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À qui appartiennent les ossements humains du temple dans 28 ANS PLUS TARD ?

Dans 28 ANS PLUS TARD : LE TEMPLE DES MORTS, l’un des décors les plus marquants est ni plus ni moins un temple construit à partir… d’ossements humains. Mais ces restes appartiennent-ils à des personnages précis de la saga ou sont-ils le symbole de quelque chose de plus abstrait ?

Un monument macabre, fruit de la vision du Dr Kelson

Six mois seulement après la sortie de 28 ANS PLUS TARD, signé par Danny Boyle, soit le réalisateur derrière 28 JOURS PLUS TARD (2002), la suite directe nous arrive avec LE TEMPLE DES MORTS, cette fois réalisée par Nia DaCosta. Dans ce nouveau volet de la saga, le docteur Kelson noue une relation aussi troublante qu’inattendue dont les répercussions sont susceptibles de bouleverser notre monde. Quant à la rencontre entre Spike et Jimmy Crystal, elle tourne au cauchemar. Ici, ce ne sont plus les infectés qui représentent la plus grande menace pour la survie de l’espèce humaine mais bien l’absence d’humanité des rescapés qui se révèle être le danger le plus terrifiant…

Dans 28 ANS PLUS TARD comme dans LE TEMPLE DES MORTS, le Bone Temple (ou « Temple des Morts », en français) est une structure imposante faite de crânes et de squelettes entassés en pyramide, un lieu hanté par l’omniprésence de la mort au sein d’un monde ravagé. Ce temple n’est pas simplement un décor d’horreur : il a été imaginé par le Dr Ian Kelson (interprété par Ralph Fiennes) comme une sorte de sanctuaire ou memento mori destiné à commémorer la vaste tragédie humaine provoquée par le virus de la rage. Selon les informations dévoilées par la production du film, cette construction s’inspire d’ossuaires réels et a nécessité des centaines de milliers de faux os et crânes pour symboliser des milliers de vies perdues.

Un univers de symbole(s)

Contrairement à ce que certains spectateurs et certaines spectatrices pourraient imaginer, il n’est pas établi dans le récit que ces ossements appartiennent à des personnages nommés ou directement reconnus du public. Plutôt que d’être les restes de figures du récit ou de personnages croisés ici et ça, ils incarnent la somme des morts anonymes du monde post‑apocalyptique, autrement dit des victimes du virus et de l’effondrement social. Cette absence d’identification précise renforce le côté universel du temple : c’est un mémorial collectif.

Ce choix visuellement et symboliquement très fort trouve aussi un écho dans le réel : des ossuaires comme celui de Sedlec (en République tchèque) ou les murs de crânes bouddhistes témoignent d’une longue tradition humaine autour des memento mori, et nous rappellent que la mort attend tous les vivants. Le temple de 28 ANS PLUS TARD : LE TEMPLE DES MORTS charrie donc avec lui bien des symboles métaphysiques, à découvrir sur grand écran dès le 14 janvier.