Benjamin Hébert : « Tous les feux sont au vert »

Posté par Fédération française de Golf

Dépossédé, pour une place seulement, de ses droits de jeu complets en fin de saison dernière, Benjamin Hébert a mis à profit l'hiver pour se donner les meilleures chances de revenir au plus haut niveau : en s'entraînant bien sûr, mais surtout en se ressourçant.

Vous vous apprêtez à reprendre la compétition à l'occasion des deux tournois à Ras al Khaimah, cette semaine et la prochaine. Vous devez avoir hâte de retrouver le circuit ?
Oui, un petit peu ! Ce n'est pas mon calendrier habituel, car depuis cinq ou six j'avais pris l'habitude de jouer les plus gros tournois du début d'année... Mais j'avais aussi pris l'habitude de ne pas vraiment faire de pause en décembre, puisque quand tu attaques mi-janvier par un Rolex Series tu as envie d'être prêt, donc tu ne te laisse pas trop le temps de couper. Le fait d'avoir une moins bonne catégorie cette saison m'a permis d'être moins dans le speed cet hiver : au lieu de bosser presque tout le mois de décembre et de reprendre dès le 3 ou 4 janvier, j'ai pu en profiter pour poser les clubs tout le mois de décembre. Je suis resté chez moi en Andorre, où j'ai pris du bon temps : je me suis reposé, j'ai skié et profité de la montagne, et je suis aussi parti cinq ou six jours faire du surf aux Canaries. Je me suis bien ressourcé, et j'en ai profité pour remettre certaines choses au carré afin de repartir à fond. J'ai l'impression d'avoir refait le plein d'énergie, d'envie, parce qu'au bout d'un moment quand tu enchaînes les saisons sur le Tour, tu entres dans une sorte de routine qui te fait perdre un peu cette flamme qui te pousse à donner le meilleur. Les saisons précédentes avaient été très régulières, et je n'avais pas trop d'inquiétudes, mais avec l'arrivée du Covid c'est devenu compliqué et j'ai perdu mon rythme, mes repères. Et ça a abouti à une perte de la carte pour une place... Ça a fait mal, mais d'un autre côté j'ai l'impression que ça m'a permis de remettre les choses à plat, de me rebooster. Ça a fait comme un petit électrochoc. Et j'ai hâte de rejouer !

À quel point la perte de votre carte en fin de saison dernière a-t-elle été dure à avaler ?
Bénéficier du safety net m'avait rassuré sur le fait que je n'allais pas me retrouver les mains vides. Je savais que quoi qu'il arrive je jouerai 20 ou 25 tournois en 2022. Mais c'est vrai que ne pas faire les deux premiers Rolex Series m'a fait bizarre. Après, je pense que ce sont les seuls que je ne jouerai pas cette année, car les autres seront à champ complet et non à 120 ou 132 joueurs. Enfin, il y a aussi le Scottish Open sur lequel je suis sûr de ne pas rentrer puisqu'il est co-sanctionné par le PGA Tour. Mais finalement ça a été presque plus dur à vivre en fin de saison, pendant les tournois quand j'essayais de gratter des places, qu'une fois la saison terminée. Et je savais que j'avais besoin de me poser car ça a été très speed de mon côté dans ma vie perso depuis la reprise après le Covid en milieu d'année dernière. Je sentais que j'en avais vraiment besoin. Donc cette coupure au final m'a fait du bien.

Qu'avez-vous fait pour préparer au mieux cette nouvelle saison ?
J'ai recommencé l'entraînement golfique – car j'ai quand même fait pas mal de physique tout décembre – avec la team St Laurent à PGA Catalunya début janvier. Avec tous les joueurs de l'équipe (Matthieu Pavon, Julien Brun, Frédéric Lacroix et Pauline Roussin-Bouchard, ndlr, on a fait une grosse semaine à bloc avec nos staffs respectifs. Après cela, je suis repassé chez moi quelques jours, et ensuite je suis allé une semaine dans les Landes voir Olivier Léglise.

 

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