Quelle nouvelle vie pour Miranda (Cynthia Nixon) dans la saison 3 de AND JUST LIKE THAT… ?
Dans la saison 3 de AND JUST LIKE THAT…, Miranda Hobbes poursuit sa métamorphose entamée depuis le retour de la série. À la cinquantaine, elle brise les anciens schémas pour explorer une approche inédite de l'amour, de l'existence et de son identité - s'imposant aujourd'hui comme une figure de liberté et d'émancipation queer à l'écran.
Retour à la case célibataire
Pour la première fois depuis des décennies, Miranda est célibataire. Mais ce n'est ni un retour en arrière ni une régression : après avoir quitté Steve et mis fin à sa relation compliquée avec Che Diaz, elle découvre une forme de solitude choisie, libératrice. À la croisée des chemins, elle tente de comprendre qui elle est sans la validation d'un couple hétéro ou même d'une romance classique. Les rendez-vous amoureux se transforment en espaces d'expérimentation, parfois maladroits, souvent touchants, où elle explore sa sexualité auprès de femmes et de personnes non-binaires. Ce dating à la cinquantaine n'est pas sans heurts, mais il incarne son avancée vers une réappropriation de soi.

Une réinvention sincère (et chaotique)
Miranda n'est plus la femme en contrôle permanent qu'elle fut. Cette saison, elle laisse place à ses doutes, à ses erreurs, à son envie de bien faire… sans toujours savoir comment. Cynthia Nixon, elle-même militante queer, insuffle à son personnage une humanité désarmante. Ce que la série réussit ici, c'est à montrer une femme qui se cherche sans fard, sans vernis. Ses maladresses se muent en marqueurs d'authenticité. Qu'il s'agisse d'assumer sa bisexualité, de trouver sa place dans le monde professionnel post-divorce ou de renouer avec elle-même, Miranda traverse un parcours de reconstruction plein de nuances. Le personnage reflète ainsi une génération trop souvent absente des récits de transformation personnelle à l'écran.

Une héroïne mature
Miranda conserve sa verve légendaire et son regard critique sur le monde qui l'entoure. Face à Carrie et Charlotte, elle reste la voix qui questionne, qui recadre, qui bouscule. Son évolution ne la rend pas moins combative, bien au contraire. Dans un New York post-MeToo, en pleine redéfinition des normes amoureuses et sociales, elle incarne une maturité active : celle qui ne s'enferme pas dans la nostalgie, mais embrasse les incertitudes de l'avenir. Sa potentielle histoire d'amour avec une collègue en est le symbole : l'amour, chez Miranda, n'est plus une destination, mais un processus, à la fois intime et politique. Dans cette saison, Miranda ne cherche plus à correspondre à une image, mais à vivre selon ses propres termes. En embrassant le doute, le désir et la pluralité de ses identités, elle s'affirme comme l'un des visages les plus modernes et complexes de la série. Un portrait rare, précieux, d'une femme en pleine redéfinition.


