PRISONER sur CANAL+ : comment Tahar Rahim a été menotté pour tourner la série d’action
Nouvelle Création Originale disponible sur CANAL+, PRISONER suit la traque de deux personnages que tout oppose. Sur le tournage, Tahar Rahim et sa partenaire Izuka Hoyle sont restés souvent attachés l'un à l'autre pour les besoins du scénario.
Tahar Rahim est sans pitié dans PRISONER
Lancée fin avril sur Sky Atlantic en Grande-Bretagne, PRISONER arrive désormais sur CANAL+. Cette Création Originale co-produite avec le groupe Sky met en scène l'acteur français Tahar Rahim dans la peau de Tibor Stone, un redoutable tueur à gages au service du réseau criminel Pegasus.
Désormais derrière les barreaux, Tibor doit être transféré pour pouvoir témoigner lors du procès contre son ancien patron, Harrison Dempsey. Évidemment, celui-ci compte bien éliminer Tibor avant qu’il n’atteigne le palais de justice. Une attaque armée va alors bouleverser la vie d’Amber Todd (Izuka Hoyle), une modeste agente de transport pénitentiaire chargée du convoi.
Lorsque l’embuscade éclate, elle refuse d’abandonner son prisonnier et prend la fuite avec lui après s’être menottée au tueur. Malgré leurs codes moraux opposés, ils vont devoir faire équipe s’ils veulent survivre aux tueurs lancés à leurs trousses, mais aussi aux agents corrompus.

Une série d’action captivante au concept fort
Avec PRISONER, le créateur Matt Charman ne tarde pas à plonger le public dans le vif du sujet. Avant même l’apparition à l'écran de Tibor, la tension monte crescendo aux côtés d’Amber, tout juste de retour de son congé maternité. Alors qu’elle s’attend à une mission de routine tranquille, en parallèle, l’inquiétude grandit au sein de la NCU (l’Unité de lutte contre le crime organisé), dirigée par Alex Tebbit (l’excellent Eddie Marsan).
La fusillade spectaculaire dans le tunnel vient rapidement confirmer l'ambition esthétique du show, qui offre des séquences d’action particulièrement nerveuses. Mais la bonne trouvaille de la série réside dans cette idée d’attacher physiquement ses deux protagonistes. Un concept fort qui n’est pas sans rappeler LA CHAÎNE (1958), dans lequel Tony Curtis et Sidney Poitier jouaient deux détenus en cavale, qui se détestent, mais contraints de collaborer ensemble.
Cet élément scénaristique a eu un impact sur le jeu des comédiens et leur langage corporel. Heureusement, l’alchimie entre Tahar Rahim et Izuka Hoyle fonctionne à merveille. Leur authenticité vient du fait que les deux interprètes ne se sont rencontrés qu’une semaine avant le début du tournage afin de répéter les cascades de concert.

Une vraie difficulté sur le plateau
Si la mise en place peut sembler simple à l'écran, l’équipe technique a dû faire preuve d'ingéniosité. Les accessoiristes ont en effet apporté six types de menottes différents (allant du plastique à l’acier) pour s’adapter aux mouvements des interprètes en fonction des situations et des plans de caméra.
Un harnais a également été conçu pour maintenir Tahar Rahim et Izuka Hoyle ensemble lors des scènes d’action, de même qu'une corde dissimulée à l’intérieur de leurs manches. Ainsi, c’est tout leur corps qui était tiré et pas uniquement leur poignet, évitant ainsi des risques de blessures.
Si Tibor et Amber passent une grande partie du show attachés l'un à l'autre, ce n’est pas l’unique facette de PRISONER. En plus d’être une aventure à rebondissements, la série garde en fond une thématique intime sur la parentalité.
Qu’il s’agisse d’Amber qui gère sa nouvelle vie de mère, de Declan (le fils du criminel Harrison Dempsey) qui cherche à impressionner son père, ou de Tibor, dont le passé sera révélé au fil des épisodes…
