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Homeland x Le Bureau des légendes : portraits croisés de Saul Berenson et JJA

Posté par La Rédaction CANAL+ le 5 Mai 2020
Les fans de séries d’espionnage ont de quoi faire sur CANAL+ avec la saison 8 de Homeland et la saison 5 du Bureau des légendes, qui viennent juste de toucher à leur fin. Un thème semble être ressorti de ce chapitre respectif, la Russie, traitée notamment via deux personnages emblématiques : Saul Berenson et JJA.

Homeland et Le Bureau des légendes sont deux séries avec un thème commun fort : l’espionnage. Et, pourtant, elles ne le traitent pas du tout de la même façon. Déjà, elles sont produites par deux pays différents, les Etats-Unis pour Homeland et la France pour Le Bureau des légendes, mais aussi parce que cette dernière se veut moins sensationnelle. Dans leurs dernières saisons respectives, la 8 pour Homeland et la 5 pour Le Bureau des légendes, les deux séries sont focus sur la Russie et explorent notamment les liens que deux personnages, Saul Barenson et JJA, entretiennent avec ce pays.

Le jeu de l’espionnage est rarement tout noir ou tout blanc, c’est en tout cas ce qu’essaient de nous montrer des séries comme Homeland ou Le Bureau des légendes. Même les plus respectables espions ont souvent dû flirter avec l’ennemi, soit dans le cadre d’une mission particulière, soit en étant manipulés eux-mêmes. 

Dans Homeland, Saul est dépeint comme quelqu’un de froid et juste, qui respecte les règles, contrairement à Carrie qui a tendance à être un électron libre et suivre son instinct, quitte à compromettre son statut d’agent. Le personnage joué par Mandy Patinkin n’a d’yeux que pour son travail, dans lequel il est investi à 100%, négligeant ainsi sa vie familiale, ce qui poussera d’ailleurs sa femme à le quitter.

On retrouve plusieurs de ces traits de caractère chez Jean-Jacques, dit “JJA”, qui arrive dans la saison 4 du Bureau des légendes, notamment sa dévotion pour son travail, son côté froid et calculateur. Cependant, là où Saul fait (presque) toujours bon sens, le personnage de Mathieu Amalric est surnommé JJA en référence au célèbre espion américain connu pour sa paranoïa. Chargé de chasser les taupes au sein de la DGSE, il a tendance à voir le mal partout et cela fait de lui quelqu’un de craint à son arrivée. Cette paranoïa est principalement tournée vers la Russie et c’est dans l’épisode 6 de la saison 5 qu’on comprend enfin pourquoi.

 

Au milieu des années 90, un plus jeune Jean-Jacques s’est fait prendre par Karlov et s’est vu contraint de dévoiler les noms de plusieurs de ses sources, préférant plutôt protéger les autres agents. Face à une telle situation, celui qui est surnommé à juste titre JJA finit en prison pour protéger ses collègues tout en étant forcé de sacrifier ses sources. Une intrigue qui peut clairement être mise en parallèle avec les derniers épisodes de Homeland où Saul se trouve confronté à l’idée de dévoiler le nom d’une ses sources afin d’éviter un conflit international de grande ampleur. En revanche, et contrairement à JJA, Saul refuse de dévoiler le nom de sa source afin de la protéger. 

Si Saul n’avait jamais déclaré avoir une informatrice au sein des services secrets russes - qui lui a notamment permis de gérer plusieurs crises de grandes envergures - il aura été jusqu’au bout pour la protéger, préférant ne sacrifier aucune vie. À l’inverse, JJA porte avec lui un poids du passé qui le hante encore aujourd’hui et lui coûte même sa carrière à cause d’une paranoïa grandissante. 

Retrouvez la saison 8 de Homeland et l’intégrale du Bureau des légendes sur CANAL+