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Equipe de France : Après quatre matches, que faut-il retenir des Bleus de Zinédine Zidane ?

Les Bleus ont achevé leur première trêve internationale ce lundi, après un succès retentissant face à la Belgique (4-1). Après quatre matches, l'Equipe de France figure à la première place de son groupe en Ligue des nations. Et après ces quatre rencontres, plusieurs points sont à retenir. Quel style de jeu a mis en place Zidane ? Quels joueurs ont marqué des points pour une place de titulaire ? 

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L'Euro 2028 est encore loin. Mais les premières pierres de ce que devrait être l'Equipe de France à ce moment-là ont été posées à l'occasion de la première fenêtre internationale sous l'égide de Zinédine Zidane. Quatre rencontres, trois adversaires différents et plusieurs points à retenir de ces deux semaines de parenthèse. Entre le style de jeu qui se met en place, les joueurs qui ont gagné de nombreux points et ceux qui n'ont pas su encore montrer leur potentiel… Que faut-il retenir de cette trêve de septembre/octobre ?

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Ousmane Dembélé est-il le grand perdant de ce rassemblement ?

Zinédine Zidane avait décidé de marquer une rupture avec Didier Deschamps d'emblée. En appelant six nouveaux joueurs et en laissant place à la jeunesse, Zizou a voulu tester et répondre à certaines attentes. La première d'entre elles était Estéban Lepaul. Avec 166 minutes de jeu accordées, dont un match complet ce lundi face à la Belgique, le Rennais n'a pas su pleinement convaincre dans son rôle de numéro 9. Peu d'impact sur les défenses, pas présent sur les buts marqués lorsqu'il est sur le terrain, Lepaul a malgré tout su apporter parfois le danger. Mais face à la concurrence épaisse à son poste, il était clair qu'il n'allait pas prétendre à une place de titulaire. À ce poste, le grand perdant reste Ousmane Dembélé. Certes le pressing s'est déclenché par lui, à l'image de ce qu'il fait au PSG. Mais, dans ce registre, le Ballon d'Or 2025 n'a pas été décisif et a été très peu concluant en attaque. Beaucoup de déchets techniques, le Parisien ne semblait être que l'ombre de lui-même. 

De quoi rebattre les cartes pour l'axe de l'attaque. D'autant plus lorsqu'on voit les deux joueurs qui ont marqué le plus de points sur les ailes. À droite, Michael Olise a confirmé qu'il était un élément essentiel, dangereux et efficace. Passeur sur le seul but face à la Turquie, buteur miraculeux en Belgique après son entrée en jeu, de nouveau buteur sur coup franc face à l'Italie, son entrée en jeu face à la Belgique au Stade de France (2 buts et 1 passe en 30 minutes) a prouvé que le couloir droit était à lui. Au même titre que Désiré Doué sur le pendant gauche. Ses dribbles, sa qualité athlétique et son côté "clutch" (permet de renverser des parties en un éclair) font de lui un titulaire en puissance. Placé dans le couloir gauche, l'ancien Rennais pourrait permettre à Mbappé, blessé durant la trêve (laissant place aux autres pour s'exprimer), de récupérer l'axe et, à l'avenir, de pivoter avec les ailiers. 

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Le chantier principal restait le milieu de terrain. Zidane a voulu placer Rayan Cherki dans ce trio au cœur du jeu, et cela n'a pas fonctionné tout de suite. Mais, avec le match face aux Diables Rouges de ce lundi (4-1), là aussi les cartes sont rebattues. Son association à droite avec Olise a porté ses fruits et a renversé le match. De quoi assumer aujourd'hui que cette paire ne doit pas bouger. C'est un peu plus compliqué pour les deux autres joueurs qui accompagneront l'ancien Lyonnais. Manu Koné reste toujours aussi bon dans ce rôle de gratteur de ballons, mais Lucas Da Cunha a marqué de précieux points et a révélé un rôle qu'on ne connaissait jusqu'alors que très peu en Equipe de France : le Regista. À l'image d'un Vitinha avec Paris, le joueur de Côme est apparu en métronome du jeu, capable de récupérer des ballons et de les faire transiter sans gêne. Son registre apporte quelque chose de nouveau et d'utile au jeu de Zinédine Zidane et il ne serait pas étonnant de le voir de plus en plus dans les onzes de départ des Bleus à l'avenir. Enfin, Adrien Rabiot reste toujours aussi solide, mais les performances d'Eduardo Camavinga peuvent rebattre les cartes à ce niveau-là aussi. Le Madrilène semble avoir retrouvé le jeu qui l'a amené au Real et à ses deux Ligues des champions remportées là-bas : un relayeur acharné qui reste aussi efficace en phase défensive qu'offensive. Quid aussi de Tchouaméni lorsqu'il reviendra. 

Mike Maignan, lui, n'a pas de soucis à se faire. Comme la charnière centrale Upamecano – Saliba (lorsqu'il reviendra de blessure). Mais, Jérémy Jacquet a montré qu'il fallait aussi compter sur lui à l'avenir. Le nouveau joueur de Liverpool peut largement se faire une place de choix dans la rotation avec les deux titulaires. Au même titre qu'Ibrahima Konaté lorsqu'il reviendra de blessure lui aussi. Sur les côtés, c'est plus compliqué. Jules Koundé n'a plus le même niveau qu'il y a un an ou deux. Pierre Kalulu a été convaincant à droite, mais sans trop bousculer la hiérarchie. À gauche, Adrien Truffert a montré des signes de solidité, tout comme Diouf, mais pas de quoi convaincre à 100%. 

Quel est le style de jeu de l'Equipe de France de Zinédine Zidane ?

Malgré que ce ne soient que les débuts, les Bleus figurent à la première place de leur poule avec 10 points (3 victoires et 1 nul) et devancent de trois unités l'Italie, 2ᵉ. C'est assez encourageant. D'autant que le contenu proposé a été, lui, plus qu'encourageant. « Ce (lundi) soir, c'est le foot, c'est ce qu'on aime », a expliqué Zinédine Zidane après le second match face à la Belgique (4-1). Un football spectacle, qui va vite et qui offre des buts. Mais ce football démarre en premier lieu par le positionnement des Bleus. Un positionnement haut sur le terrain, où même les défenseurs centraux peuvent occuper la moitié de terrain adverse et se projeter au-delà pour récupérer des ballons. 

Car c'est là qu'est la clé du jeu : les récupérations hautes. Plus le pressing est bien ordonné et les joueurs bien positionnés, plus le ballon sera conservé par les Bleus. En moyenne, sur les quatre matches de Ligue des nations, la France a eu une possession de 65 %. Les Bleus ont les qualités et la vitesse pour jouer en transition, mais Zizou veut le cuir pour lui. Ancien meneur de jeu, il souhaite que son équipe mène justement le jeu, constamment. 

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Il veut ensuite qu'en phase offensive, la surface adverse soit assiégée, occupée. De quoi permettre aux offensifs de déborder, dribbler et créer du danger face aux blocs bas naturellement mis en place par l'opposition grâce à la possession élevée des Bleus. Le souci aura été, jusqu'à cette dernière demi-heure face à la Belgique, l'efficacité des attaquants. Les trois matches qui ont précédé la Belgique n'ont donné lieu qu'à une seule réalisation française par rencontre, toutes en seconde mi-temps. Face aux Belges au Stade de France, il a fallu attendre le dernier quart d'heure pour voir les Bleus sonner la révolte. Mais dans la dernière demi-heure du match de ce lundi, on a vu le potentiel offensif que réservait l'Equipe de France.

L'égalisation vient d'un coup d'éclat de Doué, dos au but et à l'extérieur de la surface, qui se retourne et croise idéalement son ballon. Les buts suivants sont plus significatifs et venus de débordements d'Olise et Doué, conclus par Cherki puis Olise, qui avait aussi provoqué la récupération haute avant le 3ᵉ but. Le 4ᵉ est né d'un changement d'aile excellent de Camvinga vers Doué, qui a disloqué une défense déjà dépassée. À chaque fois, les Bleus ont contourné l'angle de la surface. Après l'heure de jeu, une seule des huit frappes a été bloquée, alors que plus de la moitié des quinze tentatives des 60 premières minutes l'avaient été.

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