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Un parcours inoubliable pour une grande première… Brest est éliminé de la Ligue des champions mais a fait rêver la France !

Le parcours européen du Stade Brestois s’est achevé, de bien triste manière face au Paris Saint-Germain ce mercredi 19 février. Malgré une très lourde défaite au score cumulé (10-0), les Brestois peuvent être fier de leur parcours, qui a fait rêver les supporters du club comme tout le football français.

Ligue des champions

De la Tour de la Motte-Tanguy au stade Montjuïc de Barcelone, de Roudourou aux travées du stade de Letná, le Stade Brestois a vécu ses premières sensations européennes. Pour la toute première fois de son histoire, Brest a participé à une compétition européenne, la Ligue des champions qui plus est. Une chose est certaine, alors que leur parcours vient de s’achever en barrage, les Brestois ont fait rêver leurs supporters et tout un pays en C1.

Clap de fin, donc, de l’aventure continentale des Ty’Zefs après une défaite 10 buts à 0 au cumulé face au Paris Saint-Germain (défaite 3-0 à l’aller, défaite 7-0 au retour). Le voyage s’arrête en barrages, alors qu’Eric Roy et les siens auraient sans doute pu prétendre à mieux, après une saison régulière faite de beaucoup de hauts et de très peu de bas.

Bienvenue en Europe, petit poucet

« Stade Brestois, Coupe d’Europe ! ». Au rythme des chants des supporters brestois, l’attente de vivre cette expérience inédite pour les Finistériens fut longue. Du 19 mai, date à laquelle Brest battait Toulouse 3 buts à 0 au Stadium et confirmait son ticket pour la Ligue des champions, au 29 août 2024 et le tirage au sort de la saison régulière, les Ty’Zefs avaient déjà réalisé quelque chose d’historique. Puis vint Cristiano Ronaldo. D’une pression sur un bouton central, le quintuple ballon d’or allait « décider » de l’avenir du Stade Brestois et tirer au sort les huit adversaires des Pirates en C1.

Bienvenue en Europe, vous affronterez des Invincibles (Leverkusen), un club iconique (Barcelone) et l’équipe la plus titrée de la compétition (Real Madrid). « On est très heureux de ce tirage. J'avais un souhait caché, celui de rencontrer le Real Madrid, ce sera à la pointe de Bretagne et c'est une très bonne nouvelle », s’exprimait Denis Le Saint, président du club breton, à l’issue du tirage au sort. Mais avant cette dernière échéance de saison régulière, il fallait déjà entamer le parcours, face à Sturm Graz, à Roudourou.
Loin de ses terres, mais comme à la maison

La fête aurait pu être parfaite, mais le stade Francis Le Blé, antre des Ty’Zefs, n’était pas homologué aux normes de l’UEFA. Qu’à cela ne tienne, nous irons à Guingamp, à une centaine de kilomètres de là. Malgré la distance, les supporters sont présents pour vivre, le jeudi 19 septembre, les premières émotions continentales. Face à Sturm Graz, Brest a tout connu. Premier retentissement de l’hymne de la Ligue des champions, premières frayeurs et surtout… Le premier but.

Hugo Magnetti restera à jamais dans les livres de records du Stade Brestois comme le premier buteur de l’histoire européenne du club. Au moment où le Marseillais décochait sa demi-volée à l’entrée de la surface, le stade chavirait, assistant au spectacle. De cette action, de ce premier frisson, allait naître un parcours splendide. Le rêve n’allait pas s’arrêter à cet instant magique. Deux semaines plus tard, les Brestois ont connu leur premier déplacement, là encore contre une équipe autrichienne. À Salzbourg, les Pirates ont conquis une nouvelle terre, faisant de la Red Bull Arena une seconde maison. 4-0, merci, au revoir. Une valise déposée qui permettait même aux Bretons, bien que provisoirement, d’atteindre la première place du classement général.

Dans l’adversité, Brest tient bon

Journée 3, premier grand défi. À Roudourou, Brest recevait le Bayer Leverkusen, champion incontesté de Bundesliga avec aucune défaite la saison passée (à l’exception de la finale de Ligue Europa face à l’Atalanta Bergame, 3-0). Les premiers succès avaient déjà surpris l’Europe, mais là, comment Lees-Melou et ses coéquipiers allaient-ils résister ? Et bien, grâce à une solidarité sans pareille et une merveille de but du numéro 20 breton.

Vous vouliez de l’exploit, vous êtes servis ! Dans cette lignée, une 3e victoire en 4 matches face au Sparta Prague permettait à Brest de terminer la moitié de la saison régulière à la 4e place du classement général ! Pas mal, non ? Le rêve peut continuer et l’espoir de voir la suite de la compétition grandit. Cette équipe que tout le monde annonçait éliminée, dans les derniers du tableau, figure parmi les meilleurs des meilleurs.

Brest s’offre son Classico

Jouer l’Europe, c’est aussi jouer des cadors. Et lors du tirage, Brest a été gâté par un déplacement face au FC Barcelone et la réception du Real Madrid. Deux affiches de rêve, inimaginables pour les fans brestois, alors qu’il y a 6 saisons de cela, le club remontait à peine de Ligue 2 après quelques années de végétation. Quoi qu’il en soit, le 26 novembre 2024, les plus assidus troquent les éclaircies bretonnes pour le soleil de Catalogne. À Montjuïc, l’ambiance est folle dans le parcage visiteur. Les Brestois affrontent le FC Barcelone, équipe mythique en Europe. Malgré le score lourd à la fin du match (0-3), l’émotion est celle d’une victoire. La victoire d’avoir réellement atteint les sommets européens, en affrontant le Barça, quintuple vainqueur de la C1.

Il n’y a pas de quoi rougir d’avoir concédé sa première défaite en saison régulière, uniquement à la 5e journée et face à un grand Barça. Deux semaines plus tard, une victoire à domicile face au PSV Eindhoven permettait aux Ty’Zefs de s’assurer une place en barrage. Cette fois-ci, le rêve continuera vraiment. Une performance incroyable, inattendue et pourtant bien réelle. Brest aurait même pu croire au Top 8, synonyme de qualification directe en huitièmes de finale, mais la défaite face au Shakhtar Donetsk (2-0) a éteint les ardeurs brestoises.

Mais le match tant attendu, l’affiche de rêve de Denis Le Saint, des supporters brestois et même des fans de football français, ce Brest-Real Madrid arrivait enfin. Comme une cerise sur le gâteau, le choc face au champion d’Europe en titre était prévu pour la dernière journée de saison régulière. Là encore, les attentes n’étaient pas élevées, mais tout de même, il demeure le droit d’y croire. Malheureusement, et malgré un score qui ne reflétait pas la réalité du match, Madrid s’imposait 3 buts à 0. Malgré cela, les souvenirs restaient intacts. Des souvenirs d’une belle campagne de Ligue des champions pour une grande première européenne. Mais ça ne s’arrêtera pas qu’à la saison régulière, puisque les barrages sont acquis !

Phase finale acquise mais une grande déception…

Dans la joie de cette qualification, il y a cependant une petite déception, celle du potentiel adversaire en barrage du Stade Brestois. Avec le nouveau format de la Ligue des champions, seules deux options s’offrent à chaque club avant le tirage au sort. Pour Brest, c’était soit le Benfica Lisbonne, soit… Le Paris Saint-Germain. Malheureusement pour les Finistériens, ce fut la seconde option, de quoi miner le moral de Pierre Lees-Melou.

Lors des barrages, l’ogre parisien n’a pas laissé vivre son compatriote. 3-0 à Roudourou, 7-0 au Parc des Princes. Une triste fin à un si beau parcours, qui a fait rêver les amateurs de foot en France, et même au-delà. Brest va désormais devoir retrouver son quotidien du championnat, ainsi que la Coupe de France, mais peut encore prétendre à une compétition européenne l’an prochain.

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