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« Ça a failli me briser » : cette série a mis Diane Kruger à rude épreuve

Récemment à l'affiche de la série MERTEUIL, Diane Kruger s'aventure sur un terrain plus intime avec AUTOPSIE D'UNE DRAME (LITTLE DISASTERS), mini-série adaptée du roman de Sarah Vaughan. Elle y incarne Jess, une mère dont la vie bascule lorsque sa fille est admise aux urgences avec une blessure inexpliquée et que son amie médecin décide de signaler le cas aux services sociaux. Un rôle intense, nourri par sa propre expérience de la maternité, qu'elle décrit comme l'un des plus éprouvants de sa carrière.

AUTOPSIE D'UN DRAME : une mère sous le feu des soupçons

Pour Diane Kruger, le projet de AUTOPSIE D'UN DRAME s'est imposé dès la lecture des scripts : « Je ne pouvais pas les lâcher, c'était un vrai page-turner. » Jeune mère elle-même, elle a vu dans ce rôle une occasion d'explorer un sujet encore tabou : l'anxiété post-partum et les pensées intrusives qui peuvent accompagner la maternité.

« Plusieurs de mes amies proches ont traversé des moments très difficiles après avoir accouché. À l'époque, je ne comprenais pas ce qui leur arrivait. Elles s'isolaient, elles semblaient avoir disparu », confie-t-elle. L'autrice Sarah Vaughan, elle-même touchée par un TOC périnatal, a accompagné l'actrice dans cette exploration : « Elle a été déterminante pour me faire comprendre ce que ça représentait et comment le porter à l'écran. »

L'intensité au-delà du plateau

Le tournage de AUOTPSIE D'UN DRAME a été à l'image du rôle : éprouvant. Les scènes étaient filmées dans le désordre, obligeant Diane Kruger à enchaîner dans une même journée un drame aux urgences et un pique-nique ensoleillé. « Chaque jour était tendu. Jess n'a jamais un seul moment de répit », se souvient-elle. Et l'intensité a fini par déborder du plateau : « Ça a failli me briser. J'ai dit à mon compagnon que j'avais l'impression de faire un burn-out, d'être surstimulée et complètement vidée. » 

Seul refuge : retrouver sa fille le soir. « Rentrer à la maison, voir son petit visage souriant, c'était comme entrer au paradis. » Au-delà de la fiction, Diane Kruger espère que la série ouvrira un dialogue nécessaire : « On ne devrait vraiment pas juger quelqu'un, parce qu'on ne sait jamais ce qui se passe derrière des portes closes. »