La saison 1 de ÇA : BIENVENUE À DERRY place Pennywise au sommet de la pop culture
Alors que la saison 1 de ÇA : BIENVENUE À DERRY, diffusée sur HBO Max est désormais terminée, on fait un point sur cette saison qui, plus qu’un préquel, remet Pennywise au centre de l’univers de Stephen King.
ÇA : BIENVENUE À DERRY : une saison 1 qui électrise le mythe
Tout part d’un grondement sourd sous les trottoirs. La petite ville du Maine tremble, les disparitions d’enfants s’enchaînent, et un mal ancestral réveille une faim que rien ne semble arrêter. La première saison de . ÇA : BIENVENUE À DERRY plonge immédiatement le public dans une ambiance poisseuse, rétro, saturée par les ombres des années 60 — une époque où la violence sociale et raciale n’a rien à envier à ce qui rampe dans les égouts.
Quatre ados sentent que quelque chose ne tourne pas rond quand l’un d’eux disparaît, mais les adultes, eux, font semblant de ne rien voir. Les journaux minimisent, la ville étouffe les secrets. Chaque épisode dévoile peu à peu le visage d’un clown qui n’en est pas vraiment un, un Pennywise instable, affamé, monstrueux. ÇA : BIENVENUE À DERRY fracture le mythe pour en révéler les racines et montre comment la ville elle-même façonne, protège et nourrit la créature. Chaque épisode expose la complicité silencieuse des habitants, creuse les traumas et réinvente ce monstre en pleine mutation.

Un tournant dans l’univers du King
La série ne fait pas qu’expliquer Pennywise, elle le rend inévitable. Tout en restant fidèle à l’esprit de Stephen King, gore compris, elle pousse l’horreur dans une nouvelle zone, encore plus intime, politique et viscérale. Au fil des épisodes, on comprend comment la créature s’ancre et se nourrit d’injustices (in)humaines : le racisme, la violence familiale, la lâcheté collective. Et la petite ville de Derry, qu’on pourrait croire directement sortie des œuvres de Norman Rockwell, est un terrain fertile qui nourrit la bête. Ce n’est pas Pennywise qui a choisi Derry, mais bien la ville qui l’a appelé.
La saison 1 multiplie également les clins d’oeils et hommages aux films ÇA —puiqu’Andy Muschietti est toujours aux commandes —, ainsi qu’au roman de Stephen King. Les plus mordus y voient même une expansion de son univers et un futur radieux pour celui-ci. Pourtant, Derry raconte les traumas d’une petite ville comme il en existe tant, aussi bien dans la fiction que dans la réalité : une ville maudite, des adolescents qui refusent de se taire, un mal qui se nourrit de la peur collective et que personne ne veut regarder en face. Une saison 1 qui donnerait envie aux fans de plonger dans les égouts au moindre signe d’un ballon rouge !
