Au shaker, pas à la cuillère : la fiche technique du parfait James Bond

Posté par Alexis Lebrun le 4 avril 2022
On le sait, ce cher 007 a toujours eu des goûts de luxe. Mais savez-vous vraiment ce qui distingue l’authentique James Bond d’un vulgaire usurpateur ? Pour lever le doute, voici la « fiche technique » de l’agent secret le plus célèbre du monde.
Uniforme de travail : un complet anglais

La marque de fabrique de James Bond, c’est son élégance. L’agent secret peut passer des films entiers à se battre à mains nues et à sauver le monde en costard sans froisser le moindre élément de ce dernier. Chaque interprète de 007 a eu droit à son tailleur anglais attitré : Anthony Sinclair pour les coupes droites sobres de Sean Connery dans les années 1960, Cyril Castle pour les excès stylistiques de Roger Moore dans les années 1970 (pattes d’éléphant, cols pelle à tarte, revers de vestes larges…),  Bermans & Nathans pour les grosses lignes d’épaules de Timothy Dalton dans les années 1980, avant un passage par l’Italien Brioni (scandale !) dans les années 1990 pour Pierce Brosnan, sans doute le plus élégant de tous les interprètes de Bond, grâce à son style dandy chic très classique.

Brioni habille aussi Daniel Craig dans CASINO ROYALE (Martin Campbell, 2006), mais ensuite, c’est le styliste et réalisateur américain Tom Ford qui prend les mesures du dernier 007 en date, pour un résultat controversé. Si les costumes très cintrés de Craig depuis SKYFALL (Sam Mendes, 2012), sont incontestablement dans l’ère du temps, certains trouvent que l’acteur est engoncé dans des complets trop près du corps et trop courts… Pour mouler le postérieur musclé de Daniel Craig ?

Voiture de fonction : Aston Martin DB5

007 n’a pas toujours été très fidèle en matière de voitures, loin de là. Mais aujourd’hui, c’est entendu, il ne pilote presque plus que des bolides de la firme britannique. Si Bond ne crache jamais sur une petite course poursuite pour détruire l’un des derniers modèles d’Aston Martin (DBS ou DB10 par exemple dernièrement), les derniers films avec Daniel Craig montrent que notre agent finit toujours par revenir d’une manière ou d’une autre à sa bonne vieille DB5, apparue pour la première fois dans GOLDFINGER (Guy Hamilton, 1964), et devenue depuis LA voiture par excellence de 007. Et ce modèle mythique a beau dater du milieu des années 1960, il est quand même truffé de gadgets et d’armes très spectaculaires, grâce à l’intervention de ce bon vieux Q.

Montre : Rolex, Seiko ou Omega

En matière de montres, James Bond n’a pas été beaucoup plus fidèle qu’en amour ou en voitures. Les premiers modèles que Sean Connery arbore à son poignet sont des Rolex Submariner, mais Q lui fournit aussi une Breitling et Bond possède également quelques Gruen. Dans les années 1970, Roger Moore poursuit d’abord la tradition des Rolex, mais avec la popularisation des montres à affichage digital, 007 s’adapte à son temps, d’autant que Q en profite pour ajouter de plus en plus de gadgets délirants.

À partir de L’ESPION QUI M’AIMAIT (Lewis Gilbert, 1977), c’est donc le Japonais Seiko qui prend le relai, avant une courte parenthèse TAG Heuer et le bref retour de Rolex pendant l’ère Timothy Dalton. Car l’arrivée de Pierce Brosnan en 1995 entraîne l’adoption par Bond du fabricant qui est encore aujourd’hui son fournisseur officiel de montres : Omega.

Téléphone pro : n’importe quel Sony

La première fois que James Bond s’est retrouvé avec un téléphone portable dans les mains, c’était en 1997 dans DEMAIN NE MEURT JAMAIS (Roger Spottiswoode, 1997). À l’époque, il utilisait un modèle fictif (Sony Ericsson JB988), capable de piloter à distance sa BMW… Ou de taser des ennemis.

Les téléphones de la marque japonaise resteront les seuls utilisés par Bond pendant près de vingt ans, mais l’accord de placement de produit avec Sony a visiblement pris fin avec MOURIR PEUT ATTENDRE (Cary Joji Fukunaga, 2021), où la firme Nokia prend le relai. Peu importe : on préfère notre 007 sans smartphone, car il n’en a pas besoin.

Arme de service : Walther PPK

Dès sa première apparition au cinéma en 1962, James doit abandonner son Beretta italien au profit de ce qui deviendra son arme de poing fétiche, le pistolet allemand Walther PPK, parfois équipée d’un silencieux pour plus de discrétion. Cette arme fiable, légère et relativement classieuse est dotée d’un chargeur de faible capacité, mais comme 007 ne rate presque jamais sa cible, il dézingue des dizaines d’ennemis avec sans sourciller.

Le PPK sera brièvement remplacé par un Walther P99 beaucoup plus moderne de DEMAIN NE MEURT JAMAIS à CASINO ROYALE, mais à partir du film suivant, Bond retrouve son arme de choix. Elle sera même modernisée par Q dans SKYFALL, intégrant une reconnaissance d’empreintes palmaires sur la crosse.

Cocktail de prédilection : vodka martini

Ce n’est pas un secret, James Bond est plutôt un gros buveur. Son palais a évidemment un faible pour les grands vins, les Champagne millésimés et les meilleurs whiskys, mais sa boisson de choix reste l’inévitable cocktail vodka martini, mélangé « au shaker, pas à la cuillère », selon l’une des répliques les plus célèbres de toute la saga.

Tellement célèbre que lorsqu’il indique très vulgairement dans CASINO ROYALE qu’il n’a pas de préférence entre les deux techniques de mélange, c’est une petite révolution qui symbolise la remise en cause par Daniel Craig de certains classiques de James Bond.

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