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Shadowplay, la nouvelle série Allemande d’après-guerre, le 2 septembre sur CANAL+

Posté par La Rédaction CANAL+ le 20 juillet 2021
Måns Mårlind, auteur et co-réalisateur avec Björn Stein de puissants Nordic Noirs (The Bridge, Bron, Jour Polaire) a échafaudé l’enquête sous haute tension d’un policier américain débarquant à Berlin à l'été 1946 afin d’aider à la constitution d’une force de police allemande indépendante. Une mission héroïque pour un policier qui cache un douloureux secret.

Berlin, 1946. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le policier new-yorkais Max McLaughlin est missionné par le département d’État américain pour apporter son aide au développement d’un commissariat de police allemand, tenu par des femmes volontaires. Sous la houlette de son référent, le vice-consul américain, il collabore avec une nouvelle cheffe de police berlinoise et se confronte rapidement à la violence de la ville. Alors que des crimes atroces se multiplient, l’ombre d’un tueur se détache : l’Engelmacher, le faiseur d’anges, un médecin au passé sombre. En parallèle, Max se met en quête de retrouver son frère porté disparu depuis la fin de la guerre, devenu depuis chasseur de nazis.

Dans les décombres de la ville, une poignée de personnages à la dérive, portés par un casting hors pair (Taylor Kitsch, Michael C. Hall, Tuppence Middleton, Nina Hoss, Sebastian Koch, Logan Marshall-Green, Mala Emde) se croisent et s’affrontent, chacun porteur d’un secret et poursuivant un but ultime. Au milieu du marasme, les femmes sont en première ligne. Victimes du chaos, elles ont été violentées par les soldats et livrées à elles-mêmes, faute de soins. Ces Trümmerfrauen débarrassent la ville des gravas laissés par les bombardements afin d’obtenir quelques tickets de rationnement, ou bien deviennent policières et tentent de rétablir la loi, avec des gourdins pour seule arme.

Dans les huit épisodes de cette série fiévreuse, Måns Mårlind conjugue la grande histoire et le thriller avec brio, le scénario sanglant qu’il a imaginé dessine le Berlin apocalyptique de l’après-guerre. La ville dévastée est devenue un labyrinthe de ruines qui abrite pléthore de cachettes secrètes, infinité de sous-sols et d’appartements luxueux abandonnés.

Un féroce thriller, ponctué de scènes de crime à la violence inouïe, loin de l’ambiance bleu électrique dont les cinéastes ont paré la capitale allemande de l'après-guerre.

À l’image de la ville divisée, Måns Mårlind a choisi d’opposer le camp du bien et du mal, chaque personnage en incarnant une facette. Quand certains croient en la renaissance (Max, Elsie), d’autres s’enfoncent dans la vengeance (Moritz) ; il y a ceux qui utilisent le chaos à des fins personnelles (Tom, l’Engelmacher) tandis que d’autres, anéantis par les horreurs de la guerre, tentent simplement de survivre (Claire, Karin). Chacun a un choix à faire, en son âme et conscience, et s’accroche à ce mantra défini par Måns Mårlind lui-même : « Retrouver la paix là où la guerre n’est pas finie, aimer le présent qui est plus fort que le passé. Le changement commence dans l'obscurité. »

Concernant les origines de la série, le principal intéressé affirme qu’il a toujours voulu faire une série comme comme-ci : « Il y a longtemps que je voulais faire une série sur cette époque historique. On a vu beaucoup de films sur cette période, mais je voulais adopter un point de vue immersif, depuis les bas-fonds. Les événements sont très sombres et je voulais montrer comment les individus ont pu agir dans ce contexte. En 1946, Berlin était la capitale du crime, on a recensé 250 000 viols, 300 000 meurtres, et révélé des pratiques de cannibalisme. J’ai pensé que c’était une arène parfaite pour parler d’humanité et d’espoir. Lorsqu’on est plongé dans le noir, il est plus facile de voir la lumière. »

Pour Shadowplay, Måns Mårlind s’est inspiré du folklore Allemand : « Je suis allé en famille, à Berlin, il y a six ans, et nous avons déjeuné au restaurant " Max et Moritz". Le patron m’a parlé de cette histoire pour enfants très connue en Allemagne : deux garnements qui avaient payé le prix fort pour leurs bêtises. Si elle est devenue un cartoon célèbre aux États-Unis, elle n’avait jamais été adaptée à l’écran. J’ai eu l’idée de l’intégrer, et c’est devenu le fil conducteur de ce thriller. »

L’auteur et co-réalisateur tenait également à montrer une autre vision de la capitale Allemande : « On a beaucoup vu Berlin sous l’angle de la guerre froide, avec coexistence des deux forces en présence, ou bien à l’époque du nazisme, lorsque la ville était encore unifiée. Je voulais montrer le lendemain de la guerre, avec ses changements profonds et la découverte des camps de concentration. Je voulais que ça sonne vrai, ma plus grande appréhension était de ne pas être à la hauteur de l’histoire de cette ville. »

SHADOWPLAY
Une série de de 8 épisodes de 52 minutes
Créée et écrite par Måns Mårlind
Réalisée par Måns Mårlind et Björn Stein
Produite par Tandem Productions, STUDIOCANAL, et Bron Studios, en coproduction avec ZDF
Avec Taylor Kitsch, Tuppence Middleton, Michael C. Hall, Nina Hoss, Logan Marshall-Green, Mala Emde, Sebastian Koch

 

Shadowplay, à partir du 2 septembre 2021 sur CANAL+.