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Marilyn Manson, le guest improbable du cinéma

À l’écran, dans son propre rôle (comme dans son apparition pour The New Pope, à voir sur CANAL+ et myCANAL) ou en freak dérangeant, le chanteur-acteur n’est jamais exactement où on l’attend.

Pour sa première apparition au cinéma, Marilyn Manson est entré par la grande porte, tournant avec rien de moins que David Lynch himself.

Dans le culte et cryptique Lost Highway, sorti en 1997, on le voit (quelques instants seulement) comme acteur porno, maigre, cheveux longs et impossibles yeux vairons.

Par la suite, le sulfureux chanteur américain n’incarnera pas non plus Monsieur Tout-le-monde. Bizarrement, les réalisateurs le voient plutôt dans des rôles tourmentés…

Comme Asia Argento qui, dans le très destroy Livre de Jérémie (2005), le rend à moitié méconnaissable, en white trash en marcel, séduit par son beau-fils, déguisé en sa mère.

Ses autres rôles sont plus loufoques : dans le déglingué et disco Party Monster, avec Macaulay Culkin et Chloë Sevigny, il incarne Christina, drag queen déjantée conduisant, avec ses talons de 12 et son buvard d’acide dans la bouche, une bande de fêtards vers son prochain lieu de débauche. 
 

Pas étonnant que Quentin Dupieux ait fait appel à lui pour Wrong Cops, avec Éric Judor. Sauf que cette fois-ci, la star du metal est complètement à contre-emploi, persécutée par un flic.

Dans Let Me Make You a Martyr, en 2016, il décroche enfin un rôle principal. En tant que tueur à gages, encore une fois très inquiétant… 
 

Le chanteur n’est pas mieux loti dans les séries. Dans la dernière saison de Sons of Anarchy (2014), on le retrouve en suprématiste blanc psychopathe.

Deux ans plus tard, dans Salem, il est cette fois-ci un terrifiant barbier au sourire carnassier… 
 

Mais les réalisateurs aiment aussi le voir dans son propre rôle, et ça vaut le coup d’œil. Comme dans Californication, où il dit à l’écrivain Hank Moody, dont il est fan, qu’il serait honoré de se droguer avec lui…

Ou dans The New Pope. L’occasion de le voir charmant, humain, et plein d’autodérision, aux côtés du pape. Savoureux, de la part de celui qui se faisait appeler « Antichrist Superstar » et portait des costumes de pape sur scène dans les années 1990. Peut-être aussi bien que Jude Law et John Malkovich.
 

The New Pope, Création Originale créée et réalisée par Paolo Sorrentino, 9 épisodes de 52 minutes, à partir du 13 janvier sur CANAL+ et myCANAL.