La folle histoire vraie derrière cette nouvelle série Netflix
Saviez-vous qu’un président américain avait été tué par un de ses plus fidèles supporters ? La mini-série LE PRESIDENT FOUDROYE raconte sur Netflix cette histoire hallucinante avec les meilleurs acteurs du moment.
Quand un fan tue le président des Etats-Unis
C’est une des histoires les plus folles de la grande Histoire des États-Unis et ce n’est pas étonnant qu’elle soit devenue une mini-série un siècle et demi plus tard. LE PRESIDENT FOUDROYÉ raconte la destinée de deux hommes politiques américains du XIXe siècle. Le premier, James A. Garfield, est un des piliers de la démocratie américaine incarné à l’écran par le toujours impressionnant Michael Shannon. Prêtre, avocat, général pendant la guerre de Sécession, cet ancien pauvre né dans l’Ohio a connu mille vies avant d’accéder à la fonction suprême en 1881. Quelques mois plus tard, alors que le chef d’Etat marche dans la gare ferroviaire de Washington, un homme lui tire dessus et le blesse. Il s’en sort mais à cause du manque de précautions pris par les médecins de l’époque, sa plaie s’infecte et il finira par mourir trois mois plus tard.
La série de Mike Makowski, inspirée par le livre DESTINY OF THE REPUBLIC de Candice Millard, a la bonne idée de raconter le double parcours au fil des ans de la victime et de son tireur. La vie de Charles J. Guiteau est tout aussi intéressante tout en fonctionnant à l’envers de la première. Tout au long de sa vie, cet homme est allé d’échec en échec en ne cessant de graviter autour de la scène politique de Washington et de James A. Garfield en particulier. Pour l’interpréter, on ne pouvait trouver mieux que Matthew Macfaddyen, l’acteur révélé dans la série SUCCESSION où il incarnait Tom, le beau frère, pièce rapportée de la famille Roy. Jamais personne n’a aussi bien joué les idiots à l’écran.

La révélation de SUCCESSION au sommet de son art
Pourquoi Guiteau, fan de Garfield, avocat raté et homme politique républicain comme lui, a-t-il tiré sur son idole ?
La série esquisse en quatre épisodes d’intéressantes pistes : le médiocre politicien avait un énorme besoin de reconnaissance, il souffrait de graves troubles psychologiques, il était jaloux du chef d’État et peut-être était-il comme d’autres politiciens du moment effrayé par les changements initiés par Garfield, une lutte contre la corruption et pour les droits civiques. Sans compte qu’il était vexé de ne pas avoir été nommé ambassadeur à Paris alors qu’il ne parlait pas français... Tout ça passe dans le jeu de Matthew Macfaddyen, encore une fois excellent à l’écran. Bien sûr, on pense aussi à tous les futurs assassinats qui vont ponctuer la vie politique américaine. On assiste ainsi à une étonnante course poursuite entre deux destins qui vont finir par entrer en collision. Avec au centre les moeurs politiques très violentes de l’époque incarnées par deux superbes personnages secondaires : Chester A. Arthur, homme politique corrompu et futur chef d’État joué le génial Nick Offerman, et Roscoe Conkling, un sénateur influent interprété par le grand Shea Wigham.
