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GIGN : la série Netflix est-elle tirée d'une histoire vraie ?

Disponible depuis le 22 juillet sur Netflix, la série GIGN plonge Tomer Sisley au cœur d'un attentat visant l'unité d'élite de la Gendarmerie nationale. Une intrigue si tendue qu'elle a de quoi faire douter : la série s'inspire-t-elle d'un événement réel ?

Une unité bien réelle mais une intrigue inventée

L'attentat contre le QG du GIGN, la traque de l'ennemi armé d'une tonne d'explosifs volés, la mission personnelle de David pour protéger son filleul Max : rien de tout cela ne s'est produit. Contrairement à d'autres productions centrées sur des unités d'élite, GIGN ne reconstitue aucune intervention précise. En revanche, le GIGN lui-même est bien réel, et son histoire dépasse largement la fiction. Créée en 1974 dans la foulée de la prise d'otages de Munich, l'unité a mené certaines des opérations les plus marquantes de l'histoire de la lutte antiterroriste française : la libération d'otages de Loyada en 1976, l'assaut de la Grande Mosquée de La Mecque en 1979, l'opération de la grotte d'Ouvéa en 1988, la prise d'assaut du vol Air France 8969 à Marignane en 1994, la libération des otages du Ponant en 2008, ou encore la traque des frères Kouachi après l'attentat contre Charlie Hebdo en 2015.

Le GIGN en coulisses, malgré tout

Si l'intrigue de GIGN est fictive, la série s'est construite avec un souci de réalisme assumé. Le tournage s'est fait avec le soutien officiel du GIGN, dont des conseillers techniques ont accompagné la production à chaque étape, de l'écriture des scénarios aux chorégraphies d'intervention, en passant par les tenues, les équipements et les protocoles tactiques montrés à l'écran. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Julien Leclercq travaille main dans la main avec l'unité : son film L'ASSAUT, sorti en 2011, racontait déjà, lui, un événement bien réel, la prise d'otages du vol Air France 8969 de 1994, avec la participation des vétérans de l'opération.

Le réalisateur expliquait alors que "nous avions besoin de leur vécu et de leurs conseils techniques" pour coller à la réalité. Cette proximité se ressent jusque dans le jeu de Tomer Sisley, qui confiait récemment à Franceinfo être "vraiment en totale admiration devant ces gars-là". Avec GIGN, Leclercq troque la reconstitution historique pour la fiction pure, mais garde la même exigence de crédibilité vis-à-vis de l'unité qu'il met en scène.