Tout savoir sur Happy Face, la nouvelle série true crime de Paramount+
Attendue le 21 mars sur CANAL+, Happy Face propose une perspective rare sur l'univers des tueurs en série : celle d'une fille confrontée à l'héritage macabre de son père. Entre drame familial et enquête glaçante, la série aborde notre fascination morbide pour le crime sous un angle relativement inédit.
Une histoire inspirée de faits réels
Happy Face s'inspire de l'histoire vraie de Melissa Moore, fille de Keith Hunter Jesperson, tristement connu sous le nom de "Happy Face Killer". Dans les années 1990, ce chauffeur routier a assassiné au moins huit femmes, signant ses lettres de confession avec un sinistre smiley. La série, créée par Jennifer Cacicio et produite par Robert et Michelle King (à qui l'on doit Evil ou The Good Wife), suit le parcours de Melissa, interprétée par Annaleigh Ashford. Ayant changé de nom et fondé sa propre famille, elle travaille comme maquilleuse pour une émission télévisée lorsque son père la contacte depuis sa prison pour lui révéler l'existence d'une neuvième victime. Cette confession pourrait innocenter un homme injustement condamné qui attend son exécution. Melissa se retrouve alors plongée dans une investigation qui l'oblige à affronter un passé plus que traumatique et ses propres démons.

Un casting de talent pour porter un sujet difficile
Dennis Quaid incarne Keith Hunter Jesperson avec une inquiétante ambivalence, oscillant entre tendresse paternelle et menace latente. Face à lui, Annaleigh Ashford (connue à Broadway pour ses performances dans Wicked ou Hair) livre une performance nuancée en incarnant Melissa comme une femme déchirée entre sa vie familiale apparemment idyllique et son lourd héritage. James Wolk complète ce trio principal dans le rôle de Ben Moore, le mari encourageant mais inquiet des conséquences que pourrait avoir cette plongée dans le passé. Le casting compte également David Harewood dans le rôle du Dr. Greg, présentateur du talk-show où travaille Melissa, et Khiyla Aynne qui interprète sa fille adolescente Hazel. Ensemble, ils composent le portrait d'une famille confrontée à un traumatisme intergénérationnel qui semble bien difficile à surmonter…

Une réflexion sur notre obsession pour le crime
Contrairement à d'autres productions comme Mindhunter ou Black Bird, Happy Face ne cherche pas à explorer la psychologie du tueur en série. La série se concentre délibérément sur les victimes et leurs proches, ainsi que sur les conséquences des actes criminels à travers les générations. Elle offre également une critique acerbe de notre fascination morbide pour les tueurs en série, illustrée notamment par le personnage d'Eva, une amie de la fille de Melissa qui se définit comme une "murderino" (ou fan de true crime) et collectionne des objets liés aux crimes célèbres. En refusant de glorifier le tueur et en montrant la souffrance qu'il a causée, Happy Face propose une approche plus éthique du true crime qui résonne particulièrement à une époque où podcasts et autres documentaires relatant des affaires criminelles connaissent un succès sans précédent. La série pose alors une question importante : que signifie être lié par le sang à un monstre et sommes-nous condamnés à hériter d'une part sombre ?
Happy Face (Paramount+) est disponible à partir du 21 mars sur myCANAL.



