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Formule 1 : Que se passe-t-il chez Aston Martin en ce début de saison ?

Attendue comme l’une des écuries fortes en 2026, Aston Martin connait des débuts chaotiques depuis les premiers essais hivernaux. Des difficultés qui se confirment à Melbourne, lors du week-end d’ouverture du championnat. Mais que se passe-t-il, au juste ?

Formule 1

2026 est l’année de tous les changements. C’est vrai pour toutes les écuries, mais tout particulièrement pour Aston Martin. L’équipe britannique opère une véritable révolution, en changeant de motoriste et en faisant appel à Adrian Newey pour concevoir la monoplace. Aston Martin était donc particulièrement attendue cette année, mais les espoirs ont laissé place à de gros doutes... Ce que confirme la performance affichée par les monoplaces vertes ce week-end, en Australie.

Lire aussi : Pourquoi la saison commence en Australie ?

Une révolution chez Aston Martin

Présente sur la grille depuis 2021, après le rachat de l’écurie Racing Point, Aston Martin était historiquement motorisée par Mercedes. Mais, en 2026, l’équipe britannique a fait table rase et est repartie d’une feuille blanche. À compter de cette saison, elle fait appel à Honda pour la fourniture du V6 turbo-hybride. L’occasion, au passage, de faire revenir le constructeur japonais dans la discipline, Red Bull produisant désormais son propre moteur avec Ford.

Ce changement de groupe motopropulseur s’accompagne en plus d’une révision technique complète (liée à l’entrée en vigueur de la règlementation 2026), portée par l’un des ingénieurs les plus en vue du paddock depuis plusieurs décennies : Adrian Newey. L’homme qui a conçu les monoplaces Red Bull titrées avec Sebastian Vettel et Max Verstappen. Au total, le Britannique compte plus de 200 victoires, obtenues grâce à ses voitures.

Des essais hivernaux compliqués

Toutes ces nouveautés prises en compte, on s’attendait à voir Aston Martin être compétitive d’entrée de jeu. Mais les essais hivernaux ont tempéré les attentes. L’écurie est celle qui a bouclé le moins de tours, aussi bien à Barcelone qu’à Bahreïn. En cause, des problèmes mécaniques et, de manière plus générale, des difficultés à « marier » le moteur Honda à la monoplace. Résultat : très peu de données récoltées durant les trois sessions de tests, durant l’inter-saison.

Difficultés confirmées à Melbourne

Bien entendu, l’écurie a travaillé d’arrache-pied pour arriver à Melbourne dans de meilleures conditions. Malheureusement, les problèmes rencontrés à Bahreïn ont refait surface en Australie. Encore une fois, Aston Martin est l’équipe qui a le moins roulé durant les essais libres. À l’issue des qualifications, Fernando Alonso prend le 17e temps. Son coéquipier, Lance Stroll, signe la 20e place sans avoir pu prendre la piste.

Parmi les problèmes évoqués par Adrian Newey, des vibrations importantes qui proviennent du moteur Honda et qui rendent le pilotage très inconfortable. Il a par ailleurs déclaré que les deux voitures ne rallieront probablement pas l’arrivée à Melbourne, lors du Grand Prix. Reste maintenant à voir en combien de temps Aston Martin pourra corriger ces soucis, et inverser la tendance pour être en capacité de se battre.

Crédits photo : IconSport

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