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Ces films et séries quittent Netflix avant fin juin 2026

D’ici la fin du mois de juin, une quinzaine de titres quittent le catalogue Netflix : des classiques américains, deux comédies françaises cultes, un biopic musical et une série qui a tenu sept saisons. Voici ceux à voir en priorité avant qu'il ne soit trop tard !

LE FUGITIF : à voir avant le 12 juin

Richard Kimble, chirurgien condamné à tort pour le meurtre de sa femme, s’échappe lors d’un accident de bus et doit prouver son innocence tout en échappant au marshal Samuel Gerard. Harrison Ford, qui incarne Kimble, s’est déchiré un ligament croisé du genou dès la troisième semaine de tournage, en tentant d’éviter un obstacle imprévu lors d’une course en forêt. Il a refusé de se faire opérer avant la fin du tournage, ce qui explique pourquoi son personnage boîte dans plusieurs séquences.

Le réalisateur Andrew Davis estime qu’une grande partie des dialogues a été improvisée, dans un scénario en perpétuelle réécriture. Quant à Tommy Lee Jones, il avait confié à un partenaire sur le plateau que personne ne gagnerait de prix avec ce film, avant de repartir de la cérémonie des Oscars avec la statuette du meilleur second rôle masculin.

ELVIS : à voir avant le 16 juin

Baz Luhrmann s’empare de la vie d’Elvis Presley et en fait un biopic aussi spectaculaire qu’ambitieux, raconté à travers le prisme de la relation trouble entre le chanteur et son manager, le colonel Tom Parker, incarné par Tom Hanks. Le film ne cherche pas la sobriété : il embrasse au contraire la démesure, l’excès et le vertige d’une icône devenue mythe.

Avant qu’Austin Butler ne décroche le rôle, plusieurs noms avaient circulé, parmi lesquels Ansel Elgort, Miles Teller, Aaron Taylor-Johnson et Harry Styles. C’est finalement un appel inattendu de Denzel Washington qui oriente Baz Luhrmann vers Butler, après que les deux acteurs ont partagé l’affiche à Broadway. Lors d’une scène à Las Vegas, Butler se blesse aussi accidentellement au visage avec sa guitare, mais termine malgré tout la performance. Les chansons du début de carrière d’Elvis sont interprétées par Butler, tandis que les grands concerts de la période tardive reposent sur les enregistrements originaux de Presley.

LE MYSTÈRE HENRI PICK : à voir avant le 17 juin

Dans une bibliothèque bretonne qui consacre une salle aux manuscrits refusés, une jeune éditrice découvre un roman extraordinaire signé d’un pizzaïolo local mort deux ans plus tôt. Le texte devient un best-seller, mais cette ascension fulgurante intrigue le critique littéraire Jean-Michel Rouche, convaincu qu’il y a là une imposture. Très vite, l’enquête littéraire prend le dessus sur le succès du livre.

Rémi Bezançon adapte le roman de David Foenkinos et tourne en presqu’île de Crozon, dans un décor qui accentue encore le charme un peu brumeux de cette histoire de faux mystère et de vraie passion pour les livres. Fabrice Luchini, que le réalisateur avait imaginé très tôt pour le rôle, forme avec Camille Cottin un duo particulièrement savoureux. L’enquête est presque un prétexte, un MacGuffin au sens hitchcockien, pour mieux explorer la relation entre le critique et Joséphine, la fille du mystérieux Henri Pick. Le résultat donne un polar littéraire léger, malicieux, breton jusqu’au bout des ongles.

LES BRONZÉS : à voir avant le 18 juin

Michel Blanc, Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Marie-Anne Chazel et Josiane Balasko : la troupe du Splendid au complet, réunie dans un club de vacances ivoirien, chacun avec ses névroses, ses ambitions amoureuses, ses petites lâchetés et ses grandes illusions. LES BRONZÉS (1978), réalisé par Patrice Leconte, est l'adaptation de la pièce Amours, Coquillages et Crustacés que la troupe jouait alors sur scène, et une parodie savoureuse du Club Med et de ses vacanciers. 

Le producteur Yves Rousset-Rouard avait d’abord imaginé Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle en têtes d’affiche, mais la troupe refuse et impose Patrice Leconte, alors quasi débutant. Gilbert Trigano, PDG du Club Med, refuse de son côté que le tournage ait lieu dans l’un de ses villages, ce qui pousse la production à se reporter sur un village ivoirien qui n’était pas destiné à accueillir un club et ne disposait d’aucun hébergement hôtelier. Sur place, Leconte se souvient aussi d’avoir vu Michel Blanc débarquer dans le bar, le t-shirt arraché, ensanglanté, le nez ouvert, furieux, sans qu’il ait jamais vraiment compris pourquoi.

WHITNEY HOUSTON, I WANNA DANCE WITH SOMEBODY : à voir avant le 20 juin

Premier film sur la vie de Whitney Houston à avoir été officiellement approuvé par sa famille, ce biopic sorti en 2022 confie le rôle principal à l’actrice britannique Naomi Ackie et retrace l’ascension vertigineuse de la chanteuse, de ses débuts fulgurants à ses triomphes planétaires. Le film passe aussi par l’un des grands sommets de sa carrière : l’hymne national américain chanté au Super Bowl en 1991, souvent considéré comme l’une des interprétations les plus marquantes de l’histoire.

Le récit n’élude pas non plus sa relation avec Bobby Brown, marquée par la violence et les abus, ni sa descente aux enfers, rongée par l’addiction. Pour incarner Whitney Houston, Naomi Ackie a suivi six mois d’entraînement vocal pour travailler l’accent américain et le style de chant de la star, et porte des prothèses dentaires pour le rôle. La réalisatrice Kasi Lemmons explique que, pendant les scènes les plus intenses, l’équipe avait parfois l’impression d’assister à une présence presque troublante : “C’était comme si Whitney était là, dans le miroir.” La voix de Houston elle-même est utilisée pour 95% des scènes chantées.

 

PULP FICTION : à voir avant le 28 juin

L’un des grands classiques de Tarantino, couronné de la Palme d’or à Cannes en 1994, entremêle plusieurs histoires criminelles dans les bas-fonds de Los Angeles. Deux tueurs à gages philosophes en mission qui déraille, la femme d’un parrain de la pègre, Mia Wallace, dont le carré noir et la chemise blanche sont devenus l’un des déguisements d’Halloween les plus iconique, un boxeur qui refuse de perdre son combat et deux petits braqueurs qui s’attaquent au mauvais restaurant : le film fonctionne comme un puzzle aussi décontracté que redoutablement construit.

Le tout avance sur une bande-son devenue presque aussi culte que le film lui-même, de Dick Dale à Chuck Berry. Tourné avec 8 millions de dollars de budget, le long-métrage en rapportera plus de 213 millions au box-office. À l’origine, c’est Michael Madsen, et non John Travolta, qui devait incarner Vincent Vega, avant que les répétitions de WYATT EARP ne le retiennent. Quant à la Chevrolet Malibu conduite par Vincent, elle appartient à Tarantino lui-même et sera volée en plein tournage avant d’être retrouvée vingt ans plus tard.

À LA RECHERCHE DU BONHEUR : à voir avant le 30 juin

Will Smith y livre l’un de ses meilleurs rôles, celui de Chris Gardner, représentant de commerce qui se retrouve à la rue avec son fils de cinq ans après avoir misé toutes ses économies sur un appareil médical que personne ne veut acheter. Déterminé à s’en sortir, il décroche un stage non rémunéré dans une société de courtage de San Francisco et tente, jour après jour, de concilier les rendez-vous professionnels, la survie matérielle et la recherche d’un toit pour la nuit.

Réalisé par l’Italien Gabriele Muccino, le film s’inspire de l’histoire vraie de Chris Gardner, qui fondera plus tard sa propre maison de courtage et publiera son autobiographie la même année que la sortie du film. Will Smith a choisi son propre fils Jaden pour incarner le jeune Christopher, ce qui donne à leur relation à l’écran une authenticité difficile à fabriquer. Le vrai Chris Gardner fait d’ailleurs une courte apparition de quelques secondes dans la toute dernière scène du film.

COUP DE FOUDRE À MANHATTAN : à voir avant le 30 juin

Marisa Ventura travaille comme femme de chambre dans l’un des palaces les plus luxueux de Manhattan et rêve d’évoluer dans sa profession. Un jour, par jeu, elle enfile la tenue d’une cliente fortunée et se retrouve nez à nez avec Christopher Marshall, candidat au Sénat, qui la prend pour ce qu’elle n’est pas. Le quiproquo dure, les sentiments s’installent et la romance prend peu à peu le dessus sur la comédie des apparences.

Jennifer Lopez et Ralph Fiennes portent cette comédie romantique dans la veine de PRETTY WOMAN, réalisée par Wayne Wang, avec au casting Natasha Richardson, Stanley Tucci et Bob Hoskins. Le film s’inspire librement d’une histoire vraie : en 1959, Steven Clark Rockefeller, fils du gouverneur de New York, épouse une femme de ménage qui avait travaillé dans l’hôtel familial de Manhattan. Le scénario est signé John Hughes, qui demande finalement à ce que son nom soit retiré du générique, estimant que le film final s’éloignait trop de son script original, lequel se déroulait à Chicago. Il signe donc sous le pseudonyme d’Edmond Dantès, le héros du Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.

GILMORE GIRLS : à voir avant le 30 juin

Sept saisons, 153 épisodes, et un public toujours aussi fidèle vingt-cinq ans plus tard. Amy Sherman-Palladino crée en 2000 cette série autour de Lorelai et Rory Gilmore, mère et fille que seize ans séparent, et qui se confondent presque avec des sœurs dans la petite ville imaginaire de Stars Hollow, dans le Connecticut. Lorelai fuit à seize ans sa famille bourgeoise pour élever seule sa fille, mais se retrouve contrainte de renouer avec ses parents quand il s’agit de financer les études de Rory dans un lycée privé. En échange : le dîner du vendredi soir chez les grands-parents Gilmore, rituel aussi redouté qu’incontournable.

Entre les histoires d’amour des deux femmes, les amitiés, les tensions familiales et les personnages hauts en couleur de Stars Hollow, la série s’impose rapidement comme un phénomène intergénérationnel bien au-delà de son étiquette initiale de série pour adolescentes. Amy Sherman-Palladino quitte finalement le show à l’issue de la saison 6 après des désaccords avec Warner Bros et n’écrit pas la saison finale, laissant les fans sans la conclusion qu’elle avait imaginée dès le début.