Validé : pourquoi Sabrina Ouazani est devenue incontournable

Dans Validé, directrice artistique de la plus grosse maison de disques rap française, elle en impose dans un milieu très masculin, sans jamais s’essouffler ni perdre son humour.

Car Sabrina Ouazani, à l’écran, est toujours un tourbillon d’énergie qui magnétise et fait tourner les têtes. 
 

Un potentiel repéré tôt : à 13 ans, sa mère l’inscrit à un casting après avoir vu une petite annonce dans le quartier, à La Courneuve. À sa grande surprise, Abdellatif Kechiche la choisit pour interpréter un des rôles principaux dans L’Esquive (2004), avec une autre débutante, Sara Forestier.

Elle trouve sa voie avec ce personnage de collégienne répétant une pièce de Marivaux, déjà tout simplement irrésistible (« Tout ce qu’il faut, c’est vivre les sentiments du personnage, faut que ça vienne de l’intérieur tu vois, faut ressentir l’esprit, etc., quoi »). 

Cette grande sportive qui n’osait même pas rêver de cinéma (« un truc pas accessible ») sera nommée pour le César du meilleur espoir féminin et enchaînera dès lors les rôles.

Les petits (Fauteuils d’orchestre, de Danièle Thompson, Paris, de Cédric Klapisch…), mais surtout, ceux où elle se fait remarquer. Comme dans Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, là aussi dans un environnement très masculin, en confidente des moines. Ce qui lui permettra de monter les marches cannoises pour la première fois… 

On la verra ensuite dans des comédies, en flic dans De l’autre côté du périph, avec Omar Sy et Laurent Lafitte, en amoureuse d’Éric Judor dans Mohamed Dubois, en femme explosive dans Pattaya, déjà sous la direction de Franck Gastambide, qui signe Validé

Mais pas seulement. Au fil du temps, Sabrina Ouazani prouve qu’elle est à l’aise dans tous les registres : drames, films d’auteur ou même blockbusters (Taxi 5). 
 

Son jeu naturel et sa présence, solaire et marquante, en font une actrice incontournable, qui n’a peur de rien, ni de danser (Break), ni de travailler l’accent iranien (Le Passé).

Pas étonnant que les réalisateurs se l’arrachent. Elle qui craignait, au début de sa carrière, d’être enfermée dans des rôles de « banlieusarde grande gueule » peut se rassurer…
 

Validé, Création Originale, le 20 mars seulement sur CANAL+.