DRÔLE, la série sur les nouveaux héros du stand-up

Posté par Marc Larcher le 17 mars 2022
C’est l’événement dont tout le monde parle : une nouvelle série française raconte les coulisses de l’univers du stand-up à Paris. En suivant le parcours de quatre jeunes comiques, la showrunneuse de DIX POUR CENT espère à nouveau casser la baraque.
L’envers de DIX POUR CENT

Ils sont quatre, ils sont jeunes, ils sont drôles et leur visage est inconnu du grand public. Enfin, pas pour longtemps puisque la sortie sur Netflix de la nouvelle série de Fanny Herrero, la showrunneuse de « Dix pour cent », véritable carton mondial depuis quelques années, met directement ces jeunes acteurs en haut de l’affiche. Ou plus exactement, DRÔLE choisit de mettre en scène leurs débuts dans la difficile industrie du stand-up. Soit mine de rien le contraire du récit de la vie des stars que racontait sa série d’avant.

Deux filles et deux garçons, le club des quatre

Cette bande de Parisiens vient d’horizons différents. Nezir, le héros principal génialement interprété par Younès Boucif, est un galérien du stand-up. Il vit encore chez son père dans un HLM de Belleville et gagne sa vie en livrant des repas à vélo. Ses multiples déconvenues dans la vie, au boulot ou avec les filles, nourrissent d'ailleurs ses premiers sketchs. A l’opposé, il y a Apolline jouée par Elsa Guedj, née dans une famille fortunée des beaux quartiers, elle est prête à abandonner des études prometteuses en histoire de l’art pour tenter de monter sur scène avec ses premières vannes. Un pari plus que risqué. Il y aussi Aïssatou (Mariama Gueye), jeune mère de famille qui commence à cartonner sur scène et surveillée de près par un producteur persuadé qu’il tient là une future vedette du cinéma et de la télévision. Enfin, il y a Bling, gérant du café-théâtre « Le Drôle Comedy Club » (qui donne son nom à la série) où se retrouve tout ce petit monde pour tester leurs numéros. Lui compense sa panne d’inspiration avec de la poudre blanche. Voilà pour les forces en présence. Très vite, on comprend qu’une véritable course entre les quatre personnages a commencé. Qui va s’en sortir ? Qui va devenir un pro du stand-up ? Et surtout, que vont-ils sacrifier au passage ? Car cet art, découvre-t-on petit à petit, est sans pitié. Beaucoup d’appelés, peu d’élus avec en plus la nécessité de se mettre vraiment à nu pour décrocher quelques rires.

Le portrait d’une France presque invisible

Au fil des premiers épisodes, la série montre également un autre visage, celui d’une France de jeunes citadins, multipliant les petits boulots et dînant au kebab du coin, une France qu’on voit peu ou jamais sur le grand et le petit écran. On prend ainsi un vrai plaisir à voir évoluer ces jeunes adultes pas vraiment sortis de l’adolescence et pas encore entrés dans le monde du travail ou d’une vie installée. Ils se cherchent autant qu’ils cherchent la bonne histoire à raconter, celle qui leur assurera une place au panthéon des comiques. Et c’est ça qui fait mouche, la sensation de voir des moments clefs de leur vie se dérouler sous nos yeux. Bien sûr, leurs destins vont se croiser, ils vont s’embrouiller comme ils vont sortir ensemble et ils vont rencontrer de multiples obstacles : la télévision, grande dévoreuse de talents, le vol de vannes, le trac, la violence symbolique quand on passe d’une classe sociale à l’autre… Sans jamais se départir de ce qui fait leur force, savoir rire des autres et surtout d’eux-mêmes.

Drôle saison 1 sur Netflix à partir du 18 mars, disponible avec CANAL+.