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APEX : le film Netflix est-il inspiré d’une histoire vraie ? Ces deux cas bien réels qui font froid dans le dos

Le survival APEX cartonne déjà sur Netflix (disponible avec CANAL+). Porté par Charlize Theron et Taron Egerton, il nous entraîne dans les paysages sauvages de l’Australie, pour une sordide chasse à l’Homme. Mais est-il basé sur des faits réels ? On s’interroge.

APEX : Charlize Theron face à Taron Egerton

Le cinéaste islandais Baltasar Kormákur s’est imposé, au fil des années, comme un spécialiste du survival en milieu extrême. Depuis EVEREST (2015), reconstitution saisissante d’une catastrophe bien réelle survenue en 1996, il n’a cessé d’explorer la confrontation entre l’Homme et une nature implacable. Il poursuivait cette veine en 2018 avec À LA DÉRIVE, inspiré d’un fait divers tragique en pleine mer, avant de plonger, en 2022, dans une traque animale suffocante avec BEAST, où Idris Elba affrontait un lion enragé au cœur de la savane.

Avec APEX sur Netflix (disponible avec CANAL+), Baltasar Kormákur reste fidèle à ce terrain de prédilection. Tourné dans les paysages sauvages d’Australie (dans les Blue Mountains pour être exacts), le film mise sur des séquences ultra-réalistes, renforcées par l’engagement physique de ses deux têtes d’affiche, Charlize Theron et Taron Egerton, qui ont eux-mêmes assuré leurs cascades.

Le récit suit Sasha, une alpiniste marquée par la disparition brutale de son compagnon lors d’une ascension en Norvège. En quête de dépassement et peut-être d’oubli, elle s’isole dans un canyon australien. Mais cette immersion dans la nature tourne au cauchemar : elle devient la cible d’un tueur qui transforme sa fuite en chasse à l’homme, la traquant comme une proie sauvage.

Ces deux affaires sordides qui rappellent le tueur d’APEX

Taron Egerton incarne un tueur en série cannibale aussi dérangeant que fascinant. Si au premier abord, il semblait prêt à aider Sasha dans son périple, on découvre rapidement la vérité. Il traque les touristes dans la nature à travers un jeu de chat et de la souris macabre, puis les tue à l’aide d’une arbalète, avant d’exposer leurs corps dans une caverne, pour les faire sécher et en faire du jerky qu’il vend ensuite à des commerces pour la consommation (miam).

Si ce personnage incarné par Taron Egerton n’est pas basé sur un tueur ayant existé, il y a néanmoins deux affaires bien réelles, qui possèdent de grandes similitudes avec son rôle dans APEX.

Le premier cas est celui de Robert Hansen. Actif en Alaska entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, il a reconnu avoir enlevé plusieurs femmes avant de les libérer dans des zones isolées pour les traquer. Pilote amateur et chasseur expérimenté, Robert Hansen utilisait la géographie du territoire à son avantage, en déposant ses victimes dans des régions reculées, sans possibilité de fuite. Il les poursuivait ensuite armé, dans ce qui s’apparentait à une chasse humaine organisée.

Autre affaire, plus proche géographiquement de l’intrigue d’APEX : celle d’Ivan Milat. Entre 1989 et 1992, cet Australien a assassiné plusieurs jeunes voyageurs dans la forêt de Belanglo, au sud-ouest de Sydney. Ivan Milat ciblait des autostoppeurs, les conduisait dans des zones boisées isolées, puis les tuait avant d’abandonner les corps sur place. L’affaire a marqué durablement l’opinion publique australienne, notamment en raison du profil des victimes, des touristes étrangers, et du choix d’un environnement naturel difficilement contrôlable.

Si les motivations et les méthodes diffèrent sur certains points, notamment l’absence de cannibalisme, ces deux cas ont en commun un élément central : celui de l’exploitation d’un espace sauvage pour isoler, piéger et tuer.