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Après le Mondial, qui sont les favoris pour le Ballon d’Or 2026 ?

La Coupe du monde terminée et remportée par l’Espagne (1-0 ap face à l’Argentine), les yeux sont désormais rivés vers le Ballon d'Or 2026. Mais cette année, le doute est de mise tant le nombre de prétendants est élevé. À quel point le Mondial sera déterminant ? Qui sont les favoris ? Réponses. 

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Rarement autant de noms sont ressortis à la fin de saison pour évoquer les prétendants au Ballon d’Or. La Coupe du monde vient de s’achever et aura sans aucun doute un impact sur le choix du meilleur joueur de la saison. Mais, comme le rappelle France Football : « Gagner la Coupe du monde est un atout, mais ne garantit pas le Ballon d'Or. Pour l'emporter, il faut avoir été le meilleur joueur de la saison, et pas seulement de la Coupe du monde. » Qui sont donc les favoris pour l’édition 2026 ?

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Gagner la Coupe du monde assure-t-il de gagner le Ballon d’Or ?

Dans les faits, comme l’indique le Ballon d’Or sur son site, 57 % des vainqueurs d’une année de Coupe du monde avaient remporté le Mondial (4/7 depuis 1995, année où le Ballon d'Or n'était plus réservé aux Européens). Zidane (1998), Ronaldo (2002), Cannavaro (2006), Messi (2023, Mondial en décembre 2022), tous l’ont emporté dans les deux compétitions.

Mais en 2010, Lionel Messi soulève le Ballon d’Or devant ses coéquipiers du Barça Iniesta et Xavi (l’Argentine est pourtant éliminée en quart de finale du Mondial). En 2014, Cristiano Ronaldo remporte le trophée individuel sans se qualifier pour la phase finale du Mondial avec le Portugal. En 2018, Luka Modrić s’impose au Ballon d’Or en étant finaliste de la Coupe du monde avec la Croatie. Ces exemples montrent que les résultats de la saison, en club, peuvent être priorisés pour l’attribution de la récompense, bien que le Mondial soit un facteur clé (compétition la plus spectaculaire et la plus proche des votes).

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Baromètre des favoris au Ballon d’Or 2026 :

  • Lamine Yamal (Espagne, FC Barcelone) :

Vainqueur de la Coupe du monde à 19 ans seulement, Lamine Yamal éblouit le monde du football de son talent. C’est indéniable. Accumulant ce Mondial, le championnat d’Espagne, la Coupe du Roi et la Supercoupe d’Espagne, les titres ne manquent pas à la superstar de la Roja. Pourtant quelque chose empêche le prodige d’être le seul et unique favori : il n’a été décisif qu’une seule fois pendant la Coupe du monde (1 but face à l’Arabie saoudite, phase de groupes). Eliminé dès les quarts de finale de Ligue des champions, cela n’arrange pas forcément les affaires de Yamal. Comme la possible dispersion des voix parmi les joueurs espagnols (Rodri, Fabián Ruiz, Cubarsi, etc.).

  • Rodri (Espagne, Manchester City) :

Lui aussi a remporté la Coupe du monde. Mais il a aussi été désigné meilleur joueur du tournoi par la FIFA. Capitaine et point central du jeu espagnol, Rodri a montré encore une fois qu’il n’avait pas volé son Ballon d’Or en 2024. Mais le Cityzen peut-il vraiment prétendre à un deuxième sacre individuel ? Avec son club, l’Espagnol n’a remporté « que » (pour un club comme City) la FA Cup et la League Cup et a aussi été éliminé de la C1 en huitièmes de finale. Il n’en demeure pas moins un candidat sérieux.

  • Fabián Ruiz (Espagne, Paris Saint-Germain) :

Le Parisien reste sur deux saisons historiques, conclues en beauté par cette victoire en Coupe du monde. Avec le PSG, Fabián Ruiz a accumulé les trophées, avec notamment deux Ligues des champions d'affilée, durant lesquelles il était titulaire en finale. Tout comme au Mondial où le milieu de terrain a remplacé Pedri à partir des quarts de finale dans le onze de départ. Au-delà des titres, sa présence dans le cœur du jeu a été précieuse pour ses deux équipes cette saison. De quoi en faire un prétendant légitime.

  • Lionel Messi (Argentine, Inter Miami)

Éternel, immortel… jusqu’à un certain point. Auteur d’une performance exceptionnelle, voire irréelle, lors de la Coupe du monde, Lionel Messi a réanimé les débats autour du Ballon d’Or. 8 buts, 4 passes décisives, 5 trophées d'homme du match (en 8 matches)… La Pulga a prouvé que, même à 39 ans, il était l’un des meilleurs joueurs de la planète. Et bien que l’Argentin ait perdu en finale face à l’Espagne et évolue en MLS, à l’Inter Miami, il reste un prétendant naturel au Ballon d’Or.  

  • Harry Kane (Angleterre, Bayern Munich)

Monstrueux. Quel autre mot pourrait décrire la saison du buteur anglais ? Sûrement, ce nombre : 73. Harry Kane a inscrit pas moins de 73 buts cette saison, faisant de lui le 2ᵉ meilleur buteur sur un exercice dans l’histoire du football derrière Lionel Messi en 2011-2012 (82 buts). Demi-finaliste de la Ligue des champions et de la Coupe du monde, vainqueur de la Bundesliga et de la Coupe d’Allemagne, l’Anglais fait un prétendant tout désigné.

  • Jude Bellingham (Angleterre, Real Madrid)

Joueur clé des Three Lions pendant le Mondial, Jude Bellingham a aussi été le plus décisif. Sept buts ont fait de lui le meilleur buteur anglais sur un tournoi majeur, dépassant Harry Kane et Gary Lineker. Éblouissant durant la Coupe du monde, sa saison blanche au Real Madrid vient cependant entacher ses chances de Ballon d’Or. 

  • Declan Rice (Angleterre, Arsenal)

Lui aussi pourrait prétendre à un sacre au Ballon d'Or. Joueur central dans le cœur du jeu de l'Angleterre pendant ce Mondial, Declan Rice sort également d'une saison historique avec Arsenal. Champion de Premier League 22 ans après son dernier sacre, le Gunner a aussi atteint la finale de Ligue des champions (perdue aux tirs au but face au Paris Saint-Germain). 

  • Ousmane Dembélé (France, Paris Saint-Germain)

Peut-il se succéder à lui-même ? Ousmane Dembélé a renoué avec les titres cette saison au Paris Saint-Germain. Double vainqueur de la Ligue des champions, de nouveau champion de France, le Ballon d’Or 2025 n’a pas été aussi étincelant qu’en 2024-2025 mais est resté l’un des joueurs les plus en vue de la saison en club. Meilleur joueur de Ligue 1, Dembélé a aussi été décisif à la Coupe du monde avec les Bleus (6 buts et 3 passes : 2ᵉ joueur le plus décisif en Équipe de France). Dans l’ombre de Mbappé lors du Mondial, il ne fait plus un candidat aussi clair que lors de la dernière édition.

  • Kylian Mbappé (France, Real Madrid)

En parlant du capitaine des Bleus, il faut aussi l’inclure dans le débat. La saison de Kylian Mbappé est assez paradoxale. L’attaquant de 27 ans a terminé meilleur buteur de trois compétitions qu’il n’a pas remportées. Pichichi en Liga (25 buts), meilleur buteur en Ligue des champions (15 buts) et à la Coupe du monde (10 buts), le natif de Bondy est aussi devenu le meilleur buteur de l’histoire des Bleus (66 buts) et de l’histoire de la Coupe du monde (22 buts). Saison blanche mais saison record malgré tout.

  • Michael Olise (France, Bayern Munich)

Lui aussi a accumulé les statistiques cette saison mais on ne parle pas de buts. Michael Olise a éclaboussé le monde de ses passes décisives. Le Bavarois a délivré pas moins de 34 offrandes cette saison et c’est tout simplement un record historique sur un seul exercice. Le Français a aussi battu le record de passes sur une seule édition de la Coupe du monde (7), dépassant un « petit nom » du foot : Pelé (6). Auteur de 27 buts également, Olise accumule les titres collectifs et individuels. Il est plus que logique de le compter parmi les favoris au Ballon d’Or.

  • Khvicha Kvaratskhelia (Géorgie, Paris Saint-Germain)

Quid de Khvicha Kvaratskhelia ? Avant le Mondial, le Géorgien figurait parmi les grands favoris pour remporter le Ballon d’Or. Meilleur joueur de Ligue des champions 2026, vainqueur du back-to-back avec le PSG, décisif à chaque tour des phases finales de C1 (même en finale en obtenant un pénalty), Kvara a un seul et immense problème dans sa campagne au Ballon d’Or : il n’a pas participé au Mondial. Cela pénalise énormément le Géorgien et le même scénario que 2023 vécu par Erling Haaland (vainqueur du triplé avec City, meilleur buteur européen mais non-mondialiste) pourrait se reproduire.

  • Erling Haaland (Norvège, Manchester City)

Le nom de Haaland mentionné, comment ne pas le citer parmi les prétendants potentiels ? Leader statistique d’un parcours historique pour la Norvège à la Coupe du monde (quart de finale perdu de justesse face à l’Angleterre, 2-1), le Cyborg a été le fer de lance d’une équipe surprise face au Brésil (doublé). Malgré une saison terne avec City (deux titres malgré tout), le Norvégien a (encore) terminé meilleur buteur de Premier League (27 buts).

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Comment fonctionne l’attribution du Ballon d’Or ?

Le lauréat est choisi parmi un panel de 30 joueurs, sélectionnés en amont des votes. Cette sélection est effectuée par la rédaction du magazine France Football (créateur et propriétaire du Ballon d’Or), des membres du journal L’Équipe, le meilleur juré de l’édition précédente et l’ambassadeur du trophée, Didier Drogba.

Les votes sont réalisés, depuis 2022, par un jury international de 100 journalistes, représentant chacun un pays. Les 100 premiers du dernier classement FIFA. Chaque juré doit nommer 5 joueurs pour élaborer un classement. Le premier joueur se verra attribuer 5 points, le deuxième 4 points, le troisième 3 points, le quatrième 2 points et le cinquième 1 point.

Le joueur ayant obtenu le plus de points obtient le Ballon d’Or et le classement est ensuite élaboré. En cas d’égalité parfaite de points, le départage se fait au nombre de nominations à la 1re place, et ainsi de suite de la 2ᵉ à la 5ᵉ place.

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Quels sont les critères pour être nommé au Ballon d’Or ?

Le Ballon d’Or est un titre remis, chaque année, au meilleur joueur de la saison précédente (en 2026, le lauréat sera récompensé pour sa saison 2025-2026). Les performances analysées incluent les compétitions en club (championnats, coupes, compétitions continentales et, depuis cette année, la Coupe du monde des clubs) et les compétitions de sélections nationales (Euro, Coupe du monde, Copa America, Ligue des Nations, etc…).

D’après l’article 4 du règlement du Ballon d’Or, le titre est attribué en fonction de 3 critères principaux :

  • - Performances individuelles et caractère décisif et impressionnant (statistiques individuelles, capacité à impacter un match, dribbles, etc…)
  • - Performances collectives et palmarès (trophées remportés avec le club et la sélection, etc…)
  • - Classe et fair-play (nombre de cartons jaune/rouges, attitude sur et en dehors du terrain, etc…)

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