des complots à grande échelle, la série adapte les nouvelles Dunk and Egg de George R. R. Martin et se déroule environ 90 ans avant GAME OF THRONES, dans un Westeros apparemment plus apaisé, mais toujours traversé par les mêmes fractures sociales.
Le récit suit Ser Duncan le Grand, dit Dunk, un chevalier errant d’origine modeste, et son jeune écuyer Egg, qui n’est autre qu’Aegon Targaryen, futur roi, encore incognito. Ensemble, ils sillonnent les routes, fréquentent tournois et tavernes, et découvrent un royaume vu du bas : celui des petites gens, des chevaliers sans gloire et des ambitions étouffées. La série adopte ainsi un ton plus intime, souvent teinté d’humour, et mise davantage sur la dynamique du duo.
Ce changement d’échelle a largement séduit la critique, qui y voit un retour à l’essence du monde de George R.R. Martin : des personnages faillibles, confrontés à un ordre social rigide, dans un univers où l’héroïsme n’est jamais acquis. Mais c’est justement ce ton plus libre qui va provoquer la première vraie polémique de la série dès son épisode pilote, y compris auprès de l’auteur.

La scène qui a choqué George R.R. Martin
Dès les premières minutes du pilote, A KNIGHT OF THE SEVEN KINGDOMS crée la surprise avec une scène pour le moins inattendue : alors que Dunk s’apprête à endosser pleinement son identité de chevalier, la musique culte du générique retentit… avant qu’il ne soit pris d’une violente diarrhée derrière un arbre. Une entrée en matière volontairement crue, qui tranche avec la solennité habituelle de la franchise.
Cette séquence n’a pas seulement choqué une partie du public. George R. R. Martin lui-même a reconnu dans une interview donnée à The Hollywood Reporter avoir été surpris en découvrant le montage, en confiant que ce moment n’existait pas dans ses textes. Sans condamner frontalement la scène, l’auteur a admis s’être interrogé sur sa nécessité, et a même écrit aux auteurs, pour leur demander « C’est quoi, ça ? D’où ça sort ? Je ne sais pas si on a vraiment besoin de la merde. »
Du côté des créateurs, cette scène se veut tout sauf gratuite. Elle matérialise une idée centrale du récit : Dunk n’est pas encore un héros. Son corps trahit sa peur au moment précis où il rêve de grandeur. La série prend ainsi au pied de la lettre l’expression « avoir la peur au ventre », et vient rappeler que le courage, dans Westeros comme ailleurs, ne consiste pas à être intrépide, mais à avancer malgré la peur.
Avec cette scène provoc' dès le premier épisode, A KNIGHT OF THE SEVEN KINGDOMS affirme son identité : une série qui désacralise le mythe chevaleresque, préfère l’humanité à l’épique, et n’hésite pas à bousculer les codes de GAME OF THRONES, en déféquant sur son générique.
