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LA CHRONIQUE DES BRIDGERTON : quels sont les pires couples ?

Dans LA CHRONIQUE DES BRIDGERTON, certains couples ne font pas tant rêver que ça. Entre Kate et Anthony et leurs quiproquos brûlants, Eloise et Théo et leurs débordements passionnés, ou les Featherington et leurs imbéciles de maris , la série regorge de romances irrésistiblement compliquées. Retour sur les pires unions, les plus douloureuses, touchantes et hilarantes de la haute société londonienne.

La reine Charlotte et le roi George III

Commençons par le pinacle de la société londonienne. Dans LA CHRONIQUE DES BRIDGERTON, et son préquel LA REINE CHARLOTTE, la relation entre Charlotte et le roi George III est marquée par un amour sincère mis à rude épreuve. La reine est profondément embarrassée par la maladie mentale de son mari, qu’elle doit à tout prix cacher au grand public afin de préserver la stabilité de la monarchie. Ce secret d’État devient un déchirement intime : Charlotte est parfois contrainte d’ordonner que l’on éloigne physiquement le roi de sa vue, sacrifiant son bonheur personnel au nom de la couronne. Pas vraiment un couple idéal, la reine Charlotte, revenue de tout, se retrouve à tromper son ennui et sa solitude en regardant d’un œil distrait des acrobates venus la divertir. Comme quoi, on peut être reine et avoir un couple pas glop. Cependant, on avait adoré le spin-off sur son personnage et on ne serait pas contre voir une saison 2...

Kate et Anthony

Avec ces deux tourtereaux, attention aux red flags. On tient certainement la palme du « Je t'aime moi non plus » de la saga. Leur relation est un enchaînement délicieux de mauvais timing, d’orgueil mal placé et de décisions absurdes prises au nom du “devoir”. Anthony jure qu’il ne veut surtout pas d’amour… tout en passant son temps à fixer Kate comme si elle était une incarnation divine. Kate, elle, le trouve insupportable — ce qui, évidemment, est le premier symptôme du désir. On a un peu envie de leur dire de se poser une bonne fois pour toutes et de faire appel à un psychologue pour couple avant même d’avoir engagé leur relation. Mais ce serait oublier qu’au XIXᵉ siècle, parler de ses sentiments est visiblement plus scandaleux que de se provoquer à coups de regards brûlants lors d’un bal après s’être fait la révérence. Ce qu'on déteste surtout, c'est l'idée de voir le beau-gosse de la série casé... Et oui, on aurait tant aimé suivre de nouvelles histoires d'amour avec l'aîné des Bridgerton. 

Eloise et Théo

Si le personnage d’Eloise avait eu un compte Facebook il y a dix ans, elle aurait inscrit comme statut « Compliqué ». Il faut dire que sa relation avec Théo n’en est pas vraiment une. Eloise, brillante et rebelle aux conventions, découvre avec Théo des idées… et des émotions qu’elle s’enflamme à suivre à toute vitesse. Quelques discussions sur les droits des femmes ou des pamphlets échangés, et voilà qu’elle projette tout sur l’avenir. Théo, plus lucide et pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, tente de la canaliser, alors qu’elle plane déjà dans un futur idéalisé. Touchante et maladroite, Eloise ne tombe pas amoureuse, elle s’embrase, et les braises vont vite se refroidir.

Les sœurs Featherington et leurs maris

Les deux sœurs de Pénélope et leurs maris forment certainement les couples les plus risibles de la série. Si les sœurs devraient s’estimer heureuses d’avoir trouvé des maris tant leurs pensées frôlent le néant. Les époux, un genre de Tic et Tac en redingote, accumulent maladresses et décisions absurdes, amplifiant les catastrophes sociales créées par leurs femmes obsédées par l’argent et le statut. Véritable synthèse de l’avidité et de la bêtise de la haute société, ce quatuor offre des scènes hilarantes et met en avant Pénélope qui, en comparaison, mériterait qu’on lui décerne le prix Nobel de littérature.

Francesca et le comte de Kilmartin

Alors eux, on ne leur en veut pas, ils sont mignons comme tout, mais leur première rencontre nous fait tout de même penser à un premier date Tinder qui vire au cauchemar tant ils n’ont rien à se dire. On comprend très bien la volonté scénaristique de nous montrer une autre forme d’amour, plus évidente, plus pure et pas du tout axée sur le conflit. On aimerait quand même assister à deux ou trois engueulades dans leur château en Écosse. Ah oui, et puis on a un peu envie de leur proposer d’aller assister à un cours d’éducation sexuelle dans une classe de troisième, parce que leur couple peine un chouia à décoller d’un point de vue charnel. Sans trop vous spoiler la saison 4 de la série, on peut tout de même dire que le couple va revenir à la capitale pour pimenter un peu sa vie. Espérons pour eux qu’il ne s’agira pas uniquement d’aller prendre le thé en famille chez les Bridgerton. Reste à savoir si Francesca restera avec le comte...